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La Chine interdit les cours de religion au Xinjiang pour mieux proscrire l’étude du Coran

Le jour n’est pas encore venu (et viendra-t-il jamais ?) où la Chine, du haut de sa toute-puissance, considérera que les 9 millions de Ouïghours qui peuplent la province du Xinjiang apportent leur supplément d’âme musulmane aux vastes étendues du pays, et ne méritent pas de subir une terrifiante répression qui maquille l’intolérance religieuse institutionnalisée en une lutte contre le terrorisme.

Aucune éclaircie salutaire ne vient illuminer l’horizon de cette minorité turcophone, de loin la plus opprimée par la main de fer du pouvoir, et ce en dépit de l’indignation de plusieurs groupes de défense des droits de l’Homme qui ont dénoncé publiquement le sort inique et effroyable qui lui est réservé depuis le 11 septembre.

Se prosterner devant Allah quand la persécution frappe à tout moment, jusque dans l’intimité des foyers, et même pendant le Ramadan où observer le jeûne tombe sous le coup de la loi, s’avère particulièrement périlleux, mais à l’escalade de mesures de rétorsion massives infligée par les autorités chinoises, les fidèles de Xinjiang répondent par une foi en Dieu inébranlable.

Et ce n’est pas la dernière restriction imposée d’en haut, par les technocrates de l’Education nationale qui viennent d’interdire les cours d’instruction religieuse à l’école pour mieux proscrire l’étude du Coran, au nom d’une question de sécurité nationale, qui va dissuader les écoliers et collégiens de s’imprégner de la quintessence du Texte, bien au contraire.

Autonome depuis 1955, la province du Xinjiang n’en finit pas de s’attirer les foudres de Pékin, d’autant plus qu’elle attise ses convoitises en raison de son emplacement stratégique près de l’Asie centrale et de ses importantes réserves de pétrole et de gaz. Ou quand la realpolitik fait diversion pour dissimuler ses sombres desseins en accusant l’islam de tous les maux.

La Chine, qui préfère bousculer l’ordre mondial que d’être ébranlée dans ses fondations, s’est bien gardée de révéler un rapport publié par le Département d'Etat américain mettant en évidence que la  "discrimination basée sur l'appartenance religieuse, la croyance ou la pratique" est sa marque de fabrique, tout en observant que "Les autorités chinoises ont souvent échoué à établir une distinction entre la pratique religieuse pacifique et les activités criminelles ou terroristes." Ce en quoi l’administration Obamanienne est mal placée pour lui faire la leçon, alors que son espionnite aiguë et anticonstitutionnelle des musulmans américains, et New Yorkais en particulier, a fait chou blanc également.

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