in

Des américains catholiques fêteront Pâques dans les locaux d’un centre islamique

Cela fait partie de ces petits miracles de la vie quotidienne, qui apportent un joli coin de ciel bleu dans un paysage général souvent morose, quand il n'est pas assombri ou anxiogène. Fêter Pâques sous les auspices islamiques ? Rien d’incongru là- dedans, mais plutôt une belle marque de fraternité qui rassemble et transcende des croyants américains, catholiques et musulmans, mûs par l’esprit d’entraide envers son prochain, frère en Dieu.

Se trouvant sans toit fin mars, le centre chrétien « la vie spirituelle » de Sacramento, dont le bail expire à la date butoir du 31 mars, s’est mis en quête d’une église pour accueillir ses paroissiens à la perspective de la grande célébration pascale de début avril, mais ce fut peine perdue.

Selon le site Mooslym, le pasteur Moran Edwar a alors songé à se tourner vers son homologue et ami musulman, Amer Metwalli, directeur exécutif de du centre islamique de la ligue des musulmans de Sacramento (Salam), afin de lui demander l’asile. Grand bien lui a en pris, puisque la réponse du conseil d’administration du lieu de culte musulman fut un oui franc et massif. Des locaux seront donc prêtés à la communauté catholique locale qui pourra célébrer Pâques dignement, chacun, tant du côté catholique que musulman,  se réjouissant de cette magnifique preuve de respect et de confiance mutuels.

"Je pense qu'il est normal de permettre à nos amis chrétiens de fêter Pâques. Cela représente la véritable essence pacifique de la religion de l'Islam. De plus, dans le Coran, Jésus est considéré comme un prophète et messager et sa naissance est considérée comme un miracle", a déclaré Amer Metwalli, avant de souligner : "bien que nous ne croyons pas que Jésus est mort, nous croyons que Dieu l'éleva à lui et qu'il y aura, un jour, une seconde venue".

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

François Bayrou dénonce une “France malade de ses divisions”

La Shâdhiliyya, une des « voies-mères » du soufisme