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L’homme : être social

Le Coran nous éclaire sur le comportement moral de l’être humain, comportement qui ne varie pas nécessairement avec le temps et qui ne pouvait donc pas être celui d’un météore ou d’un animal. Il définit l’attitude de cet homme, fait d’eau et de terre, dès les premiers versets révélés au Prophète (p.p) dans la grotte de Hira où il se rendait périodiquement et s’isolait du monde païen pour méditer sur les destinées de la vie.

Le Coran nous apprend que l’homme est porté aussi bien vers l’utile que l’inutile ; il se caractérise par la versatilité et l’instabilité, l’avidité et la jalousie, la faiblesse et l’impatience, autant d’imperfections qu’il est plus ou moins tenu de corriger.

               « L’homme appelle de ses vœux le mal comme il appelle le bien ; il est toujours pressé. » (S17, 11) ; « L’homme a été faible. » (S. 4, 28) ; « Que l’homme périsse ! Quel impie ! » (S.80 ;  17) ;

                  « Si Nous faisons goûter à l’homme une miséricorde venue de Nous et qu’ensuite Nous la lui arrachons, le voilà désespéré et ingrat. » (S.11, 9) ; « Bien au contraire ! L’homme est rebelle dès qu’il se voit dans l’aisance. » (S.96, 6 et 7) ;

                  « L’homme a été créé versatile lorsque le malheur l’atteint, violent lorsqu’il est heureux ; à l’exception de ceux qui prient, de ceux  qui sont constants dans leur prière. » (S.70, 19 à 23)

L’homme, enfin, implore son Seigneur, en toute humilité, seulement lorsque les difficultés et les malheurs l’assaillent. Il est  ensuite enclin à la vanité quand il s’entoure d’une richesse matérielle et d’une puissance politique qui, s’imagine-t–il, le prémunissent contre les incertitudes du lendemain.

                « Quand un malheur atteint l’homme, il invoque son Seigneur ; il revient repentant vers Lui. Quand, ensuite, Dieu lui accorde un bienfait, il oublie le mal dont il avait demandé auparavant d’être délivré ; il donne des égaux à Dieu, pour égarer les hommes, loin de Son chemin. » (S. 39, 8) ;

              « Quand un malheur atteint l’homme, celui-ci Nous invoque ; puis il dit lorsque Nous lui accordons une grâce : je ne dois ce qui m’a été donné qu’à ma propre science. Mais c’est là une tentation ; la plupart d’entre eux ne le savent pas. » (S.39, 49)

Ainsi, l’égocentrisme influe sur la pensée de l’homme dont le comportement se modifie en fonction de ses conditions de vie et de sa position hiérarchique dans la société. Toutes les caractéristiques morales citées ci-dessus ont marqué la conduite de l’homme depuis les temps les reculés. Adam, prisonnier de ses ambitions et de ses convoitises, se laissa bien emporter par les fausses promesses de Satan qui n’ignorait pas la faiblesse de sa détermination. Caïn ne manqua pas d’éliminer physiquement son frère Abel par jalousie et égoïsme.

Que dit encore le Coran à propos de l’homme (al-insân) qu’il cite soixante-dix fois ? Ce vocable revient à trois reprises dans les premiers versets révélés au mont Hira :

« Lis au nom de ton Seigneur qui a créé l’homme ! Il a créé l’homme d’une adhérence. Lis ! Car ton Seigneur est le plus Haut, qui a instruit l’homme au moyen du calame, et lui a enseigné ce qu’il ignorait. Bien au contraire ! L’homme est rebelle dès qu’il se voit dans l’aisance. Oui, le retour se fera vers ton Seigneur. » (S.96, 1 à 9)

Nous apprenons ainsi que Dieu a créé l’homme et lui a conféré la science ; Il le met en garde contre sa tendance à se rebeller contre la Loi, s’imaginant que, se suffisant à lui-même, il peut se passer du Créateur. Tels sont les grands traits distinctifs d’homme, énoncés par le début de la  première sourate, à laquelle d’autres versets ajouteront des éclaircissements  et des précisions appropriées.

En effet, les versets relatifs à la création de l’homme se multiplient dans le Coran. Ils n’ont pas seulement pour objet d’expliquer les différentes étapes de sa formation dans le ventre de sa mère. Ils se présentent d’abord sous forme d’exhortations à plus d’humilité et de modestie, de sorte à prendre en considération la puissance créatrice de Dieu.

Ils rappellent les conditions insignifiantes et combien puériles de la naissance de ce mortel, aveuglé par ses prétentions démesurées. Aussi au cours de son ascension matérielle, indissociable de son élévation spirituelle, il est appelé à se départir de son orgueil et de sa vanité, de sa superbe et de son arrogance. Il est tenu de se souvenir, en toutes occasions, qu’il n’est qu’une faible créature de passage en ce monde éphémère vers une seconde vie éternelle.

Les versets se veulent, en effet, une preuve de la résurrection car il est aisé pour Celui qui a créé une fois le corps humain, de le reconstituer après la mort.

                 « Que l’homme considère donc avec quoi il a été créé. Il a été créé d’une goutte d’eau répandue ; sortie d’entre les lombes et les côtes. Oui, Dieu a le pouvoir de le ressusciter. » (S.86, 5 à 8) ;

                « L’homme n’a t-il pas vu que Nous l’avons créé d’une goutte de sperme ; et le voilà qui discute ouvertement ! Oublieux de sa création, il Nous lance ce proverbe : « Qui donc fera revivre les ossements alors qu’ils sont poussières ? » Dis : Celui qui les créés une première fois, les fera revivre. Il connaît parfaitement toute création. » (S.36, 77 à 79)

 Certes, la portée scientifique des versets n’est pas à exclure. Il convient toutefois de ne pas perdre de vue que le Coran est le Livre qui traite de religion. Chaque mot et chaque verset impliquent d’abord une orientation dans le sens de la rectitude. L’aveuglement, l’égarement, le leurre, la révolte, l’impiété… sont des inclinations humaines incompatibles avec la matière impure qui a servi à le mettre au monde. C’est en tenant compte de toutes ces particularités que le Coran n’impose aux serviteurs de Dieu :

« Dieu veut alléger vos obligations car l’homme a été créé faible. » (S.4, 28)

Le premier verset révélé nous apprend également que Dieu ouvre la voie de la connaissance pour lui permettre de saisir ses imperfections et celle du monde où il évolue, et d’opérer ensuite des réformes adéquates en lui-même et au sein de son milieu. D’autres versets montrent encore que l’être humain s’élève au-dessus des autres créatures grâce à la science qui donne à son espèce la force de faire progresser, dans le temps et l’espace, ses conditions de vie et de pensée.

                 « Il lui a enseigné ce qu’il ignorait. » (S.P96, 5).

                 « Le Miséricordieux fait connaître le Coran. Il a créé l’homme : Il lui a appris à s’exprimer. » (S. 55, 39 à 41).

Enfin, l’homme désigne l’homme comme vicaire et met à sa disposition les moyens du raisonnement, de la réflexion, de la clairvoyance, de la perspicacité de sorte à discerner le mal et le bien et à assumer, en pleine connaissance, la responsabilité de ses actes.

                 « Nul ne sera chargé du fardeau d’un autre. L’homme ne possédera que ce qu’il aura acquis par ses efforts. Son effort sera reconnu et il sera, ensuite, pleinement récompensé. » (S.43, 39 à 41).

3 commentaires

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  1. Il serait plus que temps de réviser cet ouvrage, compilation d’écrits de nomades primitifs du 7 eme siècle après JC et de textes plus tardifs. La chrétienté a fait des ajustements (Vatican 2), les juifs pour la plupart ne prennent pas tout à la lettre, les bouddhistes prennent les paroles de Bouddha comme une philosophie. Il n’y a que les musulmans pour tout prendre à la lettre. Certains passages du coran sont une incitation à la violence envers toutes les autres religions, et envers les femmes en général. Ce bouquin est dépassé et dangereux tel quel.

  2. oumar,

    merci pour ces precisions.
    en effet je trouve les traductions toujours hazardeuses.
    quand on ecrit par exemple priere, c’est slat ou dou’a, c’est pas la meme chose.
    ou prophete (nabi ou rassoul?)

    donc pareil pour l’homme, etre humain etc.

    les traduction shazardeuses alterent vraiment la traduction du coran et peuvent meme en modifier le sens premier.

  3. « L’homme a été créé versatile lorsque le malheur l’atteint, violent lorsqu’il est heureux ; à l’exception de ceux qui prient, de ceux qui sont constants dans leur prière. » (S.70, 19 à 23)

    1. le verset ne parle pas de l’homme, il poarle de “l’ëtre humain”.
    La traduction du mot Halae dans le verset est “angoissé”, “paniqué”,” craintif”….
    Le mot “menoua” dans le verset signifie “avare” ou “cupide” . quand il est gratfié des biens de son seugneur il est cupide et avare, c’est à dire qu’il naime pas partager.

    « Lis au nom de ton Seigneur qui a créé l’homme ! Il a créé l’homme d’une adhérence. Lis ! Car ton Seigneur est le plus Haut, qui a instruit l’homme au moyen du calame, et lui a enseigné ce qu’il ignorait. Bien au contraire ! L’homme est rebelle dès qu’il se voit dans l’aisance. Oui, le retour se fera vers ton Seigneur. » (S.96, 1 à 9).

    2. Le verset ne parle pas d’homme, il parle de “l’être humain”, sans un préciser le genre, même, entendu de manière extensive.

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