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Pétition du Nouvel Observateur : Jean-François Copé voit rouge devant les signatures de Tariq Ramadan et Martine Aubry

Le petit théâtre de la vie politique ne nous épargne aucun spectacle affligeant, ni celui, vaudevillesque, de ses règlements de compte à OK Corral, ni celui, mélo-dramatique, de la mise en scène de l’effroi populaire.

Sur cette scène bouillonnante, qu’un seul scrutin électoral, même le plus enraciné dans le terroir, suffit à rendre volcanique, les acteurs rivalisent de populisme, à travers des tirades enflammées qui haranguent des électeurs tourneboulés, dictant non seulement leur conscience, mais aussi désignant leurs croque-mitaines…

De cette lave nationaliste en fusion, qui désagrège les valeurs républicaines sur son passage, Jean-François Copé, l’impétueux leader de l’UMP, est passé maître dans l’art d’embraser le débat démocratique. Aussi, à la veille du second tour des cantonales, attendant une brèche dans laquelle s’engouffrer pour piquer au vif le PS, son sang n’a fait qu’un tour lorsque, dans l’appel contre le « Débat-procès sur la laïcité » publié par le Nouvel Observateur, son regard scrutateur a repéré une juxtaposition de signatures inconciliables : celles de Martine Aubry et de Laurent Fabius aux côtés du méchant loup… Tariq Ramadan !

Quelle aubaine pour l’artisan de la dérive droitière de l’UMP qui, drapé dans une indignation affectée, a aussitôt accusé le PS de “perdre son âme” en étant ainsi associé au personnage maléfique préféré de nos médias : l’islamologue suisse, dont la prétendue filiation avec les Frères musulmans, en dépit de ses nombreuses prestations télévisuelles, ne cesse de le précéder, à moins qu’elle ne le poursuive, en tous les cas lui colle irrémédiablement à la peau !

Craignant l’opprobre, Martine Aubry et Laurent Fabius ont aussitôt fait profil bas, obtempérant aux coups de semonce de leur meilleur ennemi, en retirant leur sceau personnel de la pétition, tout en exigeant que le gouvernement “renonce” au débat sur la laïcité. Un dernier baroud d’honneur…

Le petit théâtre de la vie politique, ses intrigues grossières, ses coups bas très bas, son hypocrisie insondable comme un puits sans fond, et sa nouvelle cheville ouvrière Umpiste de la pensée unique insidieuse, Jean-François Copé, qui en plus d’être un moralisateur bon teint, fabrique nos Barbe Bleue, tout en offrant des tribunes à l’un des pires Père fouettard qui flagelle sans retenue notre société anxiogène : le triste sire, non pas légendaire mais bien réel, ainsi que l’atteste sa condamnation pour “incitation à la discrimination raciale”, Eric Zemmour

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