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L’UDMF se dresse contre deux listes de la honte aux Européennes : deux listes ouvertement islamophobes

Oscillant entre un grand « ouf » de soulagement et un cri d’indignation, ce sont des sentiments très ambivalents qui animent Nagib Azergui, le fondateur de l’Union des Démocrates Musulmans Français (UDMF), au terme d’une semaine semée d’embûches et source d’une profonde consternation.
Joint au téléphone ce matin, le fer de lance de la liste « Une Europe au service des Peuples », armé d’une détermination toujours aussi inébranlable, a tenu à relater sur Oumma les péripéties quasi kafkaïennes qui ont compliqué l’obtention du précieux sésame « L’ Imprematur »,  lui ouvrant grand l’accès aux élections européennes, le 26 mai prochain.
S’il en faut plus pour déstabiliser et entamer l’ardeur du très engagé Nagib Azergui, celui-ci reconnaît toutefois que ces atermoiements administratifs regrettables, ajoutés à la présence glaçante de deux listes ouvertement anti-islam au scrutin du 26 mai prochain, ont provoqué une stupeur mêlée d’effroi.
« Les jours passés ont été effectivement très stressants. Nous avons fini par obtenir, in extremis, ce jeudi 9 mai à 15h précisément, l’Imprematur du Conseil d’Etat et du Ministère de l’Intérieur pour imprimer nos affiches et nos bulletins de vote. Nous avons subi un contrôle particulièrement tatillon, certains de nos 79 candidats ont été appelés pour s’assurer de la sincérité de leur engagement politique. Résultat, tout ce temps perdu en vérifications nous a été préjudiciable. Nous avons perdu une semaine de campagne électorale et nous n’avons pas pu imprimer tous nos bulletins de vote », se désole le chef de file de l’UDMF.
Loin d’être émoussée pour autant, sa joie de voir son micro-parti, créé en 2012, réussir à affirmer sa singularité aux élections européennes, fort des valeurs qui l’irriguent, est immense. Un parti qui, depuis son émergence dans un paysage politique des plus verrouillés, n’a cessé d’essaimer envers et contre tous, dans un Hexagone miné par une islamophobie structurelle et la résurgence du nationalisme.

« Je suis bien sûr très heureux que l’UDMF soit la 34ème liste officielle pour les Européennes du 26 mai ! », s’est-il exclamé. « C’est le bel aboutissement de plusieurs années de combat pour imposer notre différence dans le paysage politique, contre vents et marées, et faire de la lutte contre l’islamophobie institutionnalisée et sa criminalisation notre cheval de bataille », a-t-il souligné avec un regain d’enthousiasme.
« Mais comment ne pas regretter amèrement que des complications administratives de dernière minute nous soient à ce point dommageables ? », a-t-il renchéri.
«  Il y a plus grave encore : comment deux listes viscéralement islamophobes peuvent être tolérées en France, au scrutin européen ? L’une d’elles, « La ligne claire » est emmenée par le redoutable extrémiste de droite Renaud Camus, chantre de la théorie raciste du « grand remplacement », dont s’est ouvertement réclamé le terroriste Tarrant, qui a massacré 50 musulmans en train de prier à Christchurch. Comment est-ce possible en France ? C’est effarant, c’est scandaleux ! N’avons-nous donc tiré aucun enseignement de l’horrible tragédie qui a endeuillé récemment la Nouvelle-Zélande ? », s’est insurgé Nagib Azergui avec une inquiétude très perceptible dans la voix.
Une inquiétude des plus légitimes qui n’a d’égal que l’atterrement que l’on éprouve devant l’impensable participation aux élections européennes des deux sinistres semeurs de haine que sont Renaud Camus et Vincent Vauclin, fondateur de la Dissidence française et tête de liste de la « Reconquête ». Ces deux chantres de la « France blanche » ont, pour seul programme,  leur croisade hargneuse livrée contre « l’immigration et l’islamisation ». De quoi faire frémir dans les chaumières européennes !
Après avoir sillonné la France des villes et des champs pendant plusieurs mois, et être allés à la rencontre de nombreux citoyens issus de tous les horizons, de toutes origines et confessions, lors de réunions qui ont attiré un large public hétéroclite, notamment à Lyon, Marseille, en Indre-et-Loire…, les 79 candidats de l’UDMF le clament haut et fort : « Nous voulons agir pour ne plus subir ! ».

Nagib Azergui aux côtés de Lydia Margossian (députée au Parlement d’Arménie Occidentale) et Bassam Tahhan (chrétien d’Orient, politologue et colistier sur la liste UDMF)
Ils sont fiers de défendre les couleurs de l’UDMF et les axes forts de son programme qui, plus que jamais, se veut être une alternative, éthique et salutaire, aux maux et dérives de la société française.
« Nous avons développé un programme centré autour de sept axes majeurs, sept défis capitaux  : Le Défi écologique, Le Défi éthique et solidaire, Le Défi du vivre-ensemble, Le Défi des libertés individuelles, Le Défi sur la défense, Le Défi pour la combat contre la haine, Le Défi d’une presse indépendante », énumère Nagib Azergui, en insistant sur le fait que l’UDMF s’oppose fermement à la bouc-émissarisation des musulmans français et oeuvrera résolument en faveur de la concorde nationale.

« Il faut clairement que des députés courageux osent enfin se dresser, au Parlement européen, contre une certaine suprématie et contre les artisans du chaos, ceux qui ont pour seul projet d’attiser l’islamophobie, la xénophobie et le racisme sous toutes ses formes. Voilà pourquoi, le 26 mai prochain, le seul vote utile, c’est pour l’UDMF ! », assure le fondateur du parti, avec une ferveur renouvelée.
A quelques encablures d’un scrutin européen sur lequel planent l’incertitude mais aussi la menace de lendemains qui déchantent, Nagib Azergui vous invite d’ores et déjà à télécharger sur le site de l’UDMF ses bulletins de vote, compte tenu des complications administratives rencontrées.
 
Propos recueillis par la rédaction Oumma.

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