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La Turquie récompensée à Washington pour sa politique d’accueil des réfugiés

La Turquie, premier pays d’accueil de la désespérance humaine qui frappe à nos portes, était à l’honneur à Washington, samedi 17 octobre, couverte d’éloges par l’influent Conseil des relations américano-islamiques CAIR pour ses efforts humanitaires remarquables menés sans relâche, depuis 2011, en faveur de plus de 2,2 millions de réfugiés syriens et près de 200 000 irakiens sur son sol.

L'ambassadeur de Turquie honoré par les membres éminents du CAIR

Devant un auditoire qui l’a ovationné, lors de la grande convention annuelle du premier groupe de défense des droits civiques des musulmans américains, l’ambassadeur turc en poste aux Etats-Unis, Serdar Kilic, s’est vu décerner le prix humanitaire 2015 du CAIR, une distinction d’une valeur inestimable à ses yeux.

Se flattant de recevoir cette récompense qui couronne la politique de la main tendue mise en œuvre par son pays, à l’aune des 7,6 milliards $ alloués pour y pourvoir, Serdar Kilic a entre autres rappelé que "au cours de ces quatre dernières années, la Turquie a accueilli plus de réfugiés (seulement le nombre de réfugiés syriens) que les États-Unis en trente ans", tout en insistant sur le fait que ce devoir d’accueil et de fraternité n’est pas exclusif, et s’applique indépendamment de l’appartenance ethnique ou religieuse des populations qui se pressent, pleines d’espoir, de l’autre côté du Bosphore.

"La communauté internationale n'e s’est guère montrée secourable à l’égard du peuple syrien qui se bat pour sa dignité, en Turquie ou dans les Etats européens", a-t-il déploré sans mots couverts, en exhortant à un sursaut salvateur afin de créer des synergies face à l’ampleur de la crise des réfugiés.

C’est en saluant le travail de terrain exemplaire du CAIR, connu pour sa lutte de tous les instants contre l’islamophobie et ses innombrables dérives et violations, que l’ambassadeur de Turquie a conclu son allocution, non sans avoir souligné l’importance que revêt ce prix pour son pays et le peuple turc, considéré comme ayant « beaucoup plus de valeur » que d’autres palmes honorifiques attribuées dans d’autres enceintes dorées.

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