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La Cour suprême des États-Unis considère le Prophète comme l’un des plus grands législateurs de l’histoire

Non loin du Capitole, à Washington, se dresse la Cour suprême des Etats-Unis, majestueuse et d’inspiration antique, à l’intérieur de laquelle une grande frise, ciselée dans la pierre par le sculpteur A. Weimann au cours des années 1930, rend hommage à 18 illustres législateurs passés à la postérité.

Dans une atmosphère polluée par la rhétorique politico-médiatique aux accents islamophobes, rendue électrique par l’accession au pouvoir du pyromane de l’unité nationale, Donald Trump, il serait bon, de temps à autre, de lever les yeux vers cette œuvre d’art érigée au sein de la plus haute instance judiciaire américaine pour y découvrir ou y redécouvrir la place prépondérante occupée par le Prophète Muhammad (saws).

Dans l’Amérique de Trump où les vieux démons ressurgissent et prolifèrent, libérant leurs pires pulsions contre les citoyens de confession musulmane, ces nouvelles victimes expiatoires, il est tout à la fois extrêmement valorisant et réconfortant de réaliser la très haute estime dans laquelle la puissante Cour suprême tient le grand homme de l’islam, et ce depuis des décennies, et l’importance historique que revêtent à ses yeux les enseignements et la loi islamiques.

Considéré comme l’un des législateurs les plus éminents de la Grande histoire, aux côtés d’autres figures de premier plan, religieuses et laïques, telles que, entre autres, l’ancien gouverneur égyptien Menes, le Prophète Moïse, Hammurabi, Confucius, César, William Blackstone, Napoléon et John Marshall, la sculpture de celui que l’on n’incarne pas témoigne du fait que la législation américaine n’est pas fondée sur un texte juridique ou religieux spécifique, mais qu’elle s’est nourrie, à travers les siècles, des traditions et des lois millénaires du monde entier.

Alors qu’il est bon, en ces temps troublés par la haine de l’altérité, de contempler cette frise grandiose pour mesurer l’honneur qui y est fait au Prophète Muhammad, sa représentation, bien que perçue comme des plus positives et bien-intentionnée par la plupart des responsables musulmans, a inévitablement posé problème.

« Nous sommes persuadés que la Cour suprême était animée des meilleures intentions du monde en honorant le Prophète de cette manière, et nous apprécions l’hommage qui lui est rendu. Nous demandons juste, afin de ne pas offenser notre communauté, de sabler son visage ou d’y apposer un morceau de marbre sur lequel serait inscrit un verset du Coran ou une de ses célèbres citations relatives à la justice. Il va de soi que nous sommes prêts à payer les changements demandés », déclarait en 1977 Nihad Awad, l’actuel porte-parole du Conseil sur les relations américano-islamiques (CAIR).

Face au refus opposé par William Rehnquist, l’honorable magistrat siégeant au sommet du pouvoir judiciaire américain, au motif qu’il était « illégal d’enlever ou de nuire à une caractéristique architecturale dans le bâtiment de la Cour suprême », une fatwa en faveur de la frise et de la sculpture du Prophète fut émise par Taha Jaber al-Alwani, le président du Conseil de la jurisprudence islamique (Fiqh) de l’Amérique du Nord et ancien professeur émérite en Arabie saoudite.

« Ce que j’ai vu dans la salle de la Cour suprême ne mérite que l’appréciation et la reconnaissance des musulmans américains. C’est un geste positif envers l’Islam de la part du sculpteur et des autres décideurs de la Cour suprême que d’avoir taillé dans la pierre une représentation du Prophète. Si Dieu le veut, cela aidera à contrecarrer les effets désastreux de la malheureuse désinformation qui entoure l’islam et les musulmans dans ce pays », écrivait-il en 2000 pour justifier son avis juridique favorable.

 

3 commentaires

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  1. Si la cour suprême reconnait que le Messager d’Allah (SAWA) est l’un des meilleurs législateurs au monde Alhamdoulillah mais c’est un honneur pour le Messager d’Allah (SAWA) car il a été déja honoré par son créateur mais plutôt c’est un honneur pour la cour suprême d’avoir reconnnu que le Messager d’Allah (SAWA) est l’un des meilleurs législateurs au monde voir même le meilleur

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