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Un ex-patron de la DST, accuse le Qatar et l’Arabie saoudite de financer l’islamisme radical

Qui sont les sponsors des réseaux islamistes radicaux ? Alors que le week-end a été marqué par la première démonstration de force de l’ère Hollande, qui a démantelé une cellule islamiste radicale, dont l’un des membres, un Français d’origine antillaise de 33 ans, a été tué à Strasbourg après avoir tiré sur les forces de l’ordre venues l’arrêter, et onze autres, tous Français, ont été placés en garde à vue, l’épineuse question du financement de ces groupuscules extrémistes se pose avec acuité.

On ne le sait que trop, l’argent est le nerf de la guerre, et pour l’ancien  chef de la DST (Direction de la surveillance du territoire) Yves Bonnet, sa provenance est triple : à la fois de la drogue, mais aussi de l'Arabie saoudite et du Qatar. Une assertion qui risque fort de faire grincer des dents  notre classe politique, pour qui l’argent n’a pas d’odeur, même s’il provient de monarchies théocratiques autoritaires…

Dans un entretien publié lundi par La Dépêche du Midi, Yves Bonnet estime que, outre le problème lié au trafic de drogue, il est impérieux de considérer "le problème de l'argent qui est alloué par des pays salafistes""On n'ose pas parler de l'Arabie saoudite et du Qatar, mais il faudrait peut-être aussi que ces braves gens cessent d'alimenter de leurs fonds un certain nombre d'actions préoccupantes, a-t-il déclaré. "Il va falloir un jour ouvrir le dossier du Qatar, car, là, il y a un vrai problème. Et je me fiche des résultats du Paris-Saint-Germain.", a-t-il lancé.

Interrogé sur l’interpellation du réseau islamiste issu du terroir, la plupart des adeptes seraient en effet convertis, Yves Bonnet a commenté : "Côté renseignement, ce type de réseau est beaucoup plus difficile à identifier, car là on a affaire à des gens qui sont des convertis (…). Ils sont beaucoup plus difficiles à cerner". Selon lui, il faut "s'intéresser à ces milieux de jeunes délinquants qui sont à la marge. (…) Si la police veut être efficace, elle va devoir travailler en profondeur ces milieux, liés principalement à la drogue. Cela passera essentiellement par l'infiltration".

En attendant l’illusoire courage politique de notre représentation nationale, de gauche comme de droite, les pétrodollars du richissime petit Emirat Qatari irriguent comme jamais la France exsangue, jusqu’à être sollicité pour jouer les généreux mécènes de la jeunesse défavorisée des banlieues, de préférence d’origine maghrébine, à hauteur de 50 à 100 millions d’euros.  Aussi, la perspective de se dresser contre la main qui redore le blason du PSG à prix d'or, et sauve la République du marasme, ne suscite-t-elle guère de vocations diplomatiques…

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