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#SignaleUnMusulman, le hashtag qui ironise sur la traque aux « radicalisés »

C’est au nez et à la barbe de Christophe Castaner, l’inénarrable barbu de la place Beauvau, qui est à la pointe de la détection des signes de radicalisation, que le hashtag #SignaleUnMusulman est apparu sur les réseaux sociaux et fait florès…
La barbe ! C’est ce que pensera forcément, en parlant dans sa barbe, le ministre de l’Intérieur, à la vue du flot de tweets, gentiment moqueurs ou plus sarcastiques, qui a déferlé sur la twittosphère en l’espace de quelques jours.
Il faut dire que dans un Hexagone qui est, désormais, à l’affût du moindre poil de barbe éminemment suspect, entre autres signes de radicalisation dûment répertoriés par le premier flic de France, les risques de graves dérives et d’hystérie collective sont très élevés.
Dans ce climat sous haute tension, quelle meilleure arme que l’humour, drôle, critique ou corrosif, pour désamorcer l’angoisse et l’hostilité qui montent inexorablement, pour démontrer l’ubuesque de cette traque aux « radicalisés », et tourner en dérision une incitation à la délation, de triste mémoire, qui ne dit pas son nom !
Très inspirés, les twittos ont ainsi usé de l’ironie pour appeler à signaler des hipsters avec une barbe de trois jours, ou encore des ténors barbus de la politique, à l’image du Premier ministre Edouard Philippe, de l’ex-président de LR Laurent Wauquiez ou l’ancien communiste Robert Hue…
Outre le port de la barbe plus ou moins fleurie, les consommateurs de dattes, les amateurs de chansons arabophones, Steve Rogers alias Captain America des «Avengers», Alexandre Benalla, les chats dormant sur un tapis de prière, sans oublier Mohamed Salah se prosternant sur la pelouse après avoir marqué un but (la liste n’est pas exhaustive !), sont considérés comme des radicalisés qui avancent masqués, selon une twittosphère qui a pris le parti d’en rire…

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