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Un lycée de New York se met à l’heure du « Hijab Day »

Ce n’était pas la tenue correcte exigée, mais plutôt celle qu’il était proposé d’essayer afin de créer des liens et de dépasser les clichés qui phagocytent les neurones, le port du hijab était de mise à l’Union College de New York, au cours d’une journée conviviale, riche en rencontres féminines et en enseignements, par-delà toutes les frontières cultuelles, culturelles, et du cœur.

Sous les voiles revêtus pour faire tomber les œillères, ce sont des sourires qui rayonnaient, les nombreuses lycéennes non-musulmanes, qui se sont volontiers prêtées au jeu de l’essayage, en retirant une satisfaction particulière qui leur a ouvert les yeux sur une autre réalité, comme si elles étaient passées de l’autre côté du miroir pour mieux en comprendre la richesse de l’altérité.

"Nous étions plusieurs amies à vouloir tenter l’expérience, parce que nous avions soif d’en savoir plus sur l’islam et sur ces jeunes filles qui sont voilées et avec lesquelles nous n'avons pas de liens" a déclaré Julie Fishman, 16 ans, pour qui l'expérience a été concluante au-delà de ses espérances. "Ce qui m'a vraiment frappée, outre la meilleure compréhension que j’ai maintenant des valeurs musulmanes,  c'est que lorsque je me suis promenée avec mon voile sur la tête dans le campus, une complicité immédiate s’est établie avec les autres jeunes filles musulmanes en hijab, que je n’avais jamais rencontrées auparavant ou juste croisées, mais sans jamais parler avec elles. Des sourires échangés, des regards amicaux, c’était vraiment intéressant de voir cela, et cette chaleur humaine spontanée était très agréable à recevoir, car cela n’est pas très fréquent en temps normal", a-t-elle commenté.

"Si certains sont opposés au port du hijab, c’est parce qu’ils ignorent son sens profond" a insisté une de ses camarades de classe non-musulmane, conquise à son tour par le concept de l'opération et qui forme le voeu qu'elle sera renouvelée, voire même élargie à d’autres religions et cultures dont les valeurs, les symboles et les rituels pâtissent de la même méconnaissance préjudiciable.

Pour leur amie musulmane Nuzhat Chowdhury qui ne porte pas le voile, cette première, placée sous le signe d’un brassage culturel bouillonnant et enthousiasmant, a tenu toutes ses promesses, et c’est avec beaucoup d’application qu’elle a enfilé le hijab sur les conseils avisés de ses coreligionnaires du lycée. Elle aussi espère vivement que l'événement se pérennisera, sur les traces de la Journée mondiale du hijab qui a réussi à sensibiliser toutes les générations et à essaimer aux quatre coins du globe.  "Le port du hijab est une telle expression extérieure de la foi et j'admire les femmes qui choisissent de le porter", s'est-elle exclamée, visiblement transformée et résolue à lutter contre les préjugés qui dénigrent le voile et habillent pour l’hiver celles qui l’arborent, contre vents et marées.

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