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Manuel Valls salue la “symbiose entre la République et le judaïsme français”

Une invitation fut adressée et "rapidement acceptée" : Michèle Teboul, en charge de l'antenne provençale du CRIF, peut être satisfaite. La première intervention de Manuel Valls à l'égard d'un culte s'est faite sous sa direction, hier soir, à Marseille.

 

Face à son "ami" Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France qui se réjouira d'avoir passé une "superbe soirée", le ministre de l'Intérieur, également en charge des cultes, a affirmé son engagement contre l'antisémitisme et, surtout, contre "l'antisionisme de façade". Un site internet, lemeilleurdemarseille.fr, a mis en ligne sur son compte Youtube deux extraits de son discours. 

Dans la 2ème vidéo (à 4'50), Manuel Valls affirme en outre une opinion atypique pour un élu censé respecter le principe de neutralité religieuse en rendant hommage à ce qu'il qualifie de "symbiose" entre "la République et le judaïsme français". Un principe pourtant rappelé récemment par le nouveau ministre lors qu'il se disait favorable à une "laïcité exigeante"

 

 

De tels propos -élogieux de manière exclusive- à propos de l'islam ou du christianisme seraient tout autant jugés aberrants par la plupart des historiens et des commentateurs. Aristide Briand, partisan de la loi sur la laïcité, affirmait que "l'Etat n’est ni religieux, ni antireligieux : il est areligieux". L'usage du terme "symbiose", qualifiant positivement une étroite union mutuellement bénéfique entre deux organismes, est davantage flatteur que distancié. Mais cela ne surprendra pas les lecteurs d'Oumma : en septembre dernier, nous avions révélé une déclaration au caractère étonnamment emphatique de Manuel Valls, confessant (à 4') "être lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël"

 

Il s'agissait là d'une allusion explicite et contextualisée aux origines de son épouse dont l'intéressé a cru nécessaire de préciser, lors d'un récent débat au consistoire central de Paris, que sa famille "avait fui la Moldavie" pour la France. Nul n'oserait pourtant imaginer le tollé national si un homme politique -désormais en charge de la police, du renseignement intérieur et des cultes- avait déclaré "être lié de manière éternelle à la communauté musulmane et à l'Arabie saoudite" avant de rendre hommage à une quelconque "symbiose" entre l'islam et une République laïque qui ne favorise, par définition, aucun culte.

Les médias grand public comme l'opposition parlementaire ne s'en offusqueront pourtant pas et ne vous signaleront donc pas, en conséquence, une telle transgression. Pour un motif simple et jamais formulé de manière explicite : chaque communautarisme en France dispose de son propre seuil de tolérance.

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