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Une femme enceinte de trois mois victime d’une agression islamophobe abjecte

L’année s’achève comme elle a commencé, sur fond d’une islamophobie qui n’avance plus masquée, d’une brutalité inouïe et d’une lâcheté sans nom, gangrénant l’ensemble du territoire national, alors même que son vocable continue d’écorcher la bouche de la République.

Dans la France hollandaise de l’illusoire changement, les agressions qui terrorisent et molestent les femmes voilées sont, elles, d’une insoutenable réalité, à l’image de l’acte abominable survenu jeudi dernier à Thionville, dans le département de la Moselle, qui vient allonger l’interminable liste des violences islamophobes. Une sauvagerie tragiquement ordinaire qui est d’autant plus insupportable qu’aucun dispositif dissuasif ne l’enraye.

A 24 ans, Leïla est une jeune mère de famille, enceinte de son troisième enfant, qui a emménagé au mois de février dans un quartier populaire de Thionville avec son mari, français de souche, comme il est de bon ton de le préciser, et converti à l’islam, après que celui-ci ait trouvé du travail au Luxembourg.

D’origine marocaine, la jeune femme, née à Nancy, est revêtue du voile que la France d’en haut n’a eu de cesse d’empoigner comme un épouvantail de la sédition, et que la France d’en bas, plus royaliste que le roi, s’autorise aujourd’hui à chasser de son espace vital en usant de la manière forte.

Alors qu’elle était seule dans son appartement, ainsi que le rapporte que le quotidien  Le Républicain Lorrain, cette dernière a été appelée à l’interphone par un de ses voisins qui lui a demandé de descendre pour ramasser les détritus de sa poubelle qui étaient « étalés devant sa porte », selon les dires de ce dernier. Sans se méfier, Leïla s’est exécutée, et c’est une fois arrivée en bas de son immeuble que le piège s’est refermé sur elle, son voisin se mettant à l’insulter, avant de s’en prendre à son intégrité physique, la rouant de coups. Coincée contre un arbre, l’homme, hors de lui, l’étouffait en lui serrant le cou, tout en lui lançant au visage : « Sale race », « rentre chez toi ».

Oedèmes, contusions, ecchymoses "compatibles avec une ou plusieurs tentatives de strangulation", le constat médical est accablant, mais ce sont les séquelles psychologiques qui sont encore plus profondes encore, la jeune femme étant traumatisée au point de ne plus sortir de chez elle. Révolté, son mari a porté plainte au commissariat de police de Thionville, tandis que la famille de la jeune femme, et notamment ses frères, se sont immédiatement portés à son secours, la soutenant moralement et aidant le couple dans ses démarches juridiques.

"Pour moi, c’était ciblé, c’était de la provocation pour m’humilier", a confié Leïla à la presse locale, en déplorant que personne ne soit venu à sa rescousse. "Il n’y a pas eu de pitié, même quand j’ai dit que je suis enceinte ! Moi, si je vois une femme se faire taper dessus, j’essaye de la défendre, je me fiche complètement de ses origines", s’indigne-t-elle avec force.

En préméditant son agression contre une femme enceinte de trois mois, le sombre énergumène de Thionville a franchi là un palier abjecte et inacceptable, dont certains signes avant-coureurs "des tranches de jambon et des peaux de banane jetées dans la boîte aux lettres" du jeune ménage, habituellement minimisés et passés sous silence, étaient en l’occurrence annonciateurs du pire.

 

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