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Des entraîneurs de football des camps de réfugiés palestiniens formés par le Real Madrid

C’est sur un terrain miné que des coaches palestiniens, armés d’un courage à toute épreuve, réussissent chaque jour que Dieu fait à transmettre leur passion du football à la jeune génération et à faire briller les yeux d’enfants qui, bien qu’ayant déjà vu tant d’horreurs à l’âge où d’autres s’amusent dans l’insouciance de la jeunesse, s’extasient encore devant un ballon rond.

Lundi dernier, sur la pelouse du camp de réfugiés de Qalandia, situé entre Ramallah et Jérusalem, une vingtaine d’entraîneurs palestiniens – hommes et femmes – ont volontiers changé de rôle pour écouter les précieux conseils et appliquer à la lettre les consignes d’un formateur de haut vol, missionné sur place par le prestigieux club du Real Madrid.

Le temps d’une formation de qualité dispensée chaque année par le club espagnol de légende, et ce sans discontinuer depuis 2011, dans les territoires placés sous contrôle de l’Autorité palestinienne, en partenariat avec l’agence de l’ONU en charge des réfugiés, l’UNRWA, les coaches palestiniens sont redevenus élèves-stagiaires avec un enthousiasme très communicatif.

Parmi les grands absents figuraient leurs malheureux collègues de la bande de Gaza, qui n’ont jamais pu obtenir de la part des autorités israéliennes l’indispensable laissez-passer pour s’extraire de leur effroyable réalité.

Le sport roi comme exutoire aux profonds traumatismes psychologiques qui fragilisent des enfants vivant dans des conditions épouvantables, c’est ainsi que l’Espagnole Lucia Martinez, membre de l’UNRWA, perçoit la vocation essentielle de ce partenariat établi avec le Real Madrid : “Cela les (les enfants, ndlr) aide à se sentir mieux, à évacuer le stress et l’anxiété créés par la situation dans les camps de réfugiés ou à Gaza“, a-t-elle indiqué à l’AFP.

Pour David Gil Chapado, le responsable technique du programme d’entraînement au sein de la Fondation du Real, les deux objectifs prioritaires visent d’une part, à “transmettre des méthodes expérimentées dans plus de 70 pays du monde“, et d’autre part, à former des entraîneurs de football palestiniens évoluant dans des camps de réfugiés.

Des entraîneurs exemplaires qui, tels de merveilleux magiciens, font apparaître un petit coin de ciel bleu dans la ligne d’horizon particulièrement sombre de jeunes enfants, à l’innocence brisée sous le joug israélien.

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