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Nouvelle-Zélande : Sonny Bill Williams exhorte ses concitoyens à « s’informer sur l’islam »

En ce vendredi 22 mars, à Christchurch, parmi les centaines de Néo-Zélandais, musulmans et non musulmans, qui ont convergé vers le parc situé devant la mosquée Al Noor pour assister à une prière Al Jumu’a d’une ampleur exceptionnelle, figurait la star musulmane des All Blacks : Sonny Bill Williams.
Reconnaissable à son allure athlétique, le célèbre rugbyman, unanimement loué pour ses qualités humaines et sportives, a déclenché une salve d’applaudissements sur son passage, à laquelle il a répondu, profondément ému, par un signe fraternel de la main.

Derrière la stature imposante du premier joueur musulman de la prestigieuse équipe des All Blacks, bat le cœur d’un homme très pieux et d’un citoyen attaché indéfectiblement à son pays. Un cœur affligé, qui fut doublement affecté par l’abominable massacre qui a ensanglanté deux mosquées et sa terre natale.
Huit jours après cette tragédie absolue, Sonny Bill Williams avait toujours le regard triste. Toutefois, une lueur de fierté mêlée d’espoir s’est lue dans ses yeux à l’évocation, devant les micros qui se tendaient vers lui, de l’extraordinaire réaction des Néo-Zélandais, serrant les rangs, tombant dans les bras les uns des autres, marchant main dans la main, face à la calamité de notre époque tourmentée : le terrorisme sans pitié.
« Ce fut un terrible choc émotionnel dont j’ai eu du mal à me remettre. Et puis, je me suis dis : quel rôle pourrais-je jouer en ces heures si difficiles ? », a-t-il confié. « Je suis un All Black et je joue pour les Blues, mais je suis aussi musulman. Bien que je sois une personne timide et vulnérable, je me devais d’agir et de parler pour le bien de mon pays, pour le bien de tous », a-t-il ajouté.
Devant la foule hétéroclite qui s’était rassemblée, en ne faisant qu’un, lors d’une grande prière Al Jumu’a au retentissement national, et réconforté par l’accueil chaleureux qui lui a été réservé par l’ensemble de ses concitoyens, Sonny Bill Williams a fendu l’armure. Forçant quelque peu sa nature qui l’incline vers l’humilité et la discrétion, le converti à l’islam le plus célèbre de Nouvelle-Zélande s’est senti investi d’une mission impérieuse : s’ériger en porte-parole de la communauté musulmane dans l’intérêt général.

Sonny Bill Williams au chevet des blessés à l’hôpital de Christchurch


« Mon message concerne l’unité, la paix et l’amour, l’essence même de l’islam. Mon message concerne la manière dont nous progressons en tant que peuple. Faisons ensemble le chemin ici », a-t-il déclaré avec solennité, avant d’exhorter ses concitoyens à se familiariser avec  l’islam. « Nous vivons des heures tragiques. Mais la façon dont les gens sont restés soudés, montrant leur intérêt pour la religion musulmane, m’encourage à dire à mes compatriotes non musulmans : informez-vous sur l’islam, car c’est vraiment une religion de paix et d’amour ».
Depuis plus de dix ans, en dehors de son terrain de prédilection, le colosse du rugby au grand cœur s’éclaire à la lumière de l’islam, celle qui dissipe ou transperce l’obscurité, comme il se plaît à le dire. Une chaude lumière qu’il aimerait voir briller dans les ténèbres de la haine, en Nouvelle-Zélande et ailleurs dans le monde.

 

 

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