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Une policière « radicalisée » devant le conseil de discipline, son collègue islamophobe et d’extrême droite ne risque rien…

Deux poids deux mesures, quand tu nous tiens… C’est au sein de l’institution policière que ce fléau de l’arbitraire a frappé, comme le rapporte un article édifiant paru dans Le Point.

Rattrapée par deux tweets postés en 2014, que la préfecture de police a très opportunément sortis de l’oubli dans lequel ils étaient tombés, une femme brigadier de 44 ans et d’origine maghrébine s’est retrouvée brutalement marquée au fer rouge de la « radicalisation ». Deux ans sont passés, mais les ressorts de cette diabolisation ne sont pas sans rappeler ceux de l’éviction fracassante de Mennel de The Voice…

Dans le climat délétère ambiant où les amalgames en « isme » font rage à nouveau, et où la moindre pilosité faciale (sauf celle de nos ministres…) ou voile arboré en toute légalité dans un Conseil régional (le Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté) suffisent à vous ranger dans la catégorie des « radicalisés », ce sont donc deux vieux tweets qui ont valu à cette fonctionnaire de police de Seine-Saint-Denis d’être suspendue en novembre 2019 pour « radicalisation ».

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Comme le précise Aziz Zemouri : « En juillet 2014, la brigadière avait commenté un tweet, dont elle n’est pas l’auteure, qui accusait l’État d’Israël de tuer des enfants : « Et après, on parle de guerre à armes égales », avait-elle noté. En août 2014, cette fois, il s’agit de son propre tweet : « Super manifestation pour le peuple de Palestine… notre peuple. Palestine vivra, Palestine vaincra, inchallah. » Si on peut constater la radicalité politique, que l’administration de la police peut juger déplacée et contraire à ses principes de neutralité en service, la « radicalisation » religieuse de cette fonctionnaire d’origine maghrébine ne saute pas aux yeux. »

Alors que cette femme brigadier devait comparaître, ce mercredi 5 février, devant le conseil de discipline de la préfecture de police, afin de savoir à quelle sauce elle sera mangée (révoquée ou pas ?), on apprend qu’un tout autre traitement, nettement moins inflexible et plus enviable, a été réservé à l’un de ses collègues notoirement islamophobe et d’extrême droite. Est-ce à croire qu’il y aurait des extrémismes ou des radicalités plus acceptables que d’autres au pays des droits de l’Homme ?!

Quand l’une est clouée au pilori pour une « radicalisation » qui frise l’ubuesque, l’autre peut continuer de dormir sur ses deux oreilles : il ne sera jamais taxé de « radicalisation » pour avoir déversé pendant dix ans sa haine des musulmans et des immigrés sur les réseaux sociaux ! Ce dernier est même à ce point serein qu’il pousse le bouchon jusqu’à reprocher vertement à l’Etat de « protéger les musulmans délinquants ».

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Il se dit « fier d’être français, chrétien et de race blanche », voici la prose ignominieuse de ce policier qui, lui, n’a encouru aucune foudre pour l’avoir diffusée très largement, le 29 janvier dernier : «  L’islam, c’est de la merde ». Sans doute a-t-il été inspiré par une certaine adolescente qui ne connaît de la langue de Molière que sa vulgarité outrageante, mais que la France des Lumières s’est empressée d’éclairer à la lueur de la « critique de l’islam »… La saine critique de l’islam, cela va sans dire…

 

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