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“Palestine, Yes we can” au Stade de France

Palestine libre, libres Palestiniens

Triste soir pour la démocratie et la liberté d’expression, ce vendredi 11 novembre 2011. Le Stade de France a été malgré lui le théâtre d’une répression insupportable et totalement arbitraire. Soixante jeunes communistes s’y étaient retrouvés pour faire entendre leur voix en solidarité avec le peuple Palestinien, profitant de la symbolique du match France/États-Unis.

Dans un contexte où Obama affirme que les États-Unis opposeront leur véto à la reconnaissance d’un État Palestinien. Où la France, par la voix d’Alain Juppé, projette de s’abstenir lors de ce vote à l’ONU pour ne pas contrarier la complicité affichée par Sarkozy et son homologue Américain lors de leur show sur TF1. Où l’UNESCO, qui a accueilli la Palestine en son sein, se retrouve contraint de stopper sa programmation à cause du retrait de financement Américain. Dans ce contexte, il nous a semblé incontournable d’agir pour relayer le combat de ce peuple pour la paix et la reconnaissance de son État.

PALESTINE, YES WE CAN ! Ce sont ces lettres que les jeunes communistes ont déployé du haut des tribunes, aux côtés de drapeaux palestiniens et accompagnées de slogans rassembleurs et pacifistes. Elles ont attiré l’attention des citoyens venus assister au match et suscité des premiers encouragements. Ceci dit, il semblerait qu’en face de la tribune présidentielle, l’évocation de la justice n’ait pas plu à tout le monde.

LIBERTE D’EXPRESSION, NO YOU CAN’T ! Voilà le message des stadiers puis des forces de police. En effet, après avoir été dessaisis sans violences de leur banderole, les jeunes communistes ont été agressés physiquement par les stadiers tentant de leur confisquer leurs drapeaux palestiniens alors même que ceux d’autres pays flottaient dans le stade. Dès lors il a semblé clair que c’était bien le drapeau de la Palestine qui dérangeait ceux qui « donnaient les consignes ».

« Nous, nous obéissons à des ordres, la cause ne nous importe pas » ont, en effet, confié les stadiers lors d’une tentative de discussion Alors qui donnait ces ordres ? Qui se trouvait à l’autre bout des oreillettes lorsque les stadiers ont donné les premiers coups ? Le Mouvement des jeunes communistes de France tachera d’en demander des comptes ! Pour sa part, la police nationale, présente autour du groupe de militants, a été complice de cette violence : coups reçus par des jeunes femmes, des mineurs, un militant jeté dans les gradins puis dans les escaliers en béton, un autre tiré par les testicules… Il semblerait que les gardiens de la paix aient failli à leur mission.

Frappés, blessés, regroupés en tas, évacués du stade, entassés dans un bus, menacés de garde-à-vue puis relâchés à 2h du matin, voilà le prix à payer pour « délit de solidarité » dans la France de Nicolas Sarkozy.

Mais cette action laissera des traces pour l’ensemble des gens présents dans la tribune qui reprirent en cœur : « PALESTINE ! PALESTINE ! » en solidarité avec les jeunes réprimés. Ni les coups donnés par les stadiers, ni les intimidations de la police ne stopperont la marche de l’Histoire : le droit à l’autodétermination des peuples triomphera !

PALESTINE LIBRE, LIBRES PALESTINIENS !

Nous tenons à remercier ceux qui nous ont soutenu et repris nos slogans, refusant de voir le stade devenir le théâtre de violences gratuites.

Union des étudiants communistes de Lille

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