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Une manifestation de néo-nazis allemands contre les salafistes dégénère

Ils ne connaissent que la manière forte, les cris de guerre, les bravades insultantes, au bruit sec de leurs rangers sur les pavés qui en tremblent encore, les nazillons allemands, et en l’occurrence ceux de la ville de Cologne, en pleine cure de jouvence et en recrudescence, n’ont guère été sensibles aux envolées lyriques, emplies de tolérance, d’Angela Merkel qui a déclaré, le 25 octobre,  que "L’islam a un rôle à jouer dans l’avenir de l’Allemagne" et que "L’immigration est une chance pour tous."

"L’Allemagne, c’est nous !" hurlent-ils à qui veut l’entendre, sourds aux mots de réassurance prononcés par leur chancelière à l’adresse d’une communauté musulmane très ébranlée par les incendies criminels à répétition qui ont ravagé dernièrement plusieurs mosquées. Ces brutes épaisses en blousons noirs, l’injure raciste à la bouche, ont récemment éructé leur haine de l’islam dans les rues de la capitale de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, sous un signe de ralliement funeste qui leur ressemble : le salut nazi, auquel se mêlent des doigts d’honneur brandis face aux forces de l’ordre et à une Allemagne qui tourne le dos à son passé macabre, alors même qu’ils redoublent de férocité pour le faire renaître de ses cendres.

Pas moins de treize policiers ont été blessés dans un face-à-face sous haute tension qui a rapidement dégénéré en heurts violents, les ultras du groupuscule « Les Hooligans contre les salafistes », connu très défavorablement de la police allemande sous l’acronyme Ho.Ge.Sa, ayant envahi le centre ville pour en découdre, et non pour se contenter de défiler pacifiquement ainsi que ses leaders l’avaient promis.

Confronté à ce nouveau déchaînement de fureur des néo-nazis, mis hors d’eux par la contre-manifestation anti-fasciste organisée à proximité pour parasiter la leur, Rainer Wendt, le président du syndicat de la police allemande, a réitéré avec force que leurs débordements et leurs slogans haineux ne seraient pas tolérés.

Estimés à près de 4 000 chez nos proches voisins d’Outre-Rhin, les salafistes sont dans le viseur des ultras de l’extrême droite allemande depuis leur campagne de distribution gratuite d’exemplaires du Noble Coran initiée l’an dernier, les nazis en ordre de bataille ayant riposté en lançant un grand concours de caricatures du Prophète (saws), ce qui n’a guère favorisé la paix des ménages… Der Spiegel, le magazine de référence, avait alerté en août dernier sur l’intolérance à l’égard de la minorité musulmane qui gagne l’ensemble du pays, embrasant les esprits, et pire encore, les enceintes sacrées de l’islam.

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