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Quand le président Sarkozy rêvait de s’enrichir

L’ivresse des cimes aura duré cinq ans, et la chute n’en a été que plus rude,  Nicolas Sarkozy est brutalement redescendu de son petit nuage, et l’on se demande bien, sans en faire une obsession,  ce qui va faire courir le tout-puissant président jogger.

En plus d’être un panier de crabes, le Tout-Paris mondain et de la politique n’est plus qu’un brouhaha de spéculations, sur François Hollande et son futur gouvernement, mais aussi sur le devenir du grand vaincu des urnes, d’aucuns lui prédisant la bonne fortune à la tête de la présidence européenne ou bien d’une entreprise du Cac 40…

En 2008, alors que l’exercice du pouvoir suprême le transportait vers l’extase, Nicolas Sarkozy n’entrevoyait son avenir qu’à travers l’enrichissement personnel, et beaucoup moins en termes de vocation ou de sacerdoce. Ô combien étonnant ! Grand témoin de cette cupidité invétérée, le journaliste et écrivain Eric Fottorino,  ex-directeur de publication du Monde, puis président du directoire du groupe  La Vie-Le Monde, révèle dans son ouvrage  "Mon tour du Monde", la nature très intéressée de celui qui a présidé aux destinées de la France.

Le journal Sud-Ouest a publié quelques extraits éloquents du portrait saisissant d’un homme qui aimait s’écouter parler, et qui se projetait déjà dans l’après-Elysée, aussi longtemps qu’il pourrait en tirer profit  : "Je suis président. Mon prochain statut sera ancien président, et celui-là durera très longtemps. Alors je ferai comme Bill (comprendre : Clinton) ou comme Tony (comprendre : Blair) : je ferai des conférences et là, je me bourrerai ! ",  " … et là, je me bourrerai » : ce n’était pas une familiarité du président signifiant qu’il descendrait de grands crus avec sa belle Italienne. Non, il s’agissait de s’en mettre plein les poches, et s’il était question pour lui de se bourrer, c’était d’argent, disons de fric, de pognon, pour rester dans la note." peut-on lire sous la plume d'Eric Fottorino.

Nicolas Sarkozy se rêvait un grand destin et il aura réussi à décrocher la lune, moins au nom de ses convictions profondes, d’une vacuité abyssale, que d’un carriérisme effréné qui l’a fait basculer, et la France avec lui, vers l’extrême droite sans aucun scrupule. 

Avant de s’élancer vers de nouveaux horizons, il pourra toujours contempler l’empreinte identitaire délétère de son sceau qu’il nous laisse en héritage, à travers le nouveau slogan concocté par l’UMP pour les législatives :  "Choisissons la France". On n’ose imaginer la surenchère nationaliste du cri de guerre de Marine Le Pen

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