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Un musulman poursuit le FBI pour avoir injustement rejoint la liste noire des « no-fly list »

L’arbitraire américain a sa liste noire tyrannique, qui fiche et diabolise les américains musulmans abusivement et souvent malencontreusement, mais toujours en toute impunité, la classification obscure des « no-fly list » continue de frapper à tout moment Outre-Atlantique, le FBI étant même fortement suspecté de l’utiliser comme une mesure de rétorsion contre des citoyens récalcitrants, en d’autres termes qui ont refusé de jouer les taupes pour le compte de l’Etat.

Muhammed Tahir fait partie d’une autre longue liste, celle des musulmans qui ne mangent pas de ce pain-là, tenant tête aux agents du FBI quand ceux-ci l’ont poussé à espionner la communauté musulmane de New York, où il vit en sa qualité de résident permanent légal. Une obstruction qu’il a payée très cher en se voyant aussitôt « blacklisté » et interdit de vol sans autre forme de procès.

Mais ce dernier n’a pas courbé l’échine et encore moins capitulé devant la toute-puissance menaçante du FBI, et fort du soutien de l’American Civil Liberties Union (ACLU), il a entamé des poursuites contre les responsables du service fédéral de la police judiciaire, la Transportation Security Adminsitration (TSA) et le Department of Homeland Security, pour des pratiques peu recommandables, indignes d’une démocratie qui se prétend être au-dessus de tout soupçon.

Loin d’être un cas unique, la confrontation brutale de Muhammed Tahir avec les méthodes musclées du FBI est le lot d’autres coreligionnaires, tel Saadiq Long (photo ci-dessus), qui en fait de rêve américain, ont découvert la face sombre de la première puissance mondiale, faite de pressions et de représailles dans un « no man’s land » de la légalité…

Kevin Iraniha, un militant pro-palestinien diplômé en droit international, a levé un autre coin du voile sur cette réalité cachée qui s’acharne contre les musulmans, en révélant avoir rejoint la liste des « interdits de vol » après un mystérieux interrogatoire conduit par le FBI à son retour d’un voyage au Moyen-Orient. C’est dans les colonnes du Huffington Post qu’il a confié sa stupeur et son désarroi quand la sanction est tombée comme un couperet : "Ils vous mettent d’office sur ​​une liste d'interdiction de vol et pour ne plus y figurer, ils vous demandent de devenir un informateur", a expliqué l’étudiant dont le seul tort était de promouvoir la souveraineté palestinienne.

Les affaires se suivent et se ressemblent, plus d’une douzaine de musulmans ayant choisi de parler et de dénoncer le harcèlement odieux et illégal dont ils ont été victimes, le gouvernement fédéral ayant même fait l’objet, l’an passé, d’une plainte collective déposée par un groupe de musulmans américains, toujours pour les mêmes griefs : un chantage à la délation.

Au mois d’août, une petite lueur d’espoir judiciaire a toutefois éclairé d’un jour nouveau ce noir tableau, quand un juge fédéral a statué en faveur des plaignants musulmans en considérant que leur classement sur ces listes d’interdiction de vol les "catégorisait injustement comme des terroristes présumés et entravait leur mobilité légale à bord des avions."

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