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Le paradigme de l’Amour comme dévoilement

« J’ai passé depuis des journées entières à me promener dans les rues avec Gros-Câlin. Ce qui cause les préjugés, les haines, le mépris, c’est le manque de contact humain, de rapports, on se connaît pas, voilà. »

Emile Ajar (Romain Gary), Gros-Câlin, éd. Folio.

« C’est par tes parents que tu te sens arabe. Par ta mère surtout. J’avais honte de ma mère quand elle venait nous chercher à l’école, à cause de ses robes arabes, du henné sur les mains et du tatouage sur son front, une croix de couleur bleue, la marque de son village. (…) Un arabe est dévalorisé parce qu’il est pauvre, illettré, immigré, souvent les trois en même temps. Et ces dernières années on a découvert qu’il pouvait aussi être violent. Quelles que soient les images portées sur l’Arabe, elles le font moins que ce qu’il est. C’est vieux, tout cela. On a toujours su et toujours dit que l’Arabe était inférieur au Blanc, on a ça dans la tête et dans notre histoire, au moins depuis la colonisation. »

Yazid Kherfi, ‘’Repris de justesse’’, Essais, éd. La Découverte.
Bien souvent ce qui est oublié, voire occulté dans les analyses modernes qu’elles soient socio-économiques, et surtout géopolitiques, c’est la question de l’amour que ce soit avec un petit a ou un grand A. Ce qui n’est pas étonnant vu que tout est quasiment passé au crible de l’utilitarisme, du productivisme et du consumérisme. 
Toutefois la psychologie et la psychanalyse y porteront une grande attention, souvent confondant l’amour avec la sexualité. Seul l’Art en général (littérature, peinture, cinéma, musique, etc.) et la philosophie y inscriront leurs lettres de noblesse. Et cela était d’autant plus vrai qu’il y avait ce sentiment que n’importe qui pouvait réussir, même issu des classes populaires, et devenir un symbole (Balzac, Flaubert, Hugo, Picasso, etc.) ou une icône pour représenter toute une génération (Les Beatles, Quincy Jones, Ray Charles, James Dean, Marilyn Monroe, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Johnny Halliday, etc.). Et cela aussi apparaissait sur les écrans du monde arabe, de nouvelles figures (voir le cinéma égyptien ou indien) et de ce qu’on appelait communément « le tiers monde » en référence au tiers état par effet de mimétisme ou de mode. Ces nouveaux héros proche du peuple, contrairement à la littérature traditionnelle qui a souvent été élitiste. 
Le retour des populismes (Bertrand Badie) n’est-il pas lié à ce sentiment, qu’on ne raconte plus qu’on ne rêve plus de cette figure héroïque issue du peuple et qui a bénéficié de l’ascenseur social, comme si le système oligarchique avait substitué la place de ce héros déchu figure de cet ancien monde, Prométhée stoppé par Zeus et ne réussissant pas à transpercer le plafond de verre (Bertrand Badie, Dominique Vidal, Qui gouverne le monde ?, éd. La Découverte). Comme si le Self-made-man à l’instar de John Galt issu du roman La grève d’Ayn Rand  (avatar de Trump, Carlos Ghosn, etc.) avait pris la place du personnage principal Marcello Mastroianni dans la Dolce Vita de Fellini, plus touchant, plus sensible et plus désemparé : un monde remplaçant un autre, celui de l’objectivisme et l’égoïsme rationnel au mépris de tout ce qui est social ou altruiste, ayant pour seul but le profit, l’argent, et l’érection de monuments. Un monde dénué d’amour, où tout a un prix. (Cf, Stéphane Legrand, Ayn Rand Femme Capitale, éd. Nova).  
Au contraire, et malgré tout, au lendemain des révolutions (populaires, agricoles, industrielles, sexuelles), les peuples aspirent toujours à l’égalité, à la justice, à la liberté, que ce soit celle de 1789 ou plus récemment « les printemps arabes », avec ce souci d’être perçus comme l’entité « le Peuple » ou les constituants de « la Nation » (Cf, Hobbes, Renan), et d’être considérés voire aimés comme les enfants qui demanderaient la reconnaissance de leurs parents, même si Kant n’a eu de cesse d’appeler à sortir de cet état de minorité pour aboutir à des citoyens acteurs et éclairés (Jean-Claude Guillebaud, La trahison des lumières, éd. Points).
Déjà, au XIXème siècle, le mouvement du romantisme en Europe sera en quelque sorte une réaction à toute cette fascination positiviste et scientiste portée par les Lumières. Ne dit-on pas que c’est au XIXème siècle que le mariage d’amour fut inventé ? (Edward Shorter, Naissance de la famille moderne, éd. Points)
Ce que d’aucuns appelleront les anti-lumières (Antoine Compagnon, Les antimodernes, éd. Folio) aura un impact sur toute la littérature romantique, mais déjà le déphasage entre le réel et l’idéal apparaîtra à travers la littérature réaliste (Balzac, Flaubert), voire naturaliste (Zola), qui voudra se démarquer d’une approche traditionnaliste et idéaliste. En cela, se démarquer de tout l’héritage de l’amour courtois (Malek Chebel, Désir et beauté en Islam, CNRS éditions) depuis le Moyen-Age et la Renaissance avec la fascination du Beau, de l’idéal. Même si comme le rappelle Hobbes, nous tenons des Latins la plupart des notions qui régulent le mouvement vers quelque chose, comme l’appétit, l’envie, le désir ou l’amour et le mouvement inverse, à savoir l’aversion, le dédain et la haine (Léviathan). 
Cependant, ce sont les Grecs qui ont établi les canevas actuels du désir, de la passion et de leurs conséquences. La Grèce antique a élaboré les mécanismes intellectuels de l’amour et inventé les relations amoureuses qui aboutissent aux tragédies de l’Olympe. Ils nous ont appris non seulement à aimer passionnément, avec fougue et vérité, mais aussi mais surtout_ à nommer l’amour et à l’identifier. 
Le nom de Berkeley (1685-1753) chantre de l’immatérialisme (en opposition à Decartes, Hobbes, Locke, et au matérialisme, à l’athéisme) est étroitement associé, dans l’histoire de la philosophie à l’idéalisme, notamment selon cette formule consacrée « être, c’est être perçu ». Formule qui prend toute sa pertinence à l’heure des Selfies et de Snapchat, avec tous les phénomènes de narcissisme, de dépendance du regard de l’autre, et les conséquences psychologiques voire esthétiques (chirurgie plastique pour ressembler à son avatar). 
Les magazines people ou psy aiment afficher ce genre de questions : Aimons-nous notre partenaire ou notre prochain pour ses qualités humaines ou pour son physique ou pour son argent ou pour ses défauts, ses faiblesses ? Et cela peut être élargi à la perception de l’Autre qui souvent est vu par le bout de la lorgnette médiatique voire idéologique (Pierre Conesa, La fabrication de l’ennemi ; et Hollywar, éd. Robert Laffont). 
Parce que derrière toute relation il y a souvent un intérêt inconscient ou conscient, et souvent un rapport de dépendance, voire de domination, et au mieux de complémentarité et rarement d’égalité : d’où la relation envers l’objet du désir fortement affectée. (Voir mon article, https://oumma.com/lorient-loccident-histoire-dun-non-dialogue-amoureux/
En effet, que ce soit dans le film American Sniper de Clint Eastwood ou dans d’autres, la masse informe du « colonisé » ou de « l’autochtone » que l’on vient « libérer » ne partage jamais de scènes d’amour ou ne suscite aucune empathie ou sympathie, cela afin que jamais le public ne s’identifie à lui. D’ailleurs, les guerres via les drones n’ont pas d’autres rôles que déshumaniser l’autre.  Emile Ajar (Romain Gary) l’avait bien expliqué dans son roman Gros-Câlin via la figure de la souris, ayant une résonance avec celles de Art Spiegelman (la fameuse bande dessinée Maus) : «Achetez-en un tas, de souris. Vous les remarquerez moins. C’est parce que vous les prenez une à une que vous faites tellement attention. Ça devient personnel. Prenez-en un tas anonyme, ça vous fera beaucoup moins d’effet. Vous y regardez de trop près, ça individualise. Il est toujours plus difficile de tuer quelqu’un qu’on connaît. J’ai été aumônier pendant la guerre, je sais de quoi je parle. On tue beaucoup plus facilement de loin sans savoir qui c’est, que de près. Les aviateurs, quand ils bombardent, ils sentent moins ». 
Cela me rappelle le triste souvenir d’un camarade de faculté que je considérais comme un ami, qui ne supportait pas que je puisse avoir des réponses rationnelles à ses questions sur la situation du monde arabe et des banlieues, et auquel j’avais répondu après avoir constaté sa mauvaise foi et ses préjugés tenaces : « Et puis d’abord qu’est-ce que tu y connais à la réalité de la banlieue, de la double culture, du déracinement de mes parents,  et du stigmate lié aux préjugés et la discrimination dont j’ai souffert toute ma vie ? Et qu’est-ce que tu fais concrètement pour ces populations ? Tu les aimes ? Tu t’impliques pour les aider ? Tu m’aimes pour me dire que de toute façon votre culture est détestable, que vous êtes arriérés, misogynes, violents, barbares ? Et c’est avec ta haine à peine dissimulée que tu crois que les choses vont changer ? »
Christian Makarian dans son livre Le choc Jésus Mahomet, voudra même faire comprendre que ce qui distingue l’islam du christianisme c’est bien cette notion de l’Amour, qui selon lui est moins prégnante dans les textes scripturaires musulmans, ce qui n’est pas tout à fait vrai vue la riche tradition soufie et la poésie arabe (Ibn Arabi, Ibn Hazm, etc.). Aux vues de certaines opérations militaires israéliennes aux appellations bibliques exécutées à Gaza ou au Liban, ou la main de Bush posée sur la Bible et les millions de bombes larguées en Irak ou ailleurs, pouvons-nous n’être autrement que dubitatifs, voire septiques ? Mais cela est un autre débat, et faire la comptabilité des exactions imputées aux uns et aux autres ne peut être que stérile. 
Quoiqu’il en soit, là où on peut donner raison à Christian Makarian, c’est le décalage entre l’idéal islamique et la réalité du terrain sociologique aujourd’hui. Leïla Slimani dans un livre enquête Sexe et mensonges au Maroc ne fait que révéler cette réalité souvent liée à la misère économique et sociale : exiguïté de l’habitat, manque d’intimité, hypocrisie sociale, etc. Tout comme dans les sociétés asiatiques, les parents ne montrent pas de signes d’affection ou très peu devant leurs enfants ou les gens, parce que cela fait partie des codes traditionnels de la bonne conduite ou de la pudeur, même si les choses petit à petit changent. D’autres, dénoncent cet excès publicitaire de la femme objet relayée par les magazines et les films occidentaux (Saïd Qotb), ou au contraire, cette fausse pudeur contrainte et contrôlée par une police des mœurs via la crainte du qu’en-dira-t-on ou du Dieu Social (voir le film Barakah meets Barakah de Mahmoud Sabbagh). Souvent les tenants d’une certaine tradition ont perçu cet amour comme une menace de l’équilibre de leur pouvoir, que cela soit en Occident (lorsque le poids de l’Eglise était encore prégnant) ou dans le monde musulman (On le voit aussi actuellement au sein de la communauté juive hassidique de New-York ou de Jérusalem). Tout le malentendu se situe dans cette pudibonderie digne de l’époque victorienne et la volonté de s’en émanciper quitte à aller jusqu’à l’excès inverse : la pornographie comme mode de consommation parmi d’autres. Et entre ces deux extrêmes quel type de société voulons-nous, et quelle éducation donnons-nous ?  
En effet, on peut dire que cette crise de l’Amour est propre aussi à la post modernité et à l’individualisme où les liens sont liquides voire éphémères s’ils ne sont pas définitivement rompus, via les réseaux sociaux et les nouvelles applications de rencontres faisant de l’humain un objet de consommation comme un autre (Zygmunt Bauman, L’amour liquide, de la fragilité des liens entre les hommes, éd. Pluriel, Flammarion). 
A cela, contrairement au livre de Martine Gozlan, Le sexe d’Allah, il n’y aurait pas que la question du sexe qui déterminerait toutes les crises que connaît le monde en général et musulman en particulier, même si cette approche freudienne est assez intéressante mais insuffisante (Michela Marzano, Malaise dans la sexualité, éd. JC Lattès). Car il y a aussi la question de la représentation via la littérature, les médias et le cinéma, qui peut susciter un sentiment de haine de soi (Cf, Edward Saïd, L’Orientalisme, éd. Points ; Pierre Conesa, ibid).
D’ailleurs pour preuve, au lendemain des indépendances partout dans le monde arabe apparaissaient des vagues d’espoir autour du mythe national (Jean-François Reynart, La grande histoire du monde arabe, éd. Poche) où chacun pansait ses cicatrices avec le baume narcissique de la victoire de la « libération » (Daniel Rivet, Le Maghreb à l’épreuve de la colonisation, éd. Flammarion). Oum Kalthoum « la Voix des Arabes » chantait l’amour dans un contexte suscité par les réformes de la Nahda, et le panarabisme nassérien apportait de nouveaux espoirs, celle d’une estime de soi, celle de la figure héroïque du Moujahid (résistant ou celui qui fait l’effort de). Suite aux désillusions (défaites militaires), aux espoirs trahis d’un développement rapide via la corruption, le despotisme, le népotisme, le clientélisme, et des dirigeants « élus à vie » souvent considérés comme des pantins du néo-impérialisme, un retour aux populismes et aux crispations identitaires s’est effectué, concomitant de la chute du bloc soviétique, et des modèles alternatifs inefficaces _et comme la nature a horreur du vide_ permettant l’apparition de l’islamisme politique fondé sur une vision idéalisée voire apologétique de l’âge d’or de la civilisation islamique (François Burgat, Georges Corm).
Et c’est dans ce contexte que l’on peut analyser les résistances à la modernité, et aux revendications féministes perçues comme une volonté extérieure de déstabilisation de la cellule familiale. (Leïla Tauil, Féminismes arabes, éd. L’Harmattan)
De la même manière, ces parents qui à l’annonce de l’homosexualité de leur enfant ou d’un choix de vie différent du leur, ont eu cette compassion de ne pas juger et de ne pas renier le fruit de leurs entrailles, s’inscrivent dans ce changement lié à l’évolution des sociétés via les réseaux sociaux, le cinéma. L’amour est au-delà du rationnel ou du normatif, malgré les interdits moraux ou autres. Gustave Flaubert n’avait pas subi un procès à la sortie de son fameux roman parce qu’il y décrivait les épanchements amoureux de Madame Bovary, mais bien parce que celle-ci exprimait son plaisir pour ce que la morale de l’époque réprouvait. Et l’on peut comprendre toute la méfiance, voire le rejet à l’égard de la nouvelle littérature arabe (Tahar Ben Jelloun, Driss Chraïbi, Mohamed Choukri, Abdellah Taïa, Leïla Slimani, etc.) s’inscrivant dans ce courant naturaliste en phase avec le réel et honni par ces nouveaux censeur. Cela me fait penser à l’agression qu’avait subie l’actrice Loubna Abidar suite au film Much Loved (Zine li Fik) de Nabil Ayouch où elle y jouait le rôle d’une prostituée pour y dénoncer la réalité de la misère liée au tourisme sexuel à Marrakech, et l’espoir de jeunes filles de sortir de leur condition socio-économique, notamment cette scène finale où elles se retrouvent réunies face à l’océan rêvant de jours ou d’un ailleurs meilleurs. Ce sentiment se retrouve aussi auprès des jeunes djihadistes qui à défaut d’assouvir leurs désirs ici-bas, s’imaginent rejoindre les vierges du paradis en tuant ceux qu’ils considèrent comme la source de leur résignation et de tous leurs ennuis (de même que des Anders Breivik ou Breton Tarrent pour d’autres idées meurtrières). D’aucuns y arriveront à cette recherche du bonheur par le biais des études et de la méritocratie, même si beaucoup comme Mohamed Bouazizi (1)  n’ont eu que des fins de non-recevoir. Et c’est cette même pulsion de vie et de mort ou amour de soi et des autres ou haine de soi et des autres qui alterne selon les situations, les contextes, les vécus, et les milieux sociaux. 
Enfin, dans une approche tout à fait mystique et spirituelle l’Amour n’est-il pas ce moment de dévoilement, où le non croyant tout comme le croyant se met à voir via son cœur et fait tomber toutes les barrières des préjugés, et à accepter le réel tel qu’il est avec ses qualités et ses défauts : d’où l’expression se mettre à nu. D’ailleurs, souvenons-nous de Rabia Al Adawia, grande figure du soufisme, qui voilée ou non mettait au cœur de sa relation le rapport à l’Amour, notamment l’Amour du divin. Combien de convertis touchés par la grâce lors d’un voyage ou lors d’une expérience personnelle, ont fait part de leur récit ? Tant que certains musulmans n’auront de cesse de croire que la foi et la religion ne se maintiennent que par la coercition, la norme, alors ils passeront à côté du vrai message coranique A-Rahman (Le Tout Miséricordieux) Celui que Mohamed Talbi qualifiait d’Amour matriciel (André Chouraqi), et de cet adage qui demande un Ijtihad au quotidien (Djihad ou effort contre son égo), voire le combat ou la réforme de toute une vie, et tout aussi valable pour les juifs et les chrétiens, voire de portée universelle, à savoir aime ton prochain comme toi-même, que ce soit ta femme, tes enfants, tes proches, tes amis, tes voisins, ton prochain, et même ton ennemi (puisqu’il est ignorant ou voilé par la haine ou les préjugés)… et surtout cette question fatidique : aimons-nous Dieu par amour sincère ou seulement par intérêt, en l’occurrence celui de l’attente d’un paradis en échange ? Avons-nous cette capacité d’être désintéressé et de faire les choses gratuitement, sans rien demander en contrepartie comme le préconise le Coran ? A l’heure de l’individualisme et du consumérisme ces questions sont de plus en plus cruciales afin de faire notre examen de conscience, et de rejeter tous les ressentiments ou les fautes que l’on imputerait à l’autre et de se regarder en face, pour revenir à ces principes fondamentaux : quel est la sincérité de ma foi ? Et quelles sont mes réelles intentions ?
Parce que lorsque l’on voit l’état du monde et le comportement des Hommes, il est urgent de se rappeler de cette phrase imputée à Jésus : « qui n’a jamais pêché jette la première pierre ». Ou encore ces hadiths qui font allusion au fait que le meilleur des croyants est celui qui est le meilleur à l’égard de sa famille, et de ses proches. Rappelant que nul n’est parfait et que l’Amour, la patience, le pardon, l’écoute, la communication, doivent être toujours au cœur de nos rapports et de nos préoccupations. Malheureusement, souvent l’image du masque social ou « d’une famille idéale » cache des drames personnels, des souffrances, des frustrations, réprimées par l’autoritarisme d’un père ou d’une mère, d’une normativité asséchée fondée que sur le haram ou le halal sans jamais exprimer avant tout l’amour et la confiance, et la compassion même lorsque l’on fait le « mauvais choix », ce qui en soit est en réalité un cheminement et un apprentissage de la vie. Et cela peut être lié à la transmission d’un défaitisme et un manque d’amour lié à des échecs professionnels ou sentimentaux (psycho-généalogie), que ce soit à l’échelle familiale, et ce qui peut même avoir des répercussions nationales, voire internationales (ex, terrorisme). Faire de l’Amour le paradigme et le sens de nos vies.
Amine Ajar
(1) Mohamed Bouazizi jeune diplômé qui à défaut de trouver du travail gagnait sa vie en tant que marchand itinérant, et qui suite aux humiliations et aux brimades de la police s’était immolé par le feu dans un geste de désespoir, ce qui a provoqué la révolution en Tunisie et le mouvement général de revendications et de révoltes connues sous l’appellation de « printemps arabe ».

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