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Thanksgiving Etats-Unis : une belle messe interreligieuse, réunissant chrétiens, musulmans et juifs, a célébré la gratitude

Deux jours avant que l’Amérique ne festoie pour Thanksgiving, que la traditionnelle dinde farcie ne trône au milieu des tables de fête, et loin de la fièvre acheteuse provoquée par le non moins rituel Black Friday, une messe interreligieuse, belle et poignante, était célébrée dans le havre de paix d’une église.

Placé sous le signe de l’espérance, de la fraternité et de la gratitude, l’office qui avait pour cadre l’église des Expiations située à Tenafly, au cœur du New Jersey, a rassemblé mardi soir dernier plus de 150 croyants – chrétiens, musulmans et juifs – venus écouter religieusement les prêches de hauts dignitaires représentant leurs cultes respectifs. Tous étaient désireux d’abolir les murs de la peur instrumentalisée à dessein pour se recueillir ensemble, à la faveur de la grande fête de l’Action de grâce.

Des prières, des chants, des bénédictions se sont élevés avec ferveur des bancs de la paroisse qui affichait complet, tandis que le révérend de l’église presbytérienne, Peter Magnan, se faisait une joie de céder la parole à ses deux éminents homologues du comté : un imam et un rabbin.

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Unis dans une même profonde communion de pensée lors d’un service interconfessionnel qui a exalté la valeur essentielle de la gratitude, insistant sur l’importance qu’elle revêt dans les trois grandes religions monothéistes, les fidèles, chrétiens, musulmans et juifs, ont réalisé qu’ils avaient bien plus en commun que ce qu’une certaine propagande politico-médiatique délétère ne le prétend, et ne leur laisse croire.

« Nous devons célébrer les valeurs universelles prônées par nos trois religions et auxquelles nous sommes tous attachés ! », s’est enthousiasmé Shaheen Ahmed, ce chantre du dialogue interreligieux au sein de l’association Tenafly Interfaith. « Dans notre vie quotidienne, nous n’avons pas le temps ou ne prenons pas le temps de nous poser pour réfléchir au sens et à la portée de la gratitude. Thanksgiving est l’occasion propice pour le faire, et cet office nous invite tout particulièrement à le faire en bâtissant des ponts », a-t-il ajouté.

Pendant que de dévoués bénévoles s’activaient en coulisses pour collecter des victuailles au profit de la Banque alimentaire locale, l’Adhan a soudainement fait vibrer les murs de l’église des Expiations et bouleversé l’assistance.

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Véritable clou du spectacle de cette magnifique messe interconfessionnelle, l’appel à la prière psalmodié d’une voix envoûtante par le petit Ahmed Ibrahim, 11 ans, dont la tête dépassait à peine du pupitre, a subjugué l’ensemble des croyants. Nombreux furent ceux, chrétiens, musulmans et juifs, à avoir frissonné d’émotion, les yeux embués de larmes.

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3 commentaires

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  1. La célébration de Thanksgiving, pourquoi des Musulmans y participent-ils? On a oublié le sens initial de cette commémoration nullement fraternelle, c’est la commémoration de victoires criminelles des conquérants Européens remportées sur les païens/sauvages. Cette commémoration est ethniciste, voire confessionaliste et donc Croisériste. Le Zarathoustra nous explique pince sans rire, que puisqu’il y avait fait de guerre entre les Indiens Rouges, donc on a le droit de leur livrer la guerre, pourtant c’est un grand remplacement, forcé, meurtrier et réel celui-là. Le film de cinéma le plus odieux que je connaisse, a pour titre “La victoire de Saint Sébastien”, où comme de bien entendu, les chrétiens ne se faisaient que s défendre des fréquentes attaques de Sauvages encouragé, que dire conduits par leur curé ou pasteur je me souviens plus, enfin c’était un carnage très moral, si quelqu’un le trouve en lien YouTube, qu’il le dépose sur ce forum pour remettre à nu cette mentalité Croisériste massacrante. En réalité, à peine différent de la petite maison dans la prairie, navet hypocrite à souhait. J’écris pas ça pour plaire à tout le monde, non! L’Occidentalisme de Zarathoustra va jusqu’à diminuer les grands crimes passés.

    Aucun Musulman ni homme libre ne devrait participer à ces commémorations, il n’y a pas l’excuse de l’ignorance, car l’ignorance faute de chercher à savoir n’est pas excusable en Islam, ni en aucune doctrine éthique.

    Qu’à chacun soit rendu selon son dû le jour où tous les comptes seront soldés.

    Croissant de lune.

    • Il faut aussi se calmer sur les Amérindiens qui ont certes été victimes de crimes commis par des Européens, mais n’ont pas à être figés dans le statut de victimes dans l’absolu, en extirpant cette idée tout autant raciste du « bon sauvage ». Les Amérindiens pouvaient se faire la guerre, voire se massacrer entre eux avec beaucoup de cruauté. Ainsi, par exemple, Serafín Fanjul pose cette question après avoir évoqué les exactions des espagnols vis à vis des peuples précolombiens :
      « Pourtant, écorcher vivants des prisonniers chancas ou yungas par centaines, voire par milliers, et remplir leurs corps de cendres […] est-ce légitime quand c’est le pouvoir inca qui en est l’auteur ? […] Les crimes d’un conquistador extracontinental sont-ils moralement plus répréhensibles que ceux d’un conquistador indigène, alors que les Incas de Cuzco étaient aussi étrangers pour les Cañaris ou les Chancas que les européens ? » (« Al-Andalus contre l’Espagne », p 99).

      Par ailleurs, des Amérindiens ont fait alliance avec des Européens pour combattre d’autres Amérindiens ou d’autres Européens. Même les peuples primitifs mettent hors humanité ceux qui n’appartiennent pas à leur tribu comme le signalait Levi Strauss dans « Race et histoire ». L’ethnocentrisme et la xénophobie qui en découle sont universels. Le « bon sauvage » n’existe pas. Ce que l’on veut mettre en avant, c’est l’ampleur des massacres autorisée par la technologie qui a permis aux Occidentaux de dominer le monde dans tous les domaines. Mais les Occidentaux ne sont que des hommes fondamentalement, ni pires ni meilleurs que les autres, dans l’absolu. Voir les choses autrement et notamment les considérer comme des barbares et des non-humains ce n’est jamais qu’une autre forme de racisme.

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