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L’Indonésie émet la première fatwa protégeant les espèces animales en danger

Entérinée et signée à Jakarta, en Indonésie, le 22 janvier dernier, la première fatwa jamais émise en faveur de la protection de la cause animale, et notamment des espèces en voie de disparition, a été rendue publique le 4 mars par le Conseil des oulémas indonésiens « Majelis Ulama Indonesia » (MUI), la plus haute autorité religieuse de l’archipel, ainsi que par la National Geographic Sociéty, basée à Washington, qui l’a relayée sur son site dans sa version anglaise.

Convaincus de l’impérieuse nécessité de cette fatwa intitulée «Sur la protection des espèces en péril pour maintenir les écosystèmes équilibrés», après avoir été très sensibles aux arguments de l’association leader en la matière, la World Wildlife Fund, venue de Grande-Bretagne pour alerter les autorités indonésiennes sur ce problème crucial, les hauts dignitaires de la MUI ont promulgué un avis juridique inédit dans un beau consensus, en stipulant :  "tous les organismes vivants, y compris les espèces menacées comme les tigres, les rhinocéros, les éléphants et les orangs-outans, ainsi que différents types de mammifères, aves [oiseaux] et les reptiles, sont créés par Allah afin de maintenir l'équilibre de l'écosystème."

Enrichie de certains versets choisis du Coran mais aussi d’autres textes islamiques, cette fatwa, censée inspirer le bon comportement à adopter envers la cause animale, a notamment mis en exergue une citation de l’imam al-Sharbini extraite du livre Mughni al-Muhtaj : "Comme pour les animaux, qui possèdent des âmes, il incombe à chacun d’entre nous de les protéger des menaces d’extermination, jusqu’à ce que tout danger soit définitivement écarté. Par conséquent, quiconque voit un propriétaire d'animal chercher à tuer l'animal dans une circonstance interdite, se doit d’intervenir pour sauver l’animal."

Cette fatwa s’inscrit dans la droite ligne du Coran, dont les précieux enseignements, odieusement dénaturés par la propagande islamophobe, sont une ode aux animaux, domestiques ou sauvages, qui ont entouré l’homme depuis la nuit des temps, et que le Texte élève au statut de créature, au même titre que les être humains, méritant d'être traités avec bonté et respect, la cruauté à leur égard étant considérée comme un acte blâmable qui conduit tout droit en enfer. « Nulle bête marchant sur terre, nul oiseau volant de ses ailes, qui ne soit comme vous en communautés » (Coran, 6,38).

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