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En Inde, les musulmans et chrétiens sous le rouleau compresseur du nationalisme hindou

L’Inde, la plus grande démocratie au monde, est défigurée par l’« hindutva », un nationalisme hindou qui prend pour cible les minorités musulmane et chrétienne, dans une impunité grandissante.

L’information, parvenue le jour de Noël 2021, était glaçante. Alors que les Missionnaires de la charité, la congrégation fondée par Mère Teresa en 1950, s’apprêtaient à nourrir et soigner plus de 22 000 patients et salariés, le ministère indien de l’Intérieur a brutalement interdit aux religieuses de recevoir des fonds étrangers. Elles furent contraintes de se rationner, selon l’agence de presse états-unienne Catholic News Agency : dans leur maison mère de Calcutta, le petit déjeuner quotidien offert aux plus démunis, composé de thé, de pain et d’œufs, a été écourté d’une heure.

Le 6 janvier 2022, le gouvernement fédéral a finalement levé l’interdiction. Aucun commentaire officiel n’a été fourni pour expliquer ce revirement, mais il est probable que l’émotion internationale soulevée par cette décision en est la cause.

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« Persécution à large échelle »

Il faut dire que cette sanction n’était pas venue seule. Peu avant la Nativité, une enquête a été ouverte dans l’État du Gujarat (dans l’ouest de l’Inde) contre les Missionnaires de la charité, accusés de prosélytisme envers leurs patients hindous. Le 3 janvier 2022, des religieuses de la congrégation ont été expulsées de leur orphelinat de Kanpur, dans l’Uttar Pradesh (dans le Nord), à la suite du non-renouvellement de leur bail foncier par le gouvernement fédéral.

« Frapper les Missionnaires de la charité le jour de Noël révèle un grand cynisme, et un soin apporté aux symboles », note sobrement Patrick Victor, directeur de la branche française de Portes ouvertes ; cette organisation protestante mondiale, qui porte secours aux chrétiens persécutés, publie un index annuel des 50 pays où le christianisme est le moins bien traité.

Lire l’intégralité de l’article sur La Vie 

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