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Des Texans organisent un grand événement interreligieux en signe de leur solidarité envers leurs concitoyens musulmans

Dans la cité texane de Garland, huit jours après l’irruption fracassante de centaines de semeurs de troubles islamophobes au beau milieu d’une conférence dédiée à la lutte contre l’islamophobie, des centaines d’habitants ont fait bloc derrière leurs concitoyens musulmans dont le colloque, gravement contrarié, a subi une invasion qui leur fait honte et horreur.

Dimanche 25 janvier, sous la bannière du dialogue interreligieux, l’église Méthodiste unie de Northhaven a fait salle comble, effaçant le mauvais souvenir des vives tensions qui éclatèrent une semaine auparavant, sous l’effet d’une horde de manifestants enfiévrés, déterminés à saboter le premier grand événement de sensibilisation à l’islam et à la montée du sentiment anti-musulmans, initié par des associations musulmanes locales.

Dans cette localité située au nord d’une vaste contrée pétrolifère, richement dotée par la nature, plus de 200 administrés et paroissiens ont répondu, sans se faire prier, à l’appel du pasteur Eric Folkerth afin de témoigner leur solidarité à la communauté musulmane, dans le cadre d’une réunion interconfessionnelle résolument fédératrice, opposant à l’instrumentalisation de la haine de l’altérité la volonté inébranlable de faire régner la concorde religieuse.

Il est faux de proclamer que l’islam est seul responsable de la violence de l’extrémisme”, a déclaré en préambule le pasteur Folkerth, devant un auditoire pluriel, riche de ses différences, qui l’écoutait religieusement, tout en buvant les paroles des autres dignitaires religieux présents, chrétiens et musulmans, ainsi que de quelques élus locaux, tous réaffirmant leur attachement à la liberté d’expression, en référence aux attentats de Paris, mais dans la limite qu’imposent le respect à l’égard des convictions d’autrui et le sens des responsabilités.

L’islam est une religion de paix“, a clamé haut et fort Shoeb Khan, l’un des intervenants et membre de l’organisation islamique du Texas, avant d’insister: “Il n’y a pas de contrainte en Islam. Si [les terroristes] étaient imprégnés de cet enseignement primordial, jamais ils n’auraient pu commettre ces actes innommables. Ces hommes-là ne sont pas musulmans, ce sont des terroristes.”

Ce à quoi, l’imam Zaid Shakir, un érudit de renom qui est à la fois le co-fondateur et membre du corps professoral de l’école supérieure des arts islamiques au sein du Zitouna College de Berkeley, a renchéri à l’unisson, avec une sensibilité pleine de poésie qui a traversé la salle de sa profonde émotion et réchauffé bien des coeurs : “Notre religion est axée sur nos cœurs. Elle est née et a grandi dans le cœur de notre prophète, qui lui-même l’a transmise à ses compagnons, touchés à leur tour en plein cœur, puis l’ont répandue en gagnant les cœurs de leurs successeurs, avant qu’elle atteigne irrésistiblement nos propres cœurs.”

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