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Toi qui souffres…

Je sais que tu connais comme moi ces heures sombres et lourdes, ces heures où tout est obscurci, où les lendemains heureux semblent lointains, presque inexistants.

Moments de tristesse, de souffrance… Moments où les larmes sont à la fois si abondantes et si intimes.

Oui, je sais que tu connais ces moments de détresse et de solitude… Comme si le bonheur avait décidé de ne jamais croiser ton chemin. Les épreuves s’accumulent, les doutes peut-être aussi, la douleur certainement…

Et malgré tout, tu continues à vivre, à faire face aux gens comme si tout allait bien. Mais sournoisement l’amertume te dévore. Est-il possible de vivre parmi les autres et de se sentir si seul ? Se peut-il qu’on puisse être aussi malheureux ? Dieu nous en voudrait-Il au point de nous accabler d’épreuves ?

Sache mon frère, ma sœur, que l’épreuve ne t’est pas exclusive. Oui, Dieu t’a donné un fardeau à porter, qui te semble trop lourd à porter parfois. Et oui, tu es à l’image des autres hommes : « Nous avons créé l’homme pour une vie de lutte… » Ces mots du Coran résonnent dans ton quotidien comme une réalité prégnante. Rien n’est facile, tout est combat, épreuve, lutte. Les moments de bonheur sont minces et furtifs.

Pourtant, même dans l’épreuve, tu n’es pas seul. Même quand le désespoir t’envahit, la lueur d’une issue vit au fond de ton cœur, et alors tu t’interroges.

D’autres avant toi ont subi l’épreuve, bien plus durement, bien plus longtemps que toi. Notre bien-aimé lui-même (paix sur lui) a subi les pires moments qu’un homme ait à subir : la trahison, les moqueries, l’abandon, la haine aussi. Il a subi la pauvreté, l’exil, la guerre. Il a éprouvé, la tristesse, la solitude, la détresse. Oui, lui et les siens ont vécu bien pire. Bien plus que l’on ne peut en vivre en une vie. Pourtant, ils vécurent une vie de paix, une vie d’amour, une vie de partage et de joie.

Pourquoi n’est-ce pas notre cas ? C’est vrai, le Prophète était en lien direct et constant avec son Seigneur. Il vivait dans ce monde et était déjà pourtant « ailleurs ». Oui, le Prophète avait une particularité que nous n’avons pas. Pourtant d’autres ont réussi à surmonter leurs épreuves et à vivre dans la sérénité, sur les pas de notre Prophète. Qu’avaient-ils qui nous manque si cruellement ?

Si tu regardes de plus près, si tu cherches à sonder leur cœur à travers leurs paroles, tu verras qu’ils avaient une chose, à la fois évidente et difficile à acquérir. Une richesse que seuls les croyants œuvrant inlassablement peuvent acquérir.

Ils avaient compris que le cœur est un réceptacle qui forcément se remplit. Il n’est pas sujet au vide. À force de fautes, de négligences, d’oublis et de manques, le cœur se remplit de sentiments négatifs, amers, frustrés. Il sentira la douleur, la déprime, l’amertume.

Mais si tu fais de ton cœur le réceptacle de l’amour, alors tu y trouveras autre chose de bien plus beau.

Mon frère, ma sœur, emplis ton cœur de Dieu. Écoute bien, écoute avec ton cœur ces mots : emplis ton cœur de Dieu, sincèrement, profondément, abondamment.

Aime Dieu autant que tu peux. Et quand tu n’y parviens que de façon abstraite, efforce-toi de trouver ce qui te poussera à l’aimer. C’est là que se trouve ton salut. Car certes, un cœur qui est plein de Dieu ne connaît pas l’amertume. Un cœur plein de Dieu ne subit pas la douleur, un cœur plein de Dieu aborde l’épreuve avec distance et apaisement. Il se laisse submerger par le bonheur avec raison car il sait combien le bonheur sur terre est éphémère. Un cœur qui aime Dieu se dit : peu importent les épreuves, peu importent les moments de joie ou de tristesse, peu m’importe d’être heureux ou malheureux, tant que je sais que Dieu m’aime… un cœur plein de Dieu ne se lance pas dans une quête effrénée du bonheur ni à fuir le malheur. Car un cœur plein de Dieu connaît deux choses : la certitude et la sérénité.

– La certitude que Dieu Seul décide de son sort, il devient alors détaché de ce monde tout en y étant acteur. Il vit et agit parmi les hommes, mais ne subit pas leurs foudres, quand bien même tous se ligueraient contre lui. Il œuvre dans cette vie mais prépare l’au-delà. Un cœur plein de Dieu n’aspire qu’à une seule chose : que Dieu l’aime… Que, le jour où il sera parmi les hommes sur la grande place du jugement, Dieu pose sur sa pauvre âme un regard bienveillant, un regard d’amour et de satisfaction…Voilà l’ambition d’un cœur qui aime Dieu… Voilà sa seule aspiration… Le reste n’est que gêne temporaire, qu’une souffrance qui connaîtra son terme, qu’une épreuve qui verra sa juste récompense…

– Et c’est alors que le cœur plein de Dieu connaît la paix du cœur, la sérénité. Il sait, quoi qu’ils fassent. Il sait, quoi qu’il arrive. Il saura toujours… Et cet état vaut toutes les peines du monde, toutes les tristesses de l’âme…

Alors mon frère, ma sœur, œuvre, œuvre sans cesse pour que ce cœur qui est le tien soit plein de Dieu. Certes ce ne sera pas facile, et oui, la route est longue, mais la paix et la sérénité sont à ce prix. Et dis-toi que Dieu t’aime, plus que tu ne t’aimes toi-même, alors offre-Lui ce réceptacle précieux qu’est ton cœur… Lui Seul le mérite vraiment… Et, en retour, Il te dira : « Ô âme apaisée, retourne auprès de ton Seigneur satisfaite et agréée. Sois désormais du nombre de Mes serviteurs et sois bienvenue dans Mon paradis. »

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