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Quarante millions de « moi », pas un seul « nous »

Quand, au printemps 2011, l’ange de la mort se présenta à lui sous l’image floue et chaotique d’une révolte populaire, Kadhafi n’en crut pas ses yeux et pensa d’instinct à un complot tramé par la CIA dont il avait une peur irraisonnée depuis le bombardement de sa résidence sur ordre de Reagan en 1986 et l’affaire « Lockerbie ». Les yeux hagards, les cheveux ébouriffés, le visage défiguré par l’incompréhension, il hurlait devant les caméras de télévision depuis le balcon de sa résidence : « Men antoum ? » (« Qui êtes-vous ? »), comme s’il s’adressait à des extraterrestres invisibles venus du ciel spécialement pour lui nuire.

Kadhafi ne comprenait pas et, à sa place, on le comprend : le peuple libyen qui lui avait été soumis pendant quarante ans était entré brusquement en rébellion contre lui et proclamé d’emblée qu’il n’aurait de cesse qu’il n’ait vu son sang couler dans un fossé.

Quand, pendant la démoniaque décennie noire, les Algériens découvraient avec horreur les massacres collectifs commis en chaîne par le terrorisme islamiste, beaucoup d’entre eux, refusant d’y croire, répétaient en secouant la tête comme dans une crise d’épilepsie, soit en signe de certitude, soit pour interdire à l’idée d’y entrer : « Non ! Ce n’est pas possible ! Des Algériens ne peuvent pas faire ça à d’autres Algériens ! » Vains propos de citoyens meurtris et profondément remués, mais ignorant beaucoup de choses sur eux-mêmes, sur leur histoire cahoteuse et sur le magma de contradictions qu’ils appellent tantôt « valeurs », tantôt « constantes nationales ».

Mais si mes frères, mais si ! C’est bien nous, et non des agents du Mossad ou des Harkis infiltrés, qui avons commis ces horreurs qui n’étaient pas les premières et ne seront pas les dernières. Nous en commettrons d’autres à l’avenir, en gros ou en vrac, en vrac et en gros, il n’y a aucun doute. Personne ne peut prédire quand ni pourquoi, mais le plus probable est que ça aura à voir avec le faux « ilm » qui est en train de démanteler l’Etat dans l’esprit des « croyants », ou le prix du baril de pétrole.

Avant d’accuser les autres, nous aurions mieux fait de nous demander en parodiant Kadhafi : « Men nahnou ? » (« Qui sommes-nous ? »). Ne l’ayant jamais su, personne n’a pu répondre à la question posée par Boudiaf en 1964, « Où va l’Algérie ? », comme personne n’est en état de répondre à celle de la jeunesse d’aujourd’hui, « win al-harba win ? »  (« Où fuir ? »)

Notre culture sociale a habitué notre inconscient collectif au versement du sang dans la joie comme dans la peine. L’Aïd, la « touisa », la circoncision, le mariage, le coulage de la dalle, le succès au bac du fils ou de la fille, etc, sont autant de circonstances où on fait couler le sang sous les yeux ravis des enfants à qui on apprend à l’occasion comment saigner et dépecer une bête pour être un musulman accompli.

Même quand on veut vanter une amitié exemplaire entre deux personnes on lâche, admiratif et joignant d’émotion les deux doigts : « Ces deux-là, le même couteau les égorgera !» (« mouss wahed yadhbahoum !»). C’est dans notre culture, ça vient de loin et ça a encore de l’avenir. Qui ne détient, sinon une arme à feu, du moins une épée, une hache, un hachoir de boucher ou un couteau à la maison, dans la voiture ou sous ses vêtements ? Et pourquoi faire à votre avis ?

Il arrive aussi que, médusés par le sort fait à notre pays, par la manière dont il est gouverné et le pillage de la richesse nationale autorisé, voire recommandé ou ordonné, nous nous exclamions : « Ce n’est pas possible ! On n’est pas gouvernés par des Algériens ». Et de citer le Maroc, la France et, depuis Chakib Khelil, les USA.  

Mais non, mes frères, mais non ! Si les actuels dirigeants ne sont pas tous de vrais Algériens, il en fut qui l’étaient entièrement et qui ne firent pas mieux avant et après l’indépendance. Chacun a cassé la Révolution ou le pays à sa manière : dans sa morale, sa mémoire, sa dignité, son éducation ou son économie. Exprès ou par ignorance, il importe peu. Sous leur règne aussi les meilleurs étaient en bas et les pires en haut, même s’il faut reconnaître qu’aucun n’a été aussi permissif avec la pourriture que le pouvoir actuel. Et le peuple dans tout cela ?

Eh bien nous n’avons rien fait pour les uns et presque rien pour les autres afin que cela cesse ou change dans le bon sens. On ne s’est jamais révolté depuis l’indépendance qu’à cause de la hausse des prix de la semoule ou de l’huile et, demain, à cause du carburant, du lait ou d’un autre produit de première nécessité. A cause de quelque chose, jamais pour une cause.

Octobre 88, cessons de nous la jouer, n’était qu’une grosse émeute. L’éveil démocratique, les mythes, les légendes, les lauriers, c’est plus tard qu’ils ont été forgés ou tressés. Si l’on veut la vérité, seules les idées islamistes et berbéristes se sont battues pour une cause, la leur en propre, et non celle du pays. Sans préjuger de leur justesse ou de leur fausseté car le sujet n’est pas là. Moi je les ai qualifiées dès 1989 de « açabiyate » en empruntant le mot à Ibn Khaldoun, l’auteur de « Histoire des enseignements de l’histoire des Arabes, des Persans et des Berbères ».

Les leçons de notre histoire actuelle, nous les tirerons une fois qu’il sera trop tard, quand ça ne servira plus à rien. Ou bien un autre Ibn Khaldoun, venu d’on ne sait où, le fera pour l’Occident, les Martiens ou tout simplement l’histoire des peuples et des nations des siècles à venir.

On parlera de nous comme on parle de nos jours des peuples précolombiens quasi totalement disparus ou des « peuples de la perpétuelle aurore » comme disait le penseur espagnol Ortega Y Gasset des peuples qui n’ont jamais vu le soleil se lever sur eux, bloqués entre le jour et la nuit, comme si leur temps s’était arrêté à l’aube, une aube dans laquelle ils allaient être éternellement figés.

Les âmes innocentes mais inconséquentes de nos compatriotes ont été, un jour, choquées par une vidéo montrant un enfant jeté en pâture à un chien berger allemand comme on jetait dans la Rome antique des esclaves ou les premiers chrétiens en pâture aux fauves dans une arène pour amuser le public. Mais est-ce le pire de ce qu’on a vu dans notre vie récente ou lointaine ?

Que dire du terrorisme pardonné qui a tué enfants, bébés et fœtus, de l’hécatombe routière quotidienne, des affrontements au sabre récurrents entre bandes rivales un peu partout, du débat parlementaire où on a revendiqué le droit de battre les femmes au nom de nos « valeurs authentiques », de la gratuite cruauté des agents de toutes les administration et services publics envers les usagers, de la corruption impunie, de l’Etat absent et du climat de sorcellerie ambiant ?

En entendant une cohorte de juristes dénoncer la violence contre les enfants et l’absence de textes sur la protection de l’enfance, en voyant avec quelle rapidité la justice a diligenté une enquête et les présumés coupables arrêtés, en suivant sur les médias les harangues à propos des droits de l’homme et du citoyen, je me suis interrogé sur le silence observé au sujet d’autres violations de la Constitution, des lois, de la morale publique…  

Cette affaire n’est-elle pas un exutoire, l’arbre qui cache la forêt ?  Car si quelques humanoïdes comme il y en a tellement dans nos rues et nos cités ont délibérément donné un enfant en pâture à un chien qui n’a pas fait usage de toute sa férocité, les responsables actuels ont jeté en pâture tout un peuple à des molosses insatiables qui l’ont désossé, et continuent à sucer sa moelle sans que cela n’émeuve grand monde.

C’est de ce jeu d’attrape-nigauds, de ces mauvais exemples, du discours public cynique et des crimes impunis  que vient la sensation de plus en plus forte que nos valeurs sont des camisoles de force, nos idées des chaînes d’esclavage, nos visages des façades fardées, nos paroles de pieux mensonges, nos apparences des déguisements, notre vécu une épreuve de tous les instants, notre futur une source d’angoisse, nos dirigeants une secte satanique, et la pseudo élite une cacophonie où cohabitent contradictions détonantes, lâchetés, jalousies et petites ambitions.

Oui, « Où fuir ? » Nous sommes un peuple qui regarde ailleurs depuis un siècle parce que personne ou presque ne porte le sentiment d’être chez lui, en sûreté, d’avoir un avenir, d’être respecté, d’avoir un « home » national stable et durable. Nous rêvons presque tous d’autres réalités, d’autres rapports sociaux, d’autres modèles d’éducation, d’autres spectacles, d’autres exemples, d’autres dirigeants. Nous sommes des émigrants en puissance, des binationaux potentiels, des « harragas » (migrants illégaux) pour ceux qui n’ont pas de visa et des « harrabas » (candidats à l’exil) pour ceux qui peuvent en avoir.

Le drame c’est qu’on ne veut de nous nulle part, ayant trop d’accointances avec le terrorisme et trop de clair-obscur dans notre identité. Ni tout à fait des Orientaux en Orient, ni assez Occidentaux en Occident, nous sommes voués à passer partout pour des intrus, des indésirables, des persona non grata. Combien, néanmoins, partiraient s’ils en avaient les moyens et combien resteraient par choix ? La majorité vit avec le sentiment d’être des conscrits, des assignés à résidence, des retenus contre leur gré, des prisonniers. Ils n’ont pas peur de mourir, écrivent-ils sur les banderoles de leurs colères intermittentes, ils sont déjà morts.

D’où vient ce pessimisme, ce désespoir, cette mort intérieure ? De notre indépendance avortée par la faute d’une génération égoïste, ignare, tyrannique, corrompue et immorale pour certains, haineuse et quelque fois mentalement malade, mais aussi de notre histoire chaotique tout au long de laquelle nous n’avons cessé de passer d’un modèle culturel à un autre, ayant été dans l’Antiquité un peu païens, un peu juifs, un peu chrétiens puis, avec l’islam, un peu chiites, un peu ibadites, un peu sunnites et, aujourd’hui, des islamistes suspects de pouvoir passer à tout moment à l’action terroriste.

Nous avons successivement connu l’influence phénicienne, carthaginoise, romaine, vandale, arabe, turque et française, mais les tempêtes de l’Histoire ne nous ont pas laissé le temps de devenir nous-mêmes, des Orientaux avec les Phéniciens, Carthage, les Arabes et les Ottomans, ou des Occidentaux au temps de Rome, des Vandales et des Français, car une occupation chassait l’autre. La conquête arabe a coulé dans nos âmes vacantes l’islam avant de se fondre parmi nous ou de poursuivre sa chevauchée vers d’autres destinations selon les points de vue des spécialistes de la période.

En cinquante ans d’indépendance, nous avons été livrés tels des cobayes au même alternat idéologique, à la même instabilité psychologique, passant là encore d’un modèle d’inspiration « progressiste », occidentale, à un modèle religieux d’inspiration salafiste, si bien qu’il est très difficile de trancher sur notre identité réelle ou de spéculer sur nos futures orientations sociétales. A mon avis, c’est le modèle taliban qui l’emportera au jour où il n’y aura plus de pétrole car c’est le plus proche de notre esprit de douar, de notre civilisation de douar. On le voit déjà.

Les brassages et métissages culturels que nous avons subis depuis « l’Homme de Mechta Larbi » ne peuvent pas ne pas avoir laissé de traces dans notre patrimoine génétique. Les marqueurs orientaux et occidentaux ont imprimé alternativement leur patine dans notre génome dans des proportions que nous ignorons mais qui transparaissent dans les différences psychologiques évidentes d’une région à une autre de notre pays, certains de nos compatriotes présentant clairement des penchants marqués pour l’archétype oriental, et d’autres pour l’archétype occidental, d’où la dichotomie entre modernistes et partisans du « retour aux sources ».

Notre dénominateur commun est superficiel, artificiel, provisoire. Il peut rompre à tout moment. C’est un identifiant géographique et administratif dépouillé de valeurs et convenant aux quarante millions d’électrons libres que nous sommes, ne gravitant autour d’aucun noyau, d’aucun centre. Nous ne partageons pas les mêmes référents, la même vision du monde et la même conception de l’avenir car nous ne sommes pas ce que nous sommes par choix plébiscité mais par accident, contrainte, résignation ou démission.

L’Algérie ? Quarante millions de « moi », mais pas encore de « Nous ». Des atomes non rassemblés en molécules ; des besoins physiologiques ayant pris des apparences économiques ; plus de mille milliards de dollars rentrés dans les caisses publiques depuis l’indépendance, rien dans les poches de tout le monde à quelques milliers d’exceptions près ; art de la tromperie, ressources de la fourberie et ruses de Djouha en guise de culture sociale…

Nous détestons la beauté, la bonne éducation, la politesse et la distinction ; nous n’avons aucun souci de l’espace public ou de l’hygiène publique ; nous nous empoisonnons mutuellement la vie de l’aube au crépuscule ; nous ne savourons le plaisir d’être important que si l’on humilie ou écrase les autres…

Pouvait-il surgir de cette macédoine, de cette « açida », un collectif soudé, un ensemble uni, une nation durable ? Non, plutôt, plus logiquement, un peuple en vrac sans projet commun, sans boussole, sans raison d’être, prêt à toutes les aventures talibanes, califales ou sécessionnistes.

Par son silence le pouvoir a l’air de dire : « Après moi, vous vous débrouillerez ! Je vous aurais laissé une situation et des précédents tels que vous ne vous relèverez jamais…» Il ne s’intéresse pas à l’avenir du pays mais seulement au temps qui lui reste, prêt à dilapider tous les moyens, à hypothéquer les réserves de gaz de schiste et la nappe de l’Albien, à endetter le pays pour maintenir la « paix sociale » et la poursuite de la rapine et de la gabegie.

En regardant l’horrible vidéo de l’enfant jeté en pâture au berger allemand, c’est ce que j’ai ressenti : nous sommes de la pâture pour chiens sous les yeux amusés de Caligula ou Néron, deux empereurs romains qui ont sapé les bases morales de l’Empire romain. Il ne s’en est pas relevé à ce jour.

                                                                            

9 commentaires

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  1. Soyons logique , le seul homme qui disait ma nation , c’est le prophète , c’est lui le centre , et personne d’autre n’est le centre et les gens tournent autour.
    Question : qui a tué la première personne du pluriel ?
    Question : somme (nous) la nation du prophète ?
    Le dicta de la pensée humaine (nous) a enterré vivants , résultat , les jeunes deviennent des haragas , tout le monde cherche une embarcation pour se sauver , le marché du sexe bat son plein , on est devenu des romains , un homme endetté devient esclave lui et sa femme.
    Sur le mur du palais de justice , est dessiné une balance . Dans le coran , la justice et la balance ne sont pas liées dans aucun verset. Ceux sont deux choses indépendantes.

    Moralité : ce n’est pas l’homme qui fait la religion , c’est la religion qui fait l’homme.
    Ce n’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme.

  2. Cher frère, Ce n’est pas un reproche que je vous fais, je vous donnes raison, nous sommes à l’instant de savoir qui sommes_nous au bout de 80, 70, 60 et 50 ans d’indépendance.
    Nous avons perdus nos traditions ancestrales, nous n’avons rien compris du Message Coranique. quelques va-nu-pieds installés sur des chaîne pour abrutie une société ignorante, pensant que le Jihad est de tuer les autres, pour emmener tout le monde au Paradis, bien que Dieu dis et redis, qu’il n’y aura que peu d’élu pour le paradis.
    150 fois dans le Coran est indiqué” ceux qui croient et qui font des bonnes actions” tout le monde fait semblant de croire et es bonnes actions il n’y en a point.
    Comme vous je râle, je cris, j’appelle, mais il n’y a personne à l’horizon. Nous sommes trop et trop bas pour se relever et sur tout les points. quoique les solutions sont multiples, réalisables et faisables. personne n’écoute votre conseil, parce que que tu es leur semblable.
    Mais si tu es étranger, Juifs ou Chrétien, tu hais les arabes et ta haine est dans le sang, alors là on t’écoute aveuglément, c’est ce qui est passé, toutes les nations se sont réveillées sauf les arabes, le mieux qu’il ont trouvé, ils s’entretuent et réduisent leur civilisation en poussière, Voyons, L’Irak; la Syrie et le Yemen. Il reste parmi les arabes un tout petit groupe qui a la dignité de défendre la terre de ses ancêtres, ils sont traités de terroristes, par contre, ils n’hésitent pas de finnancier des terroristes pour réduire la terre d’Islam en champ de guerre.
    Quelle est la logique qui peut vous convaincre qu’il est possible de relever les défis, qu’on peu se relever bien que tous les signaux culturels, économiques, industrielles et agricoles montrent un déficit chronique qui perdure et qui s’aggrave.
    Ne me demandez pas des conseils, avez-vous rencontré un arabe qui sait écouter, qui vous laisse le temps de vous exprimer, et qui vous laisse une toute petite place dans les médias pour tenter de s’adresser au peuples autrement et leur dire que l’heure est grave pour notre nation arabo-musulmane. celle qui est élu par Dieu pour donner l’exemple.
    à mon âge, un pied dans la tombe, l’autre dans le cimetière, je pleure aux chaudes larmes, car nous sommes sourds, aveugles et nous n’avons plus la raison

    • Mon ami , tant qu’il y a la clémence de dieu, il y a toujours de l’espoir.
      Le quatrième prince des croyants Ali disait ” élever vos enfants pour une époque qui n’est pas la votre”.
      Et moi je dis que l’erreur est une école.

      • Parler d’erreur quand il s’agit de CRIMES CONTRE L’HUMANITE avec le retour de l’ESCLAVAGE en Libye c’est de la complaisance pour ne pas dire de la COMPLICITE !!!

        • Je voulais dire , quand on s’éloigne de la voix d’Ellah, tous les désastres sont possible.
          On a remplacé et on remplace toujours le droit chemin par le droit commun et depuis quand il était commun.

  3. Nous ne sommes pas plus sanguinaires que d’autres, en tant qu’être humains, au USA en Birmanie dans l’ex Yougoslavie, en Irak au Burundi, partout il y a le sang. Nous ne sommes pas un peuple sanguinaire. mais les animaux les plus paisible, les plus moutons deviennent des bêtes assoiffées de sang quand on leur coupe la retraite et qu’il n’ont plus que de sévir ou perdre, l’honneur, la richesse et la vie. L’autre maléfique est présent il nous abhorre, et cherche après nos richesses, notre honneur, notre vie, notre croyance.
    Il est bien facile de s’abattre sur les siens et de tout fouler de son pied, pour être audible dans les médias pour percevoir un petit hochement de tête acquiesceur de ceux que nous avons acceptés comme maître : les hordes de Satan : le libéralisme décomplexé.

  4. Un texte sanglant qui découle d’un regard pessimiste, résume l’échec de l’intelligence algérienne à construire un état digne de ce nom.

  5. ” Quand, au printemps 2011, l’ange de la mort se présenta à lui sous l’image floue et chaotique d’une révolte populaire, Kadhafi n’en crut pas ses yeux et pensa d’instinct à un complot tramé par la CIA dont il avait une peur irraisonnée depuis le bombardement de sa résidence sur ordre de Reagan en 1986 et l’affaire « Lockerbie ». ”
    J’ai ouï dire que Khadafi avait eu tout lieu de croire que la CIA en avait après lui, puisque c’était un homme politique très dérangeant aux yeux des Etats-Unis et des autres puissances occidentales.
    Sous le prétexte d’instaurer la “démocratie ” en Libye, le Président Sarkozy ( “conseillé” par Bernard Henri Lévy) avec l’aide des Américains, a provoqué la perte du dirigeant libyen, afin de libérer ce pauvre peuple opprimé par cet horrible dictateur.
    ça, c’est la version officielle, diffusée nuit et jour dans les médias français. Médias qui sont aux mains de ceux qui mentent au peuple, du 1er janvier au 31 décembre de l’année.
    Par contre, la vraie version, la version cachée, est la suivante :
    L’homme politique Khadafi, aimait son pays ainsi que le continent africain. Opposé à l’ingérence des Etats-Unis et des pays occidentaux, il était conscient des potentialités économiques de l’Afrique. L’idée lui était venue de créer une monnaie propre au continent africain, qui se serait appelé le DINAR-OR, destiné à remplacer le dollar, dans ce nouvel espace économique. Ce qui naturellement ne pouvait pas plaire à l’oncle Sam, habitué à régner en maître sur la planète, et à vivre sur le dos des autres pays, surtout africains.
    Complot ?? Vous avez dit complot ?

  6. Une analyse sociologique et politique pertinentes mais un peu alarmiste même si la description de ce qui est appelé ” société algérienne et son dit Etat rejoignent d’une certaine manière la vision que j’appellerai “” l’égoïsme algérien qui rejette l’autre et tout ce qui n’est pas lui. Le moi algérien dans sa globalité s’exprime à travers ce qui lui a été imposé par idéologie politique irrationnelle. C’est qui fait que ce moi, qui s’arrête à “” pourvu que je regrette mon problème et mes affaires et que m’importe l’autre, ce trouve en perpétuel conflit avec l’autre moi; d’où l”apparition de l’égoïsme personnifié, gueulard, arrogant et provoquant. En terme claire, lorsqu’il y a conflit entre les deux mois philosophiques, il y a déperdition de la raison et du vivre ensemble dans la pluralité. En un mot, face à tout ces mots qui s’amoncelle, l’imprévu dangereux est à craindre. Présentement ce péril n’est pas pris en considération aussi bien par ce qu’on appel et la population (je privilégie ce terme à celui de peuple) Chacun privilégie ses intérêts en se cantonnent dans une défense illusoire de leurs pré-carrés

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