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Grâce de Boualem Sensal : Lecornu tacle Retailleau sans le nommer

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a bénéficié d’une mesure de grâce accordée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, à la suite d’une médiation du chef d’État allemand. Condamné en novembre 2024 à cinq ans de prison pour « atteinte à la sûreté nationale », l’auteur devrait ainsi prochainement retrouver la liberté. À l’Assemblée nationale, le Premier ministre Sébastien Lecornu a salué « celles et ceux qui ont contribué à cette décision, fruit d’une méthode faite de respect et de calme », soulignant l’issue positive d’un dossier qui avait suscité une vive émotion en France.

Une phrase qui sonne comme une réplique cinglante à Bruno Retailleau, le patron des Républicains, qui avait accusé le gouvernement de faiblesse et de mollesse dans la gestion du dossier. En soulignant le calme et le respect, Lecornu a voulu rappeler que la diplomatie ne se mène ni à coups de postures ni d’invectives médiatiques — une manière élégante mais ferme de remettre Retailleau à sa place.

Car la « méthode Retailleau », toute en arrogance et en imprécations, porte les accents d’un vieux réflexe néocolonial, celui qui consiste à parler aux pays du Sud sur un ton comminatoire, comme si la France pouvait encore dicter sa loi. Une approche dépassée, inefficace et dangereuse, qui ne fait qu’humilier l’autre partie et rendre toute négociation plus difficile. Sébastien Lecornu, lui, a préféré la voie de la diplomatie respectueuse — celle qui obtient des résultats concrets sans raviver les blessures du passé.

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