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Mohamed VI, roi des palmarès des fortunes royales

L’insoutenable cupidité de l’être a trouvé son monarque absolu, régnant sur son trône doré, depuis ses tours d’ivoire qui écrasent de leur magnificence l’insignifiante misère de la rue, en la personne de Mohamed VI.

Ses titres de gloire ont le tintement de ses lingots d’or amassés avec avidité : premier banquier, premier assureur, premier entrepreneur de bâtiments de son pays, omniprésent dans l’agro-alimentaire, l’immobilier, la grande distribution, l’énergie et les télécoms, le roi du Maroc rayonne de mille feux, et prospère à la vitesse de l’éclair, quintuplant sa fortune personnelle en l’espace de 10 ans, quand son peuple voit le chômage et la paupérisation exploser.

Cette folie des grandeurs, qui manque cruellement de majesté, le consacre roi parmi les rois, à l’instar d’un nouveau palmarès des plus grandes fortunes monarchiques établi par le site d’information marocain Good.

Indétronâble, le souverain octogénaire de Thaïlande, Bhumibol Adulyadej, domine cette pyramide vertigineuse des richesses, nanti de 21 milliards d’euros, tandis que son homologue du royaume de l’Atlas est classé septième, ne pouvant rivaliser avec ses malheureux 1,9 milliards d’euros… Bénis soient les phosphates, l’agroalimentaire, la distribution et les énergies renouvelables, d’où jaillit sa source miraculeuse et intarissable de profits !

 «Il est néanmoins classé quatrième dans le monde arabe», précise  le site d'information, derrière le roi Abdallah Bin Abdelaziz d’Arabie saoudite, 89 ans, (12,6 milliards d’euros), le cheikh Khalifa Bin Zayed des Emirats arabes unis, 64 ans, (10,5 milliards d’euros) et le cheikh Mohamed Bin Rachid Al Maktoum, l’émir de Dubaï, 62 ans (2,8 milliards d’euros).

Son magot grossissant à vue d’œil, sous l’effet de sa vénalité invétérée, qui sait si un jour Mohamed VI ne s'accaparera pas aussi cette roue de la fortune, qui ne tourne que dans un seul sens, sans jamais aucun grain de sable pour l'enrayer.

Le vent frondeur du printemps arabe aurait pu être ce gros grain de sable redouté, le conduisant, par anticipation craintive, à sortir du chapeau royal, en mars 2011, un arsenal de réformes démocratiques. Mais la réforme constitutionnelle annoncée avec solennité n’aura nullement réformé sa démesure, et encore moins la paupérisation de ses concitoyens, dont 5 millions d'entre eux survivent sous le seuil de l’humainement tolérable, avec moins d’un euro par jour en poche.

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