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Le calvaire infligé à une Américano-palestinienne par El Al, la compagnie aérienne israélienne

Noor Wazwaz, une journaliste américaine d’origine palestinienne, gardera longtemps un souvenir cuisant de son exclusion sans ménagement, comme la plus redoutable des terroristes, de l’avion qui devait lui permettre de rallier la Cisjordanie.

Encore sous le choc du traitement à part, peu enviable, qui lui a été réservé par de très zélés agents de sécurité israéliens de El Al, la compagnie aérienne nationale d’Israël, et américains, officiant au sein de la Transportation Security Administration (TSA), elle restera à jamais marquée par sa mise à l’écart humiliante, sous les yeux des autres passagers. 

Depuis ce 18 juillet de triste mémoire, à Newark, dans le New Jersey, où l’accès au vol qui devait lui permettre de rejoindre ses parents lui a été formellement interdit, la jeune femme arabo-musulmane n’est pas ressortie indemne de la fouille corporelle spéciale, brutale et dégradante, qui lui a été infligée. 

Traumatisée par les palpations obscènes et le déshabillage sous la contrainte qu’elle a vécus comme un véritable supplice, Noor Wazwaz, qui s’est sentie blessée dans son intimité et sa dignité, peine également à se remettre des allégations fallacieuses portées à son encontre. Des allégations tellement énormes et infondées qu’elles confinent à l’absurde !  

En effet, les agents de sécurité israéliens, en plein abus de pouvoir, sont allés jusqu’à décréter que son « ordinateur avait été testé positif aux explosifs ». 

« Totalement grotesque, ridicule ! », s’est insurgé Abed Ayoub, le président de l’American Arab Anti-Discrimination Committee. Ce dernier déplore vivement que cette accusation, pourtant éculée, soit encore fréquemment proférée par les Israéliens dans un seul but : empêcher les Américano-palestiniens de rendre visite à leurs proches dans les Territoires occupés, au coeur d’une Palestine sous le joug de l’oppression sioniste.

Abed Ayoub

 « Il est inadmissible qu’un citoyen américain soit soumis à un tel traitement, et encore moins que cela se produise ici aux États-Unis. Rien ne justifie le traitement que Noor Wazwaz a subi, et nous exigeons une enquête immédiate sur toutes les politiques d’El Al », a réclamé Abed Ayoub, en laissant éclater son indignation. 

Et d’enfoncer le clou : « Il n’y a pas de place pour les compagnies aériennes qui créent des règles et des procédures différentes pour les passagers de différentes origines raciales, religieuses et ethniques. Rien ne justifie d’autoriser le personnel de sécurité israélien à cibler les membres de notre communauté dans les aéroports américains. Le traitement infligé à Mme Wazwaz a été historiquement subi par des citoyens américains d’origine palestinienne, arabe et musulmane, alors qu’ils voyagaient avec El Al, et il n’a jamais cessé ». 

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Fortement ébranlée par son éviction mortifiante, Noor Wazwaz a porté plainte, lundi 31 juillet, pour discrimination raciale et religieuse contre la compagnie aérienne porte-drapeau d’Israël.

Mais son calvaire n’a pas pris fin sur le tarmac de l’aéroport de Newark. Il s’est poursuivi jusqu’à Tel Aviv, où elle a finalement réussi à atterrir quelques jours plus tard, à bord d’un autre vol. Interpellée à sa descente d’avion par les autorités israéliennes, la malheureuse jeune femme a été détenue et soumise à la question pendant de longues heures qui lui parurent une éternité.

Quand cette nouvelle épreuve s’est enfin achevėe, Noor Wazwaz a réalisé avec effarement que ses bagages et autres sacs à main avaient été fouillés sauvagement. Elle n’était pas au bout de ses surprises, puisque plusieurs documents qui se trouvaient sur son téléphone portable avaient aussi disparu.

La plainte déposée contre El Al par Noor Wazwaz gêne Israël aux entournures, ce qui en soi représente déjà une belle revanche pour la journaliste américano-palestinienne.

Elle est du plus mauvais effet pour l’Etat d’apartheid, qui a fait pression pour obtenir des privilèges spéciaux dans le cadre du programme américain d’exemption de visa. Ce véritable traitement de faveur accordé aux Israéliens leur permettra de voyager aux États-Unis sans encombres, avec des exigences de sécurité minimales. 

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Un commentaire

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  1. Il y a pas mal de lignes aériennes qui volent sur Israel . Pourquoi fallait il qu’elle choisit la seule ligne nationale
    israelienne?
    La sécurité de El Al est extrêmement stricte. Moi aussi j’ai du laisser fouiller ma valise et mon sac chaque fois
    que je m’y rendais. Ma personne a été fouillée chaque fois aussi. Et il y avait toujours une liste de questions
    á répondre.
    El Al n’a jamais pris et ne prendra jamais des risques pour ses passagers.

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