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Les droits du mourant(e) et du défunt(e)

Traduction Moussa Allem

Les droits du mort existent en Islam comme les droits des vivants. Il n’y a que l’Islam qui parle de cela, en terme de droit. L’Islam voit la vie dans son entier, de l’embryon à la vie dans ce bas-monde, jusqu’à la mort et dans l’au-delà.

En ce qui concerne une personne mourante, nous devons l’entourer ( sa famille, ses enfants)

Un hadith du Prophète Mouhammad , nous enseigne que pour se rapprocher d’Allah, Il faut nourrir le pauvre ( l’affamé ),et rendre visite au malade. Cette dernière injonction est une obligations chez la plupart des oulamas ( Savants en islam ).

En effet, c’est le droit du musulman sur son frère, car, nous dit le Prophète : « Il n’y a pas un musulman qui, ayant visité son frère ( malade ), ne soit au Paradis. »

Il faut se taire devant un mourant, ne pas lui faire peur. Faire des do’as dire la Chahada, une fois de temps en temps ( la profession de foi musulmane ). Ne pas lui dire de la dire, car s’il ( ou elle ) est musulman, il ( ou elle ) la connaît .

Lorsqu’un Israélite, mourant, au chevet duquel s’était rendu le Prophète, a fait le témoignage de foi, le Prophète a dit : « Louanges à celui qui l’a préservé du feu ! »

Il faut lui faire lever son index ( signe de la croyance en l’Unicité Divine ) s’il est conscient sinon dire la Chahada en sa présence.

Deux autres hadiths nous disent encore : « Celui qui meurt et sait que seul Dieu est Dieu va au Paradis. » (Même s’il ne le dit pas)

« Celui dont la dernière parole sera la profession de foi, entrera au Paradis »

Pourquoi à cette condition ? Parce que cette main avec laquelle il travaillait ne bouge plus, cette langue avec laquelle il parlait ne bouge plus. En mourant, l’être humain se soumet à la loi divine et donc doit rencontrer son Seigneur avec la meilleure des paroles.

Il faut lui fermer les yeux, le mettre en direction de la Mecque. On peut, lors des décès, lire le Coran. Le Prophète n’a – t – il pas dit « Ya – Sin est le cœur du Coran lisez

  •  là à vos morts »

    NDLR : Ya Sin est la Sourate 36

    Un frère, Hadj Tahar, qu’Allah lui fasse Miséricorde, m’appelait pour lui lire le Coran car il savait qu’il allait mourir. Je sais que certains disent que le Coran est fait pour être lu aux vivants et non aux morts. Ceux qui disent cela, leur cœur est mort, car ce sont eux qui ne veulent pas entendre le Coran.

    Si le défunt (e ) était croyant, son âme est élevée jusqu’au « Jujubier de la limite » et Allah dit : « J’ai agréé Mon serviteur et l’âme dit : « vite, vite, emmenez – moi » ( auprès d’Allah )

    Pour la toilette mortuaire, qui est une purification et non un lavage, on commence par dire ( De par le Nom d’Allah ) Bismilah, en faisant des invocations :

    « Mon Dieu facilite lui ta rencontre » Il faut pleurer en faisant cette do’a car Dieu dit : « si Mon serviteur m’aime, il doit aimer Me rencontrer ».

    Le croyant ne doit pas détester deux choses :

    – La pauvreté, alors que l’on sera riche auprès d’Allah,

    – La mort, alors que c’est le passage obligé pour rencontrer Allah !

     

    Bilal ( qu’Allah l’agrée ) a dit lors de sa mort, tandis que son épouse était en pleurs : « Oh que je suis heureux, demain je vais rencontrer mon Créateur et revoir mon bien aimé Mouhammad   ».

    On ne procède pas à la toilette pour un martyr. On ne prie pas non plus sur lui, ni plus qu’on ne le met dans un suaire.

    Si la personne est morte brûlée, et que l’on ne peut utiliser de l’eau, on accomplit la lustration pulvérale ( le tayamoum ).

    Un homme peut laver son épouse et vice et versa. L’imam Abou Hanifa, qu’Allah lui fasse Miséricorde, n’est pas d’accord sur ce dernier point.

    S’agissant du Prophète, Ali, Oussama et Fadhl ibnoul Abbas, ( qu’Allah les agrée ) ne savaient comment faire ? S’étant assoupis, ils entendirent une voix leur dire : « lavez-le par dessus son kamis ( djellaba ) ».

    Ce sont, en priorité, les proches du défunt qui doivent le laver. C’est une obligation pour eux, pour laquelle ils seront récompensés.

    Celui qui porte le défunt doit refaire les petites ablutions. Celui qui le lave doit refaire la grande ablution. C’est ce que disent certains. Moi, je dis que la petite ablution suffit dans les deux cas.

    On peut pleurer sur le mort mais pas de cris (s’arracher le visage ou les cheveux…) et ne pas élever la voix.

    Lorsque le Prophète a perdu son fils Ibrahim, âgé de six mois, il a dit : « l’œil ne pleure pas et le cœur ne prend pas le deuil et je ne dit que ce qu’Allah permet ».

    En d’autres circonstances, il a pleuré et a interdit à Zaïnab ( qu’Allah l’agrée ) de le faire et il a dit : « Ce sont des pleurs de miséricorde ».

    C’est à vous d’être patient. Pour le mort, c’est fini.

    Le Prophète a dit à une femme d’être patiente. Elle lui a dit : ce n’est pas toi qui es en deuil. Puis Le Prophète est parti. Quand elle a su que c’était lui elle est allée le voir ! Il lui a dit de patienter en toute circonstance.

    Après le rite de la purification, il faut mettre le défunt ( e ) dans un linceul, faire la prière mortuaire ( Djanaza ) puis le mettre en terre.

    Le Prophète a dit : « Priez sur vos frères ( amis ). »

    Celui qui meurt et qui a des dettes, les musulmans doivent les payer. Sinon, son âme reste en suspend et n’entre pas au Paradis, tant que les dettes ne seront pas réglées.

    Nous devons nous armer de patiente et croire les propos du Prophète : « Si vous patientez, votre récompense est auprès d’Allah ».

    La patience est surtout recommandée lorsque l’on perd des enfants. Le Prophète a dit d’une femme qui avait perdu trois enfants, qu’ils lui serviraient de « hidjab » ( protection ) contre le feu au Jour du jugement Dernier

    NDLR : C’est pour cela que l’une des formules de condoléances, lorsqu’on les présente est : « Votre récompense est auprès d’Allah »

    En période de deuil, pour son mari, une femme ne peut dormir en dehors de chez elle. ( quatre mois et dix jours ). Pour un oncle, un frère c’est trois jours !

    Et Allah est Le plus Savant !

    ® Mosquée El Feth vendredi 26 mai 2000 – 22 Safar 1421

    49, rue Suzanne Lannoy-Blin

    59720 Louvroil

    Tél. : (00.33) 03.27.65.23.89

     

     

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