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Un agent de police américain promu premier capitaine musulman du Massachusetts

Le 22 octobre dernier marqua le couronnement des 26 ans de bons et loyaux services dans les rangs de la police de Hassib Hosein, 52 ans, ce policier du Massachusetts, à la carrière sans faute, qui est entré dans les annales de son institution en sa qualité de premier capitaine de confession musulmane.

Agent de police exemplaire pour ses supérieurs, et modèle de réussite et de moralité pour la communauté musulmane de Boston, le nouveau haut gradé des forces de l’ordre locales, qui forme désormais avec deux autres collègues le trio doré des « capitaines minoritaires », est unanimement considéré comme un symbole de la méritocratie.  

"Je peux être une voix pour dénoncer la violence, mais aussi pour que les gens sachent que les 1,6 milliard de musulmans disséminés dans le monde sont comme eux", a-t-il déclaré, très ému, lors de la cérémonie officielle où il s’est vu décerner ses prestigieux galons, renchérissant sous les applaudissements : "Je souhaite être cette voix qui parle à haute voix et à tous."

Ce professeur de sciences dans une vie antérieure, d’abord en Floride, puis dans le Massachusetts, où son sens inné de la pédagogie a fait merveille auprès des plus jeunes, a certes changé d’administration et opté pour une reconversion spectaculaire, mais sans rien perdre de sa formidable fibre éducative qu’il a su employer à bon escient pour lutter contre la violence en général, et en milieu scolaire en particulier.

Boston n’a pas de secret pour Hassib Hosein, dont les passages très remarqués dans différents quartiers de la mégapole ont laissé le souvenir marquant d’un «  super flic » de terrain, proche de la population dans la diversité de ses composantes. Ce père de trois enfants, qui déteste par-dessus tout que les policiers soient cantonnés dans le rôle des éternels méchants, misera sur la prévention et l’éducation pour couper le mal, quel qu’il soit, à la racine, tout en espérant revaloriser l’image des agents de police dans son nouveau quartier d’affectation : Mattapan, l’un des plus redoutés pour son taux de criminalité.

"Je veux que mes gars se rendent régulièrement dans les écoles et passent du temps à échanger avec les enfants et les adolescents. Je déteste que les policiers soient les méchants. Nous devrions être un atout au contraire", a promis Hassib Hosein devant le gratin de la police du Massachusetts, dont la confiance lui est entièrement acquise.

Faire œuvre de pédagogie, de discernement, renforcer les relations interreligieuses entre les mosquées et les églises, et être au plus près de ses coreligionnaires pour bâtir des ponts avec le reste de la collectivité, le capitaine Hosein s’apprête, la fleur au fusil, à prendre ses fonctions dans un quartier à hauts risques, avec des méthodes éprouvées qui dorénavant le précèdent, privilégiant avant tout le dialogue plutôt que la répression systématique.

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