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Libérer l’Islam : libérer les femmes (1)

Le tri reprend du service. Après l’esclavage, il se penche sur le sort de la femme qui, dans le droit et le discours musulmans, est de fait une esclave. Soyons direct : le discours musulman (et je ne dis pas islamique) est problématique. Il est anti-coranique.  Il l’est encore plus sur la question des femmes. Il est à l’instar de ce qu’il dit sur l’esclavage, à considérer comme une déviance qu’il faut jeter aux orties (pour ne pas dire poubelle), sans aucune concession. Car il est en l’espèce irréformable.

Il faut un nouveau droit radicalement diffèrent en sa vision, fondamentalement coranique en ses orientations. Il nous faut recommencer par le Livre et reconstruire une nouvelle philosophie de la question humaine. Car pour le Coran la femme est humaine. Il est triste de devoir le rappeler. Elle est avec l’homme qui en est issu et dont elle est issue l’expression de la dignité également partagée par tous les membres de la famille humaine : « les femmes sont les sœurs des hommes », rappelle cette sentence prophétique.

Pourtant, c’est cette dignité intrinsèque, comme dans le cas de l’esclavage, que le discours musulman s’évertue à remettre en cause de façon fondamentale et frontale, par diverses interprétations et inventions « savamment » entretenues, qui façonnent la pensée musulmane contemporaine ainsi que les rapports humains, du-moins en partie, chez les musulmans.

Il se peut que tu sois, en lisant ces lignes, sur le point de te précipiter dans le précipice de la suspicion : « cet homme veut faire plaisir aux occidentaux ». Tu peux t’y jeter si tu le souhaites et ne pas lire la suite. Car personne n’est responsable de la cécité d’autrui. Cependant, qu’il soit dit une bonne fois pour toute : une religion, une révélation, une voie qui ne défend pas l’humain contre l’injustice n’est en rien une religion, une révélation, une voie qui vient de Dieu. Car « Dieu n’aime pas les injustes ». Il « ordonne la justice ». Et celle-ci n’est ni occidentale, ni orientale, ni moderne, ni traditionnelle. Elle est morale, universelle et divine.

Des idées musulmanes anti-islamiques

Dire que les femmes sont inférieures aux hommes ; qu’Ève fut créée de la côte d’Adam ;  qu’elle est la cause de la tentation qui les fit sortir du Paradis et celle de la chute dans ce monde qui est une prison, une malédiction que la femme personnifie dans sa chair ; déclarer qu’elle est en son être et corps l’allier objectif du Diable ; qu’elle est « diminuée en piété et en intelligence » ; que de ce fait le masculin est en tout supérieur au féminin ; qu’il ne peut y avoir d’égalité entre homme et femme, ni d’autonomie pour elle dans le choix de sa vie, comme dans la participation à la vie collective ; qu’elle ne peut être une dirigeante, qu’elle doit être éternellement mineure ; qu’elle ne peut donc ni choisir son mari, ni divorcer de lui, ni disposer d’elle-même ; que les hommes sur elles ont toutes les prérogatives, jusqu’à celui de la frapper ( ou corriger pour les amateurs d’euphémisme)  dans le cadre de la relation conjugale en cas de désobéissance;  que son témoignage ne vaut que pour moitié celui de l’homme, que sa part à l’héritage vaut en tous les cas la moitié de celle qui va à l’homme ; défendre que sa voix est tabou, que son corps est tabou, que ces yeux sont tabou, que son nom est tabou et que la meilleure des femmes est celle « qui ne sort dans sa vie que trois fois : le jour où elle est sorti du ventre de sa mère, le jour où elle sort vers la demeure de son époux et le jour où elle sortira vers sa tombe ». Dire tous cela disons-nous, et d’autres inepties tapis dans les bas-fonds de la conscience collective musulmane, « savamment » entretenu par un discours musulman bigot et inconséquent, est anti-humain et anti-coranique, donc anti-islamique. Et ce, quand bien même viendraient à leur secours des bribes de versets fragmentés, des propos faussement attribués au Prophète ou des inspirations empruntées à l’héritage religieux et culturel des religions et civilisations précédentes.

Je sais bien que ce propos, tel quel, heurtera ce qui semble couler de source dans la compréhension de beaucoup de musulmans, même (surtout ?) les plus instruits en sciences dite islamiques, qui sont à mon avis les plus atteint. Le style lapidaire que nous adoptons ne nous aidera sans doute pas. Ne vous pressez pas, les signes du Coran et l’exemple prophétique qui en est tributaire viennent à mon secours.

Cependant, j’aimerai déplorer cette manie présente dans la pensée musulmane à vouloir chercher, même pour l’évidence, une sanction religieuse particulière et détaillée. Ces choses, des-lors que l’on croit en Dieu le Miséricordieux et que l’on médite sa révélation et la globalité de son message, devraient être des évidences et des préalables fondamentaux qui participe de la foi. Il en est ainsi de la dignité de l’être humain, de la recherche de la justice et de l’équité et de l’égalité intrinsèque entre tous les enfants d’Adam et d’Eve.  Ce n’est pas là une simple question juridique mais des principes philosophiques qui participent de la foi et des enseignements fondamentaux, liés à la vision de Dieu, que nous offre la révélation coranique. C’est ce à partir de quoi tout le reste s’éclaire. Ce sont ces fondements qui sont battus en brèche, relativisés et falsifiés par la doxa officielle, par-delà les obédiences, les groupes, courants et sectes qui s’opposent au sein de la communauté musulmane. Ce n’est pas le Livre qui y parle mais les idéologies qui y vocifèrent.

Les inanités du discours musulmans sur la question féminine : l’exemple de l’excision et du mariage forcé

Prenons la question de l’excision, après la petite polémique de cet été (l’été dernier en fait, suite à l’intervention du Professeur Tariq Ramadan sur la question) qui en dit long sur les incohérences du discours musulman et par là de nos savants et intellectuels. Je pose la question tant il semblerait que la spécialisation rend le savant plus aveugle que le commun. Avons-nous besoin de nous attarder longtemps sur cette question, pour saisir immédiatement qu’il s’agit d’une mutilation à visée dominatrice sur les femmes ? Avons-nous besoin d’une indication législative textuelle pour nous rendre compte que non seulement cet acte va à l’encontre de l’humanité de celles qui la subissent. A plus forte raison, quand cet acte vient prendre à contre-sens, de façon frontale, les orientations de l’Islam qui célèbrent la vie et la beauté, jusqu’à faire de la sexualité un art qui se transcende en adoration, lorsque vécue dans le bien, et qui de fait peut amener au paradis ? Le débat sur l’excision et sa survivance au sein de la pensée musulmane et son discours est à la fois une honte morale sans nom et le signe d’un disfonctionnement passionnel qui fait de l’héritage ancestral la source véritable qui supplante la révélation.

Un autre exemple, sous d’autres cieux. C’était il y a quelques temps à Dakar. Je venais écouter en silence un célèbre « savant » religieux, respecté de tous. Le sujet qui lui fut proposé de traiter était celui du mariage. Sujet ô combien sensible ! La télévision sénégalaise avait fait le déplacement pour couvrir l’évènement.  Bref, je ne vais pas m’étaler sur tout ce qui fut dit. Un seul exemple suffira je pense à vous dessiner la teneur du propos, qui somme toute restait totalement dans les lignes du discours traditionnel connu de tous. « Peut-on marier une femme contre son gré » s’interroge le célèbre savant sénégalais et soninké ? Il tente d’y répondre. Il égrène d’abord les avis des différentes écoles juridiques sunnites. Et il opte enfin pour ce qu’il considère être l’avis majoritaire aujourd’hui qui hier était minoritaire : à savoir l’accord et l’autorisation de la femme adulte comme préalable à tout mariage. Tout va bien me diriez-vous, nous parlons bien sûr dans une conception où la femme jamais n’entreprend directement son mariage et est toujours sous la coupe de son « tuteur ». Mais seulement voilà, même dans ce cas la contradiction pointe son nez. Car voici que le conférencier indique dans sa démonstration que cela concerne le cas des femmes adultes. Ah bon ? Peut-il y avoir un autre cas ? Et c’est là que le cas de la fille non majeure ni pubère se glisse subrepticement dans le discours. Celle-ci, selon le conférencier-« savant », peut être mariée par son père, voire être contrainte par lui. Je regarde autour de moi histoire de voir si l’énormité de la chose avait été perçue par le public. Rien ! La contradiction était pourtant évidente, à coté bien sûr de l’ignominie de la chose. Car comment dire dans une même phrase, sans sentir la contradiction, que la femme n’a pas à être contrainte dans le mariage et permettre en même temps le mariage des jeunes filles, voire leur contrainte par leur père ou tuteur ?

Mais il va justifier. Il faut un texte pour tout, même quand cela est contradictoire avec le Tout : le Prophète l’a fait. Il aurait épousé Aicha à neuf ans. Oui, oui il a osé. A l’heure où les pouvoirs publics luttent contre ce fléau, au moment où la communauté musulmane à travers ses sociétés civiles et sa jeunesse se mobilise contre des tels actes, voilà l’avis rétrograde du « savant » qui tombe tel un couperet. Il est comme les autres. Le suivisme aveugle empêche de voir les énormités, l’hyperspécialisation pousse à les justifier. Il n’a pas vu la contradiction.

Le prophète qu’il venait de citer interdisant que l’on marie les femmes contre leur gré, jusqu’à proposer à une jeune fille qui s’en plaignait de défaire le mariage. Ce Prophète-là n’aurait pas pu accepter d’épouser une jeune fille qui, de fait, n’a ni  la liberté, ni l’autonomie suffisante pour décider et choisir en conscience.  « Il n’y a pas de choix dans l’inconscience, l’ignorance ou la contrainte ». C’est une règle générale qu’il a lui-même établi pour tous les domaines. Nous parlons de logique mais sur le plan moral et spirituel cela est encore plus ignominieux. Car c’est une dégradation, recherchée par celui qui fomenta cette histoire, de la personne du Prophète qui le met en contradiction avec la noblesse de caractère que tous lui reconnaissaient. Dégradation que l’inconséquence et l’inconscience du discours musulman entretien et défend par mille et une justifications chacune plus bigote que l’autre.

Mais ce qui va à l’encontre de la belle moralité et de la dignité peut-il être de Mohammed ? Ai-je besoin, pour établir cette vérité, d’être un spécialiste ? Le bon sens et les orientations du Livre n’auraient-ils pas suffit pour voir l’inanité de ce hadith, découvrir les inepties dont il est porteur et le considérer comme une invention à rejeter sans état d’âme ? Seules les incohérences de la pensée musulmane, sa volonté de suivre aveuglément tout ce qui est ancien et coutumier et surtout, tout ce qui justifie la domination de l’homme sur la femme et du puissant sur le faible, peut expliquer ces catastrophes intellectuelles et morales.

D’autres « perles » furent égrenées tout au long de la conférence. La tendance globale allait dans le sens de la cause patriarcale au détriment de l’égalité humaine et des droits de la femme. Il n’y a rien de surprenant. C’est la teneur même du discours musulman. Le conférencier d’ailleurs ne faisait que lire ce qu’il avait pris çà et là dans les livres de droit classiques et chez leurs auteurs médiévaux. Rien de nouveau sous le soleil. Et c’était là le problème.

Un combat qui débute

Nous prenons malheureusement les prédicateurs pour des savants. Et ceux qui sont parmi nous des savants, sont en fait des répétiteurs. Nous sommes les suiveurs de suiveurs qui en suivent d’autres. Cela manque de profondeur philosophique. Cela manque de logique rigoureuse.  Cela manque de renouveau et de créativité. Cela, tout simplement, cruellement, manque de méditation du Coran et de réflexion sur la création. D’où les contradictions sans nom qui caractérisent la pensée musulmane et son discours sur l’humain de manière générale et sur la femme en particulier. A bas la bigoterie savante !

Critiquons donc et reconstruisons. Méditons le Livre et exposons sa philosophie sur l’être humain et les relations entre femmes et hommes qu’elle sous-tend. Puis, de là, corrigeons les interprétations malencontreuses de certains passages du Coran à l’aune, évidemment du Coran. Pour ensuite établir une grille de lecture critique des propos attribués au Prophète qui permette de nous débarrasser de la pléthore de mensonge, sur ce sujet, qui y pullulent sans vergogne.  La suite promet d’être décapante. Ames moutonnière s’abstenir !  

51 commentaires

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  1. Pourquoi vous ne voudriez pas que des citoyens puissent s’exprimer, sur Youtube, Facebook ou autres supports numérique sur l’Islam, le Coran ou les Hadiths et laisser seulement les lecteurs et auditeurs d’en juger. Il est grand temps de démocratiser le débat et se départir de ce celui monologue, unilatéral et dans un seul sens… Regardez les degats qu’offre des institutions telles qu’el Azhar, Zeitouna, les imams auto – proclamés des imams tels que Sahih, Boukhari et Ibn Horeira et d’autres qui ont surabondé sur les Hadiths, quand bien meme le prophète ou les premiers califes n’avaient pu faire de leur vivant. L’esprit de l’islam matinal a ete enterré par les prédicateurs salafistes… Quand la delivrance et la lumière jailliront ! …

    • Pourquoi ? Parce que ça ne fait justement pas partie de notre religion de nous exprimer sans science, encore moins d’assumer la responsabilité liée aux conséquences de nos décisions. Le fait que vous parliez de “démocratiser” le débat montre tout de suite quelles sont vos références… Il se peut que des institutions telles qu’Al-Azhar soient parfois à l’origine de certains dégâts, mais leur apport historique est également d’une importance cruciale. Je vous conseille de vérifier vos informations, tout comme je vous conseille d’en apprendre un peu plus sur l’Islam (Sahih n’est pas un imam, Ibn Horeira n’existe pas ; le compagnon s’appelait plutôt Abu Hurayra). Quant à la formule “la délivrance et la lumière jailliront”… Ça m’a l’air tout-à-fait passionnel.

  2. Je ne sais pas quelle est la formation de ce monsieur mais son ton caustique n’est pas fait pour apaiser les polémiques . Je le cite : “Car comment dire dans une même phrase, sans sentir la contradiction, que la femme n’a pas à être contrainte dans le mariage et permettre en même temps le mariage des jeunes filles, voire leur contrainte par leur père ou tuteur ” Il n’y a aucune contradiction et c’est conforme à l’enseignement que j’ai reçu de mon cher professeur de Droit musulman. La femme est en effet libre de contracter ou non un mariage tout simplement parce qu’elle est une femme ( et non plus une jeune fille c’est à dire une vierge) déjà émancipée par un premier mariage. Elle a recours à un mandataire qui peut être totalement étranger à sa famille qui transmet son consentement, ou pas, sans en changer un iota. En revanche , la jeune fille donc vierge , on lui demande son avis bien sur pour l’union projetée et notre vieux professeur ajoutait facétieux “et même si elle pleure en le donnant ce ne peut être que des larmes de joie”, mais c’est son père qui sait mieux qu’elle, puisqu’elle n’a aucune expérience antérieure, quel est son intérêt, qui consent au mariage à ses lieu et place. Et effectivement dans ce cas on peut parler de droit de Djabr. Donc ce “savant”, qui nous relate la conférence en se gaussant du “savant” conférencier alors que ce dernier ne fait que reprendre la règle de droit appliquée par le les 4 écoles juridiques du Droit musulman, est soit, un médisant , soit il ne connait rien au droit musulman. C’est bien d’avoir un style enlevé et alerte mais point trop n’en faut surtout si c’est pour nous asséner des contre vérités.

    • Ne vous fatiguez pas. Il n’en a strictement rien à faire de tout ça. Le but de ces gens-là est simplement “d’être quelqu’un”. Leur vie dans la France moderne les a influencé et ils ne font que parler en fonction de leurs influences. Si un verset ou un hadith leur permet de faire passer un Islam tel que monté de toute pièce par les idéologies modernes, ils l’acceptent. Si ce n’est pas le cas, il s’agit donc d’un hadith inventé, quand bien même la chaîne de transmission est au moins aussi authentique (sinon plus) que le hadith qu’ils ont précédemment accepté. Je le répète : leur but est d’être quelqu’un. Ils n’officient pas dans les mosquées parce qu’ils n’ont ni les compétences ni l’acceptation des fidèles de la ville d’où ils sont originaires. Leur seule option ? Créer une chaîne Youtube et amener à leur cause ceux qui ne vivent l’Islam que sur Internet, sans se rendre auprès des vrais professeurs que vous citez et sans apprendre à rechercher dans les véritables sources ; sources que ces gens-là s’évertuent de toute façon à décrédibiliser parce qu’elles constituent un obstacle pour leur projet. Des siècles de science transmise par des chaînes faisant remonter le savoir de savants en savants, jusqu’à arriver aux compagnons et au prophète lui-même (vérifiable en consultant la chaîne des ijazate), que ces gens balayent d’un revers de la main… pourquoi ? Parce qu’ils ont une chaîne Youtube avec des abonnés ? Parce qu’un “rap a changé leur vie” ? (comprendra qui pourra). Rendez-nous service ma chère sœur, ne les appelez plus jamais “savant”.

      • C’est consternant ! Cette nouvelle vague de “penseurs” qui nous demandent de faire table rase de nos connaissances et de ce que nous avons appris de nos professeurs, de ne plus ajouter crédit à des gens qui ont usé leurs yeux et leurs mémoires pour nous faire passer les messages de nos anciens, arrivent en force et usent d’une autorité usurpée pour nous imposer leurs schemas de pensée trafiqués. Après Gassama nous avons droit maintenant à Timera et on se demande d’où ils sortent et pourquoi devrions nous les croire plus savants que les savants qu’il dénoncent. On se demande s’ils réalisent qu’ils font partie de cette entreprise de démolition de notre religion appelée de ses vœux par Bernard Henri Levy et ses comparses! Mais après tout peut-être ont-ils tous partie liée car ils ont une telle haine et une telle férocité dans leurs propos et leurs écrits que seul un intérêt égoïste peut en effet expliquer cette dérive. Mais heureusement l’Islam en a vu d’autres et pas plus que leurs prédécesseurs, ils ne réussiront !! Allah ihdihoum !!

    • @Nanita

      J’ai relu trois fois avant de répondre, et je ne suis toujours pas sûr d’avoir compris votre post. C’est bien le mariage forcé des mineures que vous cautionnez?
      Je note aussi le signe égal entre “jeune fille”, et “vierge”, ainsi que la justification surréaliste du patriarcat médiéval.
      Bref.
      A part ça, vous vous référez au “droit musulman”, ce qui laisse supposer que, pour vous, la Charia prime sur le droit laïc.
      Bien.
      Dans ce cas, je suppose que vous préconisez 100 coups de fouet pour Tarik Ramadan, qui a avoué l’adultère? Au temps pour moi! Désolé, je ne suis pas un expert en châtiments corporels. 99 coups de fouet. Je vous trouve quand même bien dure avec cette personne. Fouetter un malade! Mon dieu!
      A part ça, à partir de quel âge a-t-on le droit de violer des mineures en droit islamique? C’est juste pour savoir, vu que je ne suis plus très jeune, si bien qu’avec moi, elles n’ont rien à craindre.
      Ca vous dérange si je vais vomir?

        • A l’instar de Mak, l’homme de la Terre Plate, vous vous dérobez quand on vous met en péril. Curieuse attitude pour une ex avocate. Vous croyez que Dupont Moretti se déballonne quand on l’attaque?
          Bref.
          On reprend la discussion calmement.
          Si une jeune fille est incapable de se choisir un mari, pourquoi la marier à un type qu’elle n’aime pas, qui va la battre et la violer au quotidien? Personne n’est gagnant dans cette affaire. L’alternative serait de remonter l’âge légal du mariage, ne serait-ce que pour éviter le drame. Déjà que, s’engager pour la vie, c’est limite, si, en plus, c’est avec un vieux barbon choisi par le papa…
          J’ai aussi ouï dire que les violeurs pouvaient réparer en épousant la victime. Vous approuvez aussi? La victime a son mot à dire?
          Ben non. Comme le rappelle votre patriarche en souriant malicieusement, ses larmes sont des larmes de joie.
          On n’en doute pas.

          • Dupont -Moretti peut se permettre de ne pas se déballonner il est déjà gros , moi non! Je ne parle pas aux c…s surtout si c’est pour les instruire!

          • Vous n’avez mis personne en péril. Commencez par redescendre dans votre égo. Concernant Tariq Ramadan, il semble avoir avoué une “relation”, quant à savoir si cette relation était de nature adultérine, c’est encore une autre histoire. Mais si tel était le cas, ce ne serait pas 100 coups de fouets, ce serait la peine de mort. Devrais-je rougir de vous le dire ? Point s’en faut. Concernant le viol, c’est d’ailleurs la même sanction. Le viol n’a jamais été autorisé, c’est d’une évidence…

            “Si une jeune fille est incapable de se choisir un mari, pourquoi la marier à un type qu’elle n’aime pas, qui va la battre et la violer au quotidien ?”

            Le fait de parler d’un type qu’elle n’aime pas, qui va la battre et la violer au quotidien, c’est un simple choix et un parti pris de votre part. Nous n’avons pas à nous laisser enfermer dans une discussion de votre choix. La jeune fille donne son consentement. À partir de là, elle a elle-même choisi son mari. Les choses se sont déroulées par l’intermédiaire de son père. Quel est le problème ? En dehors de l’Islam, les gens se mettent souvent en couple par l’intermédiaire d’un ami ou d’une amie, ce qui conduit généralement à un couple de type “coup de foudre”, qui fonctionne quelques temps puis se sépare sans respect de l’engagement. L’histoire se répète alors jusqu’à trouver la bonne formule après avoir testé de nombreux partenaires. Cela ne vous dérange pas, nous oui. Nous préférons des mariages raisonnables, dans lesquels le véritable amour vient par les principes, l’engagement, l’honneur attribué aux statuts de mère et de père et la foi et la religiosité partagée. Quant à vos “ouï dire”, nous n’avons pas le temps de nous occuper de vous. Vos ouï dire, vous les vérifiez tout seul. Nanita a raison de ne pas perdre de temps avec vous. Fin de la discussion.

  3. En reponse a Patrice, message du 7/8/2018 au sujet de la libération de la femme qui se ferait par rapport a la régression de la religion, comme pour le christianisme :
    A mon avis c’est un peu plus complexe que cela, de nombreuses femmes qui travaillent, dont certaines qui ont fait de hautes études, sont indépendantes et toujours musulmannes.
    Certaines de ces femmes musulmannes, par ailleurs, portent un foulard aussi par leur propre choix (rien dans le Coran ne les oblige), quel que soit leur niveau socio-culturel.
    Il serait certes intéressant de lire des études sociologiques sur le sujet. Je ne peux parler qu’a titre personnel pour avoir étudié ces questions et connaitre des hommes et femmes musulmans d’Afrique du Nord.
    Tout ça pour dire qu’etre indépendante en tant que femme n’est pas nécessairement du a ce qu’une religion soit moins pratiquée qu’avant.
    Les catholiques en France ont d ailleurs tendance à préférer passer inaperçus car ici ce n’est pas très bien vu de l’être.
    Ce qui n’empêche pas a ces femmes catholiques d’etre indépendantes et “libérées” aussi
    🙂

    • @Karinn

      Merci pour vos commentaires.
      J’indique dans mon post que le travail des femmes a également pesé dans la mécanique de libération. Toutes les périodes d’après guerre sont favorables à l’autonomisation, au motif évident que les femmes peuvent démontrer leur utilité et leur indépendance financière. En France, ça a été particulièrement vrai durant l’Occupation, du fait que la plupart des hommes étaient prisonniers en Allemagne.
      Il n’empêche que l’église catholique a tenté sans grand succès de réinstaller les anciennes coutumes, et ce, dès la Libération. Traditionnellement, la femme, si possible sujette de l’homme pieux, est celle qui enseigne la religion aux enfants. (cf cette plaisanterie de Coluche: “Juif, ça s’attrape par la mère”). On comprend donc les raisons pour lesquelles l’Eglise est si attachée à la structure ancienne de la famille, qui favorise l’éducation des enfants, et surtout sa composante religieuse.
      Confortant cette analyse, on note le fait que, dès les années 50, la plupart des femmes se sont mises à travailler, tandis que la religion régressait doucement. La survenue des moyens de contraception et des antibiotiques a encore accéléré le processus. On observe même un phénomène dialectique entre libération sexuelle et rejet de la religion.
      Les Evènements de mai 68 on consacré ces deux tendances, avec une brutalité assez inattendue. Du jour au lendemain, les comportements ont muté
      Dans le même temps, la structure familiale s’est délitée, si bien que dans beaucoup de cas, la femme libérée s’est retrouvée seule pour élever ses enfants. Libre, mais pauvre, avec des enfants délinquants et ingérables.
      J’appelle ça un retour de manivelle. N’y voyez pas un jugement moral. Mais il est certain que les traditions religieuses ont parfois une utilité. Sinon, les religions auraient disparu depuis belle lurette.
      Je ne sais pas trop ce qu’il en est dans les pays musulmans. Je suppose que ça doit ressembler à la société occidentale du début du 20 ème siècle: Système patriarcal, mariages arrangés, répression sexuelle maximale. Je suppose aussi que ça doit être très dur pour les femmes cultivées, qui peinent à comprendre pourquoi elles sont assimilées à des mineures.
      Vous vous demandez sans doute quel est mon avis sur ces questions?
      Je pense que l’infériorité de la femme est un mythe, surtout dans une société où la force physique ne joue plus aucun rôle. Je pense que le modèle familial est obsolète. Il ne fonctionne plus, et n’apporte plus la moindre sécurité aux enfants. L’alternative est le retour aux sources, à savoir l’élevage collectiviste des enfants, comme le pratiquent les chasseurs cueilleurs. L’école, la crèche, les colonies de vacances, appartiennent déja à ce nouveau et ancien système. Mais ça fonctionnera encore mieux quand on rompra avec le principe des castes, dans la mesure où la religion protégeait cette ségrégation dans le but évident de préserver la domination des nantis. Bref, ce qui est en jeu est aussi l’ensemble des règles sociétales, que la tradition cherche à préserver.
      Ca n’est pas un hasard si les cathos votent à droite, de même que les juifs intégristes, ou les musulmans salafistes. En défendant leurs croyances et traditions, ils défendent aussi une société inégalitaire au service des nantis.
      Corollairement, la libération de la femme est de gauche, comme tous les égalitarismes (financiers, raciaux, sexistes). Pour l’instant, cette libération constitue pour la femme plutôt une source de souffrance. La femme est libre, mais bosse douze heures par jour avec un revenu insuffisant. C’est là un prix à payer beaucoup trop lourd. D’où ma suggestion de revoir drastiquement le système familial, en le remplaçant par une structure mieux adaptée à la liberté sexuelle. … Des “coopératives familiales”, avec un partage des tâches éducatives, par exemple. L’idée peut paraître saugrenue, mais l’école correspond assez bien à ce processus. On paie des impôts, et des gens s’occupent des gamins. Il suffirait juste d’y ajouter les liens affectifs, et une part de bénévolat. Ca permettrait aussi aux papas de renouer avec les enfants, vu que, pour l’instant, un gosse, c’est quelqu’un qu’on voit une fois tous les quinze jours.

  4. À Zahra-Mee Sarriette

    Les déclarations de Tariq Ramadan en juin 2017 au sujet de l’excision, telles qu’elles ont été rapportées par le site :
    http://memri.fr/2017/06/22/tariq-ramadan-lexcision-ne-figure-pas-dans-le-coran-mais-fait-partie-de-notre-tradition-la-discussion-doit-etre-interne-non-orchestree-par-memri/
    me laissent avec un certain malaise.

    À tort ou à raison – je compte sur vous pour m’éclairer – je ressens les circonlocutions alambiquées comme porteuses d’un message ambivalent : Tariq Ramadan n’est pas pour l’excision mais il ne veut pas la condamner.

    C’est une technique de double discours : si on lui reproche d’être en faveur de l’excision, il peut citer la phrase où il se déclare être contre. Si on lui reproche d’être contre, il peut faire valoir qu’il ne l’a pas condamnée et a laissé à la communauté le soin d’y réfléchir…

    C’est la même stratégie dilatoire que pour le fameux moratoire sur la lapidation : on va mettre en pause, on va s’asseoir et réfléchir.

    Un être civilisé aurait profité de sa stature internationale d’Éminent Savant Musulman, comme disait un humoriste, pour déclarer haut et fort que la lapidation et l’excision sont des rites barbares indignes d’une religion inspirée par un Dieu crédible.

    Pardonnez-moi mais je trouve ce type vraiment, VRAIMENT infect.

    • Ce que rapporte le site que vous avez mis en lien me laisse de glace. Dès la premier coup d’œil, je vois que ce site a pour fonction de dénicher des antisémites partout, même où il n’y en a pas. Je ne peux pas lui faire confiance.

      Aussi il faudrait que j’aie accès directement à la discussion intégrale qui a eu lieu ce jour-là pour savoir si vraiment Tariq Ramadan a pu être équivoque ou ambigu en cet instant. C’est justement d’avoir compris qu’on l’avait accusé souvent de double discours à l’aide de citations tronquées et de hors contexte, en bref qu’il était diabolisé bien avant ces accusations de viols, que je me suis penchée immédiatement et le plus assidument possible sur les accusations ahurissantes de viols qui le visent actuellement et sur la façon dont se déroule la procédure judiciaire.

      Sachant que l’excision n’est pas dans le Coran, j’ai fait une requête “sunna excision” et j’ai trouvé immédiatement une réponse qui devrait vous éclairer à cette adresse :
      https://www.havredesavoir.fr/lexcision-est-interdite-en-islam/

      Ce site distingue l’excision, qui ne se trouve pas dans le Coran et est une mutilation sexuelle de la femme tout à fait condamnable, et la “circoncision féminine”, qui aurait été (serait encore ?) dans certaines populations l’équivalent féminin de la circoncision masculine : un “prélèvement très léger” qui, loin de priver la femme de la fonction clitoridienne et du plaisir, rendrait “son visage plus radieux” dans la relation. D’où le propos de TR : “présente dans la tradition”, et pas que celle de musulmans, comme je l’avais déjà dit (revoir plus bas).
      Quelques rares hadiths, qualifiés de faibles y feraient allusion*.

      J’imagine ce qui a pu se passer à New-York avec cet imam… On l’a questionné sur l’excision (bien entendu, puisqu’elle fait partie de l’arsenal !). Il a répondu sur la circoncision féminine, et loin de s’inquiéter que la femme soit privée de plaisir, il a exprimé (peut-être), au contraire, la crainte qu’elle ne prenne trop de goût aux rapports sexuels (ou à la masturbation ?) et ne devienne une sorte de dévergondée, comme on le dirait chez nous.

      Et la machine de guerre était enclenchée, à tort ou à raison, d’où la réaction de Tariq Ramadan, qui aurait demandé à en savoir plus avant de se prononcer sur le bien-fondé de l’exclusion de cet imam, exclusion qui le surprenait beaucoup.

      *Concernant la pratique de la circoncision, masculine comme féminine, dans nos sociétés européennes, il ne devrait pas être impossible de savoir ce qu’il en est, puisque nous finissons tous par passer un jour ou l’autre dans les mains des toubibs…

      Je ne suis d’accord avec vous sur rien et permettez-moi de vous dire poliment que c’est vous que je trouve assez… infect.

      • À chacun ses valeurs…
        @ Zahra
        Vous êtes musulmane, vous avez un Maître à penser, et vous vous engagez semble-t-il dans une recherche sur l’histoire des mutilations féminines dans le monde musulman.

        Je suis athée, je découvre l’Islam sur ce site depuis 6 mois, et je suis effaré de lire qu’en 2018 la lapidation et l’excision sont encore un sujet de débat, et qu’il faut trouver des “vrais Savants” pour expliquer en Terre d’Islam que ces pratiques barbares n’ont rien à voir avec leur religion.

        J’ai mis un lien vers le site MEMRI (dont je n’avais jamais entendu parler) parce que c’est le seul site en français qui rapporte les propos de Ramadan sur l’excision sans les commenter. Assez curieusement, la presse française n’en a pas parlé, à part quelques sites facho ou marginaux. Et Le Figaro, avec un long commentaire que, volontairement, je n’ai pas lu pour l’instant.
        http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/06/23/31003-20170623ARTFIG00381-ce-que-revele-le-discours-de-tariq-ramadan-sur-l-excision.php

        J’ai découvert depuis que c’est ce même site MEMRI qui a lancé l’affaire en publiant le 7 juin 2017 la vidéo d’un prêche de l’imam américain Shaker Elsayed qui faisait la promotion de l’excision (juste un petit bout…) comme moyen “honorable” de lutter contre “l’hypersexualité des femmes”.
        La vidéo est sous-titrée en anglais.
        https://www.youtube.com/watch?v=go17eR-Segk

        L’imam exciseur n’est pas n’importe qui aux Etats-Unis. C’est un universitaire connu, un “savant de l’islam”, responsable d’une grande mosquée en Virginie qui a vu passer plusieurs futurs terroristes, et qui a lui-même toujours pris la défense des musulmans américains condamnés pour apologie du terrorisme … tout en condamnant officiellement le terrorisme.
        https://en.wikipedia.org/wiki/Shaker_Elsayed (en anglais)

        Son pieux prêche a suscité un tollé. Le FBI lui a remonté les bretelles car l’excision est un crime dans la plupart des états. Devant les appels à la démission il s’est platement excusé.

        C’est ici qu’intervient Ramadan. Dans une interview à MEMRI le 12 juin il se déclare hostile à l’excision mais défend vigoureusement son compère Shaker Elsayed. Les mutilations génitales féminines ne sont pas dans le coran mais font partie de la tradition prophétique. On ne va pas mettre à la porte (to fire) un éminent imam comme Shaker Elsayed qui prêche la bonne parole depuis 30 ans. Pour ou contre l’excision c’est une affaire d’opinion entre savants (scholars). Il faut en parler mais en interne seulement. Ce n’est pas à nos ennemis de dire ce que nous devons faire.

        “there is a difference of opinions among the scholars. Yes. You need to take a position, but you cannot deny the fact that this is something that is part of our tradition.”

        Dans cette vidéo Ramadan s’exprime en anglais. Les sous-titres sont aussi en anglais (voir plus loin pour des sous-titres en français). Cette version complète dure 2 minutes 56.
        https://www.memri.org/tv/tariq-ramadan-fgm-part-of-prophetic-tradition
        Transcription du texte seulement (anglais) :
        https://www.memri.org/tv/tariq-ramadan-fgm-part-of-prophetic-tradition/transcript

        Le lien vers MEMRI que j’ai mis dans mon post précédent est la réaction de MEMRI à cette interview de Ramadan dans leur studio. Ramadan ne leur pardonne pas d’avoir mis en ligne la vidéo de l’imam qui œuvre pour la vertu des femmes, MEMRI cite sans les déformer les phrases-clé qui montrent le double langage de notre islamologue national.

        Cette même vidéo, amputée de 32 secondes, est publiée le 28 octobre sur youtube.
        Dans cette version les sous-titres sont en français :
        https://www.youtube.com/watch?v=4PJME425s4s

        Conclusion
        Ramadan est contre l’excision dit-il … mais ne fait rien pour qu’on l’empêche. Au contraire son plaidoyer en faveur de l’ignoble imam dévoile sa propre ignominie.

        Des femmes qui ont probablement souffert dans leur chair de cette barbarie ne sont pas dupes. Voici la traduction du premier paragraphe d’un communiqué en anglais :

        Bruxelles, 6 juillet 2017
        “Nous, Réseau Européen des Femmes Immigrées (ENOMW) , sommes alarmées par les récentes déclaration de Tariq Ramadan, Président du Réseau Musulman Européen, sur la mutilation génitale des femmes dans la culture musulmane et la tradition.
        Encore plus inquiétant est l’appel du Président du Réseau Musulman Européen à ne débattre de l’excision que “en privé”, en s’abstenant de condamner publiquement les personnes qui cautionnent cette forme de violence faite aux femmes, afin de protéger le statut religieux et l’autorité de ces personnes.”
        http://www.migrantwomennetwork.org/wp-content/uploads/2017/07/ENOMW-FGM-STATEMENT-July-2017-1.pdf

        Zahra, sur le compte Facebook de Tartuffe on peut lire ce post en date du 21 juin 2017 :
        “… cela fait trente ans que je fais campagne en Afrique, en Asie et à travers le monde contre l’excision et les mutilations sous toutes les formes…”
        https://www.facebook.com/official.tariqramadan/posts/excision-et-mutilations-g%C3%A9nitales-f%C3%A9minines-une-nouvelle-campagne-des-milieux-de/1773499502664338/

        .

          • Comme s’il ne le savait pas! Il fait partie d’une officine jumelle et leurs renseignements sont communs !

          • @ Nanita – le 11 août 2018 à 17 h 20 min
            vous avez écrit :
            “Comme s’il ne le savait pas! Il fait partie d’une officine jumelle et leurs renseignements sont communs !”

            On a connu Nanita l’avocate, puis la groupie, voici la troll. Vous progressez.

            Maintenant et ici, sur ce fil de discussion dont le sujet est l’excision et l’Islam, en tant que Femme et en tant que Musulmane, l’excision vous en pensez quoi ?

    • @Mistigris

      Ni l’excision, ni la lapidation, ne constituent des prescriptions coraniques. Ces pratiques anciennes concernent d’ailleurs plus des régions que des religions spécifiques. L’excision, par exemple, s’applique à plus de 90% des égyptiennes, qu’elles soient musulmanes ou coptes.
      Il n’en est que plus surprenant de prendre acte d’un désir de “moratoire” sur la lapidation, ou d’une tolérance aux “coutumes locales” exprimée par Tarik Ramadan.
      Assez bizarrement la lapidation est préconisée par l’AT, mais pas par le Coran. L’excision, est une coutume qui prévaut en Afrique sans justification religieuse spécifique. Elle n’est bien sûr pas recommandée par le Coran.
      Dans ce cas, pourquoi TR ne condamne-t-il pas clairement ces pratiques? Au motif probable que son frère approuve la lapidation, et, d’une manière générale, tout ce qui horrifie les européens. Une secte performante se doit de choquer, pour provoquer la rupture entre les fidèles et leur entourage raisonnable. C’est technique, comme la correction des attitudes repos à l’armée, (ou à l’école, quand on est un bon pédagogue).
      Il faut bien intégrer le fait que les sectes ont le vent en poupe. Les sectes, ou les courants fondamentalistes. L’avenir appartient à Mak et Nanita, pas à vous et à moi.
      A part ça, j’aimais bien Tarik Ramadan. Certes, il a la moralité d’un hamster, mais il est intelligent et aimable. Souriant, aussi. De bonnes capacités d’analyse, une capacité d’adaptation impressionnante… Bref, ça ne me fait pas plaisir de le savoir en cabane. Un peu comme Bernard Tapie. On avait beau savoir que c’était un enfoiré, on a quand même été content quand il est sorti de taule.
      Ok, ok, ok…. Lui aussi a un mauvais fond. Mais quel talent. Je me demande si Ramadan va se lancer dans la chanson, ou dans le théâtre, s’il parvient à échapper à ses bourreaux. Dur avec une SEP. Il aurait du faire ça plus tôt.
      De quoi on parlait, déja?
      De Dieu? Bien.

      • Ne connaissant pas TR avant le début des histoires je crois de plus en plus que derrière la façade très moderniste de la personnalité de Tariq Ramadan se cache une réalité très conservatrice pour ne pas dire fondamentaliste. Et j’ai été surpris de découvrir sur ce site que les (ou “des” ?) défenseurs inconditionnels de TR étaient aussi les tenants d’une lecture plutôt littéraliste des textes.

        Et Dieu là-dedans ?

        Je cherche encore un Dieu pour le 21e siècle, à la mesure des enjeux colossaux auxquels l’humanité est affrontée… Je ne trouve pas que le bilan des religions des dieux en exercice soit globalement positif à l’échelle de l’Histoire. Les croyants, beaucoup d’entre eux, à titre individuel : oui, assurément. Mais, au final, pour quel résultat ?

        • @Mistigris

          Contrairement à vous, je connaissais parfaitement bien le discours de TR avant le scandale. Je visitais récurremment son blog, au demeurant très intéressant, et j’ai longtemps pensé que Caroline Fourrest lui faisait un mauvais procès à propos du double langage, avant de découvrir les conférences destinées au petit cercle des ouailles, en majorité, des femmes voilées auxquelles le saint délivrait un message salafiste très différent de celui proposé chez Ruquier, ou dans l’émission de Zemmour.
          Plus tard, j’ai compris que TR constituait juste la vitrine présentable des FM, et pour cause, vu qu’il est le descendant du fondateur, et le frère du patron.
          A noter le fait que nombre de penseurs estimables se sont fait enfumer par le personnage, à commencer par Plénel, Gresh, et Morin (celui qui pense, pas le normand).
          TR a entretenu des liens étroits avec l’UOIF, succursale des FM, rebaptisée il y a peu Musulmans de France, le CFCM, piloté par un copain d’Erdogan, et le CCIF, proche de Indigènes…. Que du beau monde.
          Le point commun à ces organisations est d’ailleurs un salafisme caricatural planqué derrière la revendication de modération.
          Le double langage n’est pas que le fait de Tarik Ramadan. C’est grâce à ces organisations “modérées” que le salafisme progresse par la bande dans notre pays.
          On avait déja les qataris, maintenant, on a aussi les turcs. Mais ils appartiennent à la même obédience. Au vu de nos excellentes relations avec la Qatar et la Turquie, je doute aussi du fait que l’incarcération de TR ait une origine politique. Il serait plutôt une victime collatérale du mouvement “Balance ton porc”, qui a fait des victimes un peu partout, y compris au sein du monde politique, et sans doute sans fondement.
          Enfin, pour ce qui est des religions en général, nul doute qu’elles doivent avoir une utilité, mais reste à savoir pour qui. Mais elles ne sont pas à elles seules responsables des guerre et des massacres qui ensanglantent la planète (le disque plat sur lequel nous vivons).

        • @mistigris, @patrice et autres …
          en vous lisant je ne peux que repenser à quelqu’un que j’ai beaucoup fréquenté dans ma jeunesse.
          c’était un fils de rabbin, et il s’appelait Karl Marx.
          A 22 ans, il écrit cette phrase restée célèbre:
          “la religion est l’opium du peuple, mais un jour viendra, ou l’humanité consciente arrachera cette horrible verrue de son beau visage”
          La foi est un pari.
          un pari respectable selon moi, tout autant que le pari contraire, ou l’absence de pari pour ceux qui réservent leur réponse.
          cela ne devrait poser aucun problème, et pourtant !
          Dès que le dogme s’installe, c’est l’absolu qui l’emporte, stérilisant tout ce que pourrait apporter en matière d’évolution “l’intelligence du contradictoire”.
          De la, tombent sans répit, les anathèmes, les excommunications, les châtiments, et la longue litanie des horreurs que les hommes sont susceptibles d’inventer, en toute bonne conscience, puisqu’il exécutent les volontés d’un Dieu qu’ils ont fabriqué de toute pièce.
          Dans une chanson “le Tango des curés”, un barde breton l’exprime assez bien:
          en parlant des églises
          “depuis qu’on va sur la lune, ils préparent leurs valises !
          Les étoiles sont en or, allez leur faire la guerre
          s’ils pouvaient foutre le camp, avec leur militaires
          y aurait de l’Amour chez nous, et du bonheur sur terre
          Dieu serait vraiment au ciel, et l’on aurait enfin le paradis
          SANS LUI ”
          bon, soyez indulgents, car de temps en temps, ça fait du bien de se lâcher un petit peu !!!
          salutations fraternelles, laïques et cordiales

  5. à Ousmane Timera

    Ce que vous publiez le 6 août 2018 sur Oumma me semble reprendre très largement ce que vous avez publié le 15 septembre 2017 sur votre blog, à une grosse différence près (au moins une, car je me suis arrêtée dans ma lecture à celle-ci) que vous n’y faisiez pas mention de Tariq Ramadan.
    L’article ci-dessus donne à croire qu’un lien actif va nous permettre de voir ce qu’il en était de la polémique que vous évoquez. Or il n’en est rien, il renvoie seulement à la période du ramadan.

    Je comprends (ai-je tort ?) que vous reprochez à Tariq Ramadan (comme à d’autres “savants” de l’islam de parler) de l’excision, en entretenant un sujet qui n’a nul besoin de mises au point islamiques.
    D’accord avec vous sur cette prise de position, je m’étonne tout de même que vous ayez l’air de le rendre, lui (et quelque autre “savant” musulman) responsable de cette polémique !

    Il est clair que si ce thème fait constamment l’objet de polémiques, c’est que beaucoup de gens ont établi artificiellement un lien entre deux faits réels :
    1) l’islam pratique la circoncision pour les hommes
    2) l’excision des femmes est pratiquée dans certains pays dits “musulmans” parce que l’islam y tient une place importante (exemple : l’Égypte)
    La masse des gens, et surtout de ceux qui détestent cette religion, ne s’embarrasse pas de recherches historiques, de géographie humaine, ni de recherches textuelles. Elle en a déduit que l’excision des femmes est une prescription islamique./

    Et comme oui, la question de l’excision des femmes, de la mutilation, parfois excessivement grave, qu’elle constitue pour celles qui l’ont subie, se pose à certains musulmans qui la reçoivent par tradition familiale et sociale, il est bien nécessaire, pour ceux-là, de faire la lumière sur l’origine de cette pratique, afin qu’ils puissent en sortir sans aucune inquiétude religieuse.

    Il me semble qu’il est particulièrement inopportun, voire pervers, de laisser penser, au moment où il macère en prison par ces grosses chaleurs insupportables même pour beaucoup de ceux qui sont libres, à cause d’accusations assez… ahurissantes pour qu’on s’autorise légitimement à douter des crimes dont il est accusé, que Tariq Ramadan aurait de la sympathie pour l’excision des femmes.
    Non, vraiment, ce n’est pas opportun !

    • J’apporte une correction à ce que j’ai écrit, pour éviter une mauvaise interprétation par les lecteurs :
      2) l’excision des femmes est pratiquée dans certains pays dits “musulmans” (pays dits musulmans parce que l’islam y compte beaucoup d’adeptes (exemple : l’Égypte)) , mais dans lesquels elle est pratiquée aussi par d’autres groupes (chrétiens, animistes…)

      car je ne voulais pas dire que l’excision est pratiquée en Égypte parce que LES Égyptiens SONT musulmans.

      • Vous avez raison.
        L’excision n’est pas une spécificité islamique, mais une coutume locale. Même les animistes africains la pratiquent, en effet.
        En Egypte, cette connerie est pratiquée sur presque toute la population. Sauf que l’Egypte est majoritairement musulmane, et qu’aucun Imam ne s’y oppose. Ni aucun prêtre. On castre les filles pour pouvoir les marier, c’est tout.
        En fait, à part les athées militants, également appelés” intellectuels”, ou “riches”, personne ne s’oppose à cette pratique absurde.

    • Alors, dans tout ce magnifique texte, vous n’avez retenu que ce qui est en rapport avec L’Usurpateur de titre?

      Je comprends mieux maintenant, voir son nom/prénom vous met automatiquement en mode défense!

      • Misère de votre pensée haineuse… Vishnu. J’ai parcouru le fil de discussion et je n’y vois aucun commentaire de vous sur le texte ci-dessus, excepté ces quatre mots “dans tout ce magnifique texte” destinés à brosser l’auteur et les lecteurs qui se sont exprimés dans le sens du poil avant de passer à votre radotage habituel. Rien qui indique que vous l’auriez lu, ce texte.

        Je l’ai entièrement lu après mon commentaire.
        Je n’ai pas l’habitude de me fier aux commentaires de la parole de quelqu’un que je ne peux pas lire ou entendre moi-même pour m’assurer que ces commentaires la reflète fidèlement. C’est pourquoi je n’ai rien dit de plus.

        Depuis que j’assiste à la critique permanente des textes religieux, je pense que ce qui a été dit aux hommes à un moment t1 doit nécessairement être repensé à la lumière de l’évolution de l’intelligence humaine et des acquis de la science pour trouver tout son sens au moment t2, celui où un vivant désire comprendre. Inutile et même absurde de prendre à la lettre les écrits de l’époque t1, mais inutile aussi de les réécrire, ou de les rogner, ou de leur ajouter. Les méditer et dire ce que l’on peut en inférer au moment t2, celui qu’on est en train de vivre. Cela nécessite de savoir assez bien ce qui a changé, pour les vivants en ce bas monde, entre la situation de l’instant t1 et celle de l’instant t2.

  6. À partir du moment que l homme a créé des différences en humains, les conflits pour imposer un mode de vie, c’est la dictature que civilisation veut imposer. Alors que nous sommes de la même création universelle.

  7. Thomas Sankara : “On ne lit pas le Coran ou la Bible de la même façon si on est riche ou si on est pauvre, sinon il faudrait rédiger deux Corans et deux Bibles” …Ceci est vrai pour les rapports sociaux, donc aussi pour les rapports qui en découlent, entre sexes, générations, nations, pays, Etats, etc. La position sociale qu’on occupe dans la société, individuellement et en tant que classe sociale, pousse à lire subjectivement les textes comme on le souhaite, et à s’éloigner ou au contraire à se rapprocher de la lecture qu’on en ferait en gardant active sa fitrah. C’est pour cela que les humbles, les pauvres, les orphelins, les non possédants et les femmes (et hommes) libres dans leurs têtes sont en général plus détachés et ont plus facilement accès à une bonne compréhension des textes islamiques.

    • YAMINA
      Montrez qu’une femme n’a pas toujours besoin de tuteur : la réponse que vous attendez se trouve déjà sur cette page internet.
      Amicalement dit.

  8. En France, la libération de la femme s’est réalisée en deux étapes.
    – Après guerre, quand la plupart des femmes ont commencé à travailler. Nombre d’entre elles avaient du s’y mettre durant l’Occupation, vu que le mari était prisonnier.
    – Dans les années 60, suite à l’effondrement du catholicisme. Mais la libération sexuelle, permise par la pilule et les antibiotiques, a aussi joué le rôle d’accélérateur. (jusqu’à l’arrivée du Sida…).

    Je suppose que, dans les pays musulmans, il en ira de même quand les femmes seront autonomes, et que la religion régressera. Mais il y a un prix à payer: La dislocation de la famille.

    • A mon avis c’est un peu plus complexe que cela, de nombreuses femmes qui travaillent, dont certaines qui ont fait de hautes études, sont indépendantes et toujours musulmannes.
      Certaines de ces femmes musulmannes, par ailleurs, portent un foulard aussi par leur propre choix (rien dans le Coran ne les oblige), quel que soit leur niveau socio-culturel.
      Il serait certes intéressant de lire des études sociologiques sur le sujet. Je ne peux parler qu’a titre personnel pour avoir étudié ces questions et connaitre des hommes et femmes musulmans d’Afrique du Nord.
      Tout ça pour dire qu’etre indépendante en tant que femme n’est pas nécessairement du a ce qu’une religion soit moins pratiquée qu’avant.
      Les catholiques en France ont d ailleurs tendance à préférer passer inaperçus car ici ce n’est pas très bien vu de l’être.
      Ce qui n’empêche pas a ces femmes catholiques d’etre indépendantes et “libérées” aussi
      🙂

      • Je vous ai répondu plus haut.
        Mais, en, effet, la religion n’est pas la seule composante, comme analysé dans mon post.
        Je pense que mieux vaudrait évoquer un phénomène dialectique assez complexe incluant la pression religieuse, des paramètres économiques, et des éléments matériels comme la contraception.

  9. J’ai toujours dit,
    L’argent divise les musulmans.
    Le concept du féminisme pose problèmes aux gens du livre.

    Ce sont les deux facteurs qui détruiront le monde.

    Les arabes, avant l’Islam, gardaient les noms masculins pour nommer leur fils et les noms féminins pour nommer les statuts.
    A moi l’homme et à dieu la femme. L’Islam a mis fin à cette façon de vivre.

    Il y a peu de modèle pour les femmes, Marie, la femme du pharaons.. et beaucoup pour les hommes.

    • mon ami , le monde est dejà detruit devasté plein de fausses idées magouille racisme et tout ce qui en suit , les saisons mêmes ne sont pas d’accord entre elles, on ne les sent pas comme il se doit un jour teshort demain doudoune , il pleut quand il ne le fo pas et la secheresse apparait facilement car ce sont des avertissements de par la nature qui nous dit je sais que vos vacances et vos loisirs n’ont plus de gout ni d’importance du temps où ton grand père sortait avec mamie et que c’etait le temps de l’amour , le temps de l’aventure et des vrais amis tel interpreté par F/HARDY et plus on revient sur le temps plus on savoure une fois de plus de son suc ainsi que du suc vital d’amour pur sans trahison d’amitié sincère et là à te donner une main de coeur ET LA Que reste t’il la guerre des gens contre gens l’un contre l’autre les médias qui font tout pour de la tune ils mettent un monde contre un autre tout comme satan qui a fait expulsé l’humain du paradis et qui s’est juré qu’il continuerait son jeux pour entrainer tt le monde ce monde et ses savants les plus doués vers la derive ! dire que c’est la finale se joue et le reste ne viendra sans s’annoncer ! on a tout sans remercier ni la nature ni dieu son faconneur sous terre avant que l’homme à l’aide de ses machines lui donne la forme , et que tt le monde mange à sa fin seulement sans avoir connu les misères du passé !

    • il y a la reine Belkhis, il y a Myriam, il y a Khadija, il y en a beaucoup d’autres …dont les noms ont été négligé par la plupart des serviteurs du pouvoir et collectionneurs de hadith à leurs services

    • Si vous voulez mon avis, ce qui détruira le monde, c’est l’explosion démographique.
      Vous avez noté? Il fait sacrément chaud pour la saison.

      • Ce qui est dure à supporter, ce n’est pas la chaleur , mais un taux élevé d’humidité.
        Je supporte bien 45 degré sec et difficilement 25 degré humide.

  10. Salam

    Un premier problème est que dans le paragraphe ” des idées musulmanes anti-islamique ” vous mélangez tout : croyances populaires sur la femme, idées d’origine judeo-chretiennes, avis sunnites minoritaires, avis sunnites majoritaires, avis réellement basés sur des hadiths authentiques et même versets du Coran.
    S’il y a depuis longtemps un problème d ‘interprétation machiste de certains Texte chez cert ains musulmans, il y a un autre problème de taille chez les réformistes au sujet de la femme comme le reste : une interprétation complètement idéologique sur fond de bricolage juridique et théologique correspondant à l’air du temps. Avec la science et la piété en moins par rapport aux savants connus anciens. (Desquels nous prenons pourtant les différentes sciences islamiques).
    Vivement des nouveaux savants compétent s et intelligents, sortant de la pure imitation de leur aîné s et loin des errances des prédicateurs modernes.

    • @Vanessa

      Il ne vous a jamais traversé l’esprit que la loi pouvait être basée sur l’intérêt général, ou sur le principe: “La liberté des uns s’arrête là où commence celle d’autrui”? La loi islamique peut-elle être imposée à des athées? A des chrétiens, des juifs, des bouddhistes?
      Ca n’est pas à Dieu de juger les hommes au terme de leur vie, enfin, s’il existe, et s’il y a une vie après la mort?
      En attendant, celui qui nuit à autrui doit en effet être châtié. Mais celui qui copule avant le mariage, il dérange qui? Ou celui qui ne fait pas le Ramadan, celui qui blasphème, celui qui change de religion, celui qui prie des idoles nulles? (la faute suprême).
      Et si la religion cessait de s’occuper des lois, de la science, ou du comportement des gens qui vivent tranquillement dans leur coin sans emmerder personne?
      Vous ne trouvez pas qu’on croule sous les contraintes, souvent, sans nécessité?
      Dernier point. Le terme “savant” n’est-il pas un peu usurpé? A moins que vous ne faisiez référence à Planck, Einstein, Dirac, Poincaré…… Non, désolé, on laisse tomber les frères Bogdanov.
      Sinon, “pas de contrainte en religion”, vous en pensez quoi? Ca serait une connerie?

  11. Article très intéressant, merci.
    Assez déstabilisant sur un point. À vous lire on ne peut se fier au travail des “savants”. Qui sont ces savants dont vous parlez ? Tous les savants ? Il n’existerait aucun savant de qui on pourrait apprendre ?

    Il me semble me rappeler d’une idée avancée dans un autre article publié sur Oumma.com, il était dit que les savants sont des êtres humains et donc n’échappent pas à l’erreur. À partir de là, plutôt que de décrédibiliser les savants dont vous parlez, pourquoi ne pas plutôt inviter à avoir un esprit critique lors de la lecture de leurs œuvres et inviter à considérer le contexte dans lequel elles ont étés pensées et rédigées.

    Je vous avoue que ce que vous dites sur les “savants” me déstabilise parce que pour ma part je n’ai réussi à aborder le Qur’an et la sunnah de façon plus éclairée en écoutant et lisant les explications de plusieurs “savants” et par la grâce d’Allah.

    • Et ce contributeur se désigne comment ? Est-il un “savant”? Pourquoi est-ce que sa parole serait plus audible et crédible que celle des “savants” qu’il fustige? Encore un Gassama en service commandé pour nous remettre dans le droit chemin de la pensée unique ! Nous sommes des musulmans nous entendrons les “savants” si nous voulons et seulement ceux qui nous agréent !! Notre lien avec Dieu et direct ! C’est Lui que nous adorons et c’est Lui que nous prions et c’est de Lui que nous attendons la miséricorde!

  12. Je te félicite pour cet article. Il n’y a pas assez de lignes pour exprimer ce que j’en pense ! Dieu nous a fait avec le discernement ; il convient donc de méditer et reconstruire.

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