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Deux femmes écartées d’une brocante parce qu’elles portent le voile (vidéo)

Totalement arbitraire et pleinement assumée, l’islamophobie qui gangrène la France n’avance pas masquée… Elle sévit à visage découvert aux quatre coins de l’Hexagone, en l’occurrence à Croix, une commune située dans le département du Nord, sous les traits d’une femme chrétienne que les scrupules n’étouffent guère.
Sans le moindre état d’âme, Myriam Cattoire, présidente de l’association R’éveil dédiée aux victimes de traumatismes crâniens, n’y est pas allée par quatre chemins pour refuser l’inscription de deux femmes voilées à la braderie locale qu’elle organise, chaque année, au profit de la cause qui lui est chère.
Farouchement hostile au port du voile, alors qu’elle-même arbore ostensiblement une croix autour du cou, c’est peu dire que cette curieuse paroissienne, qui s’autorise à afficher sa croyance (une liberté qu’elle refuse à d’autres), a offert le triste spectacle d’un sectarisme religieux extraordinairement contradictoire… et pas très catholique !
« Je ne vais pas vous prendre, mesdames, faut pas faire la queue, vous perdez votre temps ». Ecartées du vide-grenier du 1er mai sans autre forme de procès et sans explications, par une Myriam Cattoire intraitable qui leur opposait un visage fermé, les deux malheureuses femmes musulmanes lui ont alors demandé si leur hijab était la raison de leur élimination d’office.
La réponse de la présidente de R’éveil a alors fusé : « OuiJe préfère pas, ça me cause du tort », a-t-elle répliqué de manière cinglante. Comble de l’odieux, son rejet du port du voile est à ce point décomplexé qu’elle leur a indiqué l’adresse des postes de police les plus proches, au cas où elles souhaiteraient porter plainte pour discrimination.
Voici un extrait de cette scène lamentable qui s’est déroulée, samedi, dans la salle des inscriptions de Wasquehal, et qui a été filmée et postée sur les réseaux sociaux par celles qui l’ont vécue comme une terrible humiliation.

Arc-boutée sur ses positions, Myriam Cattoire ne « regrette rien », affirmant crânement qu’elle « assumera » si nécessaire. « Je sais bien que c’est illégal, c’est ce que je me suis dit juste après leur avoir dit ça. Mais une fois qu’on a dit quelque chose, on ne peut pas le remettre dans sa bouche », a-t-elle ajouté. Faire acte de contrition n’étant manifestement pas dans les intentions de cette chrétienne…
De leur côté, ses deux victimes expiatoires, qui seraient sœurs, ne veulent pas en rester là. Bouleversées, elles envisagent sérieusement de se tourner vers le CCIF pour les assister dans leur démarche judiciaire. «Je suis encore sous le choc, elle assume ses propos et ne s’en excuse même pas, c’est méprisant », s’est indignée l’une d’elles auprès de la presse locale.
La stupéfaction de Myriam Cattoire devant l’émoi suscité par son intolérance à l’égard de deux femmes voilées est à l’aune d’une islamophobie désinhibée, bien dans l’air vicié du temps. Elle ne chatouille pas sa conscience, fait sauter toutes les digues, et dévoie purement et simplement l’esprit et la lettre de la loi de 1905. De vulgaires détails, en somme…

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