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Gérard Araud, l’ancien ambassadeur français, le clame : “Israël est un Etat d’apartheid”

Rien de tel que de partir à la retraite pour s’affranchir de la langue de bois diplomatique, même si par ailleurs, comme l’ambassadeur Gérard Araud, 66 ans, on était déjà connu pour ne pas avoir la langue dans sa poche.

A l’heure de quitter les chancelleries, l’ambassadeur de France aux Etats-Unis, libéré de son devoir de réserve, s’est exprimé sans mots couverts au sujet d’Israël et de la situation au Proche-Orient, une région qu’il connaît bien pour y avoir été affecté, faisant entendre une forte dissonance dans le concert de l’hypocrisie internationale.

Dans un entretien accordé vendredi 19 avril à The Atlantic, l’ex-diplomate, très actif sur Twitter où il joue les empêcheurs de ronronner en rond, n’a pas tourné autour du pot. Israël est un « Etat d’apartheid », a-t-il asséné, avant d’enfoncer le clou en évoquant le sort réservé aux Palestiniens : « [Les Israéliens] ne feront pas d’eux des citoyens d’Israël. Donc ils vont devoir officialiser la situation qui est, nous le savons, une situation d’apartheid ».

L’ambassadeur français sur le départ n’a pas épargné l’administration Trump, dont il fustige la gestion de ce dossier, tout en faisant part de son pessimisme quant à l’avenir des négociations entre Israël et l’Autorité palestinienne : « Le problème est que la disproportion de pouvoir est telle entre les deux parties que la plus forte peut conclure qu’elle n’a aucun intérêt à faire des concessions (…). Le statu quo est extrêmement confortable pour Israël. »

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Israël qui, du haut de l’arrogance que lui confère une scandaleuse impunité, n’a pas son pareil pour torpiller le processus de paix, faire valser les tables rondes, fouler aux pieds le droit international et mener sa politique colonialiste à marche forcée, comme n’est pas sans le savoir Gérard Araud, l’ambassadeur en fin de carrière qui, plus que jamais, appuie là où ça fait mal.

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Un commentaire

  1. Apartheid, adeptes des théories nazies de la suprématie (infériorité de l’autre, retour à l’esclavagisme ou équivalent) ce qui nous renvoie à l’affrontement idéologique entre deux blocs ceux défendeurs des droits de l’homme et la politique d’Apartheid.
    Les déclarations et résolutions de l’Organisation des Nations Unies qui qualifient le régime d’Apartheid de « crime contre l’humanité » et l’adoption en 1973 de la Convention internationale pour l’élimination et la répression du crime d’apartheid vont donner un appui considérable aux mouvements anti-apartheid. Les militants du mouvement de solidarité vont en effet pouvoir s’y appuyer pour demander à leurs gouvernements respectifs l’application des sanctions globales et obligatoires.
    Une conclusion s’impose :
    Un régime d’Apartheid doit être Boycotté.
    What else !

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