in

Un jeune cadre britannique d’origine sikh, pris pour un musulman, traumatisé par son interrogatoire à l’aéroport de Detroit

Cela devait être un voyage professionnel de routine, effectué pour le compte de son entreprise spécialisée dans la sécurité, et cela a tourné à la descente aux enfers pendant 13 longues heures interminables, l’homme d’affaires britannique, Amreet Surana, se souviendra longtemps de son déplacement contrarié et extrêmement traumatique vers l’Arizona. Une destination finale qu’il n’a jamais atteinte et pour cause !

Lorsqu’il a pris place à bord de l’avion qui devait le conduire de l’autre côté de l’Atlantique pour rendre visite à la filiale américaine de son entreprise "Octave Security" installée dans le Leicestershire, ce jeune cadre commercial dynamique était loin d’imaginer que son escale à Detroit lui serait fatale, en raison de sa couleur de peau et d’une islamité fantasmée, alors même qu’il est Sikh.

Son allure bon chic bon genre n’a pas pesé bien lourd face à son faciès typé, sa barbe stylisée, et son nom éveillant une suspicion bien dans l’air vicié du temps… A peine avait-il foulé le tarmac de l’aéroport de Detroit qu’il était écarté sans ménagement, et sans les moindres vérifications d’usage, de la file des passagers par des gardes-frontières américains redoutés pour leurs excès de zèle à répétition.  

Soumis au supplice d’un interrogatoire musclé pendant 13 heures qui lui ont paru une éternité, affamé et déshydraté, et sous le choc d’être accusé « d’immigration illégale » au bout de 20 minutes seulement, Amreet Surana a très vite compris qu’on l’avait pris pour un musulman et qu’il se voyait infliger, à ce titre, ce traitement injustifié et injustifiable, avec son raffinement de cruauté…

« Ils m’ont tout de suite demandé si j’étais musulman, en étant déjà intimement convaincus que je l’étais. J’ai eu beau dire que j’étais Sikh, rien n’y a fait. Ils m’ont traité comme un criminel, et je ne souhaite à personne, même pas à mon pire ennemi, de subir ce que j’ai subi. C’est du profilage racial et mon apparence m’a coûté cher », a relaté ce dernier, visiblement très marqué par cette plongée dans l’arbitraire de la lutte anti-terroriste made in US, au point de se dire incapable d’envisager un nouveau voyage vers les Etats-Unis. (traduction Oumma).

Un profond traumatisme dont il doit aujourd’hui se remettre, au risque d’être pénalisé dans sa carrière professionnelle, ce qui serait une double peine en tout point insupportable.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lyon : derrière des mails “pro-djihad” menaçant des catholiques se cachait… une catholique

Les entreprises françaises à la conquête de l’Iran