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Ronaldo main dans la main avec le petit syrien Ziad : le conte de fées après le croche-pied honteux d’une journaliste hongroise

Samedi soir, sur la pelouse du stade Santiago Bernabeu, l’antre du Real Madrid, les aficionados n’avaient d’yeux que pour le touchant tandem formé par Cristiano Ronaldo, la star au grand cœur, et Ziad, 7 ans, le petit syrien réchappé d’un exode éprouvant qui vivait là un merveilleux conte de fées, main dans la main avec son héros, tous empoignant leur téléphone portable pour immortaliser cet instant magique, chargé d’une intense émotion.

Cette belle image, débordante de chaleur humaine, du rêve éveillé vécu par un enfant aux anges fait ressurgir avec encore plus de révulsion celle du croche-pied infâme (voir vidéo ci-dessous) commis plus tôt ce mois-ci, près de la frontière entre la Serbie et la Hongrie, par une journaliste hongroise, licenciée depuis, à l’encontre du père du garçonnet Oussama Abdul Mohsen, entraînant dans sa chute son jeune fils qu’il portait dans ses bras.

La photo du bonheur recouvré du petit Ziad ne doit pas faire oublier celle qui a scandalisé le monde, capturée par des centaines d’objectifs et sous tous les angles, faisant de son père, cet ancien entraîneur de football d’une équipe syrienne de première division, le réfugié, victime du racisme primaire, le plus célèbre de la Toile. Un réfugié qui espère aujourd’hui se bâtir une nouvelle vie en Espagne, à Getafe précisément, une terre d’accueil située à 13 km de  Madrid qui se montre des plus hospitalières à son égard.

“C’est mon premier jour à Madrid, je suis très très heureux”, a-t-il déclaré à son arrivée en présence de ses deux fils, Ziad, et du grand frère de celui-ci, Mohammed, 18 ans, après avoir fait une courte escale en Allemagne, découvrant l’appartement mis à sa disposition par le club de football local qui, extrêmement sensibilisé à son sort, lui a proposé un poste inespéré, et où il nourrit l’espoir d’être rejoint très rapidement par sa femme, actuellement toujours en Turquie.

A 52 ans, Oussama Abdul Mohsen se projette à nouveau dans l’avenir, sous sa nouvelle casquette de formateur aguerri au sein du Centre national de formation d’entraîneurs de football de Getafe, pour la plus grande satisfaction de son employeur et détecteur de talents, Conrado Galan, qui le considère comme l’homme de la situation.

Invités d’honneur du Real Madrid, le père et ses deux fils ont été acclamés par tout un stade, l’entrée du petit Ziad, tout sourire et bondissant de joie aux côtés de son idole Ronaldo, déclenchant un tonnerre d’applaudissements et un bourdonnement de centaines de clics sur les smartphones.

En guise de lever de rideau, et après l’annonce de la mirifique donation de 1 million d’euros de la part du Real Madrid en faveur des réfugiés ayant trouvé asile en Espagne, les joueurs ont pris la pose revêtus de T-shirts soutenant visuellement les milliers de familles qui ont fui les horreurs de la guerre pour se présenter aux portes de l’Europe.

De l‘Allemagne à l’Espagne, sur les vertes pelouses du sport roi où l’argent se ramasse à la pelle, le formidable élan de solidarité envers les réfugiés redonne ses lettres de noblesse au ballon rond et à l’idéal sportif, et n’en fait ressortir qu’avec davantage d’acuité son inexistence dans nos stades.

Les images du croche-pied abject de la journaliste hongroise qui a fait chuter lourdement Oussama Abdul Mohsen

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