in ,

Un haut personnage saoudien révèle ses conversations « fréquentes et fructueuses » avec Marine Le Pen

Improbable ! C’est le premier adjectif qui effleure l’esprit en apprenant, sous la plume du journaliste de Middle East Eye, Rayhan Uddin, le dialogue nourri et au beau fixe avec Marine Le Pen dont s’est félicité publiquement, à Londres, un éminent interlocuteur étranger auquel on ne s’attendait pas :  le Saoudien Muhammad bin Abdul Karim Issa, Secrétaire général de la Ligue islamique mondiale.

Après les législatives « coup de tonnerre » décrétées par l’oligarque Macron, et au lendemain du 1er tour en tête « coup de massue » du RN,  la révélation de la proximité « intellectuelle et non politique », placée sous les meilleurs auspices, entre la figure de proue de l’extrême droite française et ce haut émissaire du royaume wahhabite a de quoi laisser un peu plus pantois…

Il faut dire que c’est devant un auditoire trié sur le volet, et surtout très à droite, que Muhammad bin Abdul Karim Issa a dévoilé ce secret bien caché : ses « conversations fréquentes et fructueuses avec la présidente française de l’extrême droite ».

Nul doute que les membres britanniques du Policy Exchange, tout ouïe, ont bu du petit-lait en écoutant l’ancien ministre saoudien de la Justice se réjouir de la qualité et de la cordialité des échanges qu’il a établis, depuis un certain temps déjà, avec Marine Le Pen.

« Nous avons une bonne relation avec elle. Chaque fois que nous allons en France, nous rencontrons Mme Le Pen. Nous sommes très transparents lorsque nous nous parlons… Nous sommes des amis dans le dialogue. Nous partageons une amitié fondée sur la compréhension », rapporte le journaliste de Middle East Eye dans un article édifiant.

Publicité
Publicité
Publicité

« Quand je suis en France, je dois respecter les valeurs de la République. Sinon, comment puis-je entrer dans un État sans respecter ses valeurs ? [Le Pen] m’a demandé si c’était ça l’islam. J’ai dit oui, c’est ça l’islam, et je suis le représentant de la Ligue islamique mondiale », a renchéri Muhammad bin Abdul Karim Issa devant un parterre acquis à sa cause, tout en insistant sur le fait que les « musulmans doivent respecter la Constitution, les lois et la culture dominante des pays dans lesquels ils résident ».

A un moment précis de son intervention, le Secrétaire général de la Ligue islamique mondiale a même martelé « Si vous n’aimez pas le pays dans lequel vous vivez, vous pouvez le quitter », faisant entendre la petite musique grinçante et entêtante de l’ère Sarkozy : « la France, tu l’aimes ou tu la quittes ». 

Bien sûr, se faire le chantre du dialogue constructif en toutes circonstances et auprès de tous les leaders politiques du monde, même ceux, ultra-nationalistes, qui ont fait de la diabolisation de l’islam et des musulmans leur juteux fonds de commerce, est une démarche des plus louables.

On ne peut alors que souhaiter que Muhammad bin Abdul Karim Issa puisse ériger, au-dessus des torrents d’outrances islamophobes, des passerelles de la Connaissance et de l’entre-connaissance suffisamment solides avec l’héritière du FN, laquelle lorgne plus que jamais l’Elysée.

Publicité
Publicité
Publicité

Un commentaire

Laissez un commentaire
  1. Al saoud et Al Nahyan ne peuvent avoir des conversations « fréquentes et fructueuses qu’avec des gens sionistes.

    Marine le Pen a herité tout de son père, sauf l’antisionisme.

    son père était
    économiquement Poujadiste, antisioniste,
    socialement raciste,

Laisser un commentaire

Chargement…

0

La France a-t-elle changé ?

New York : l’appel à la haine anti-musulmans du Consul israélien soulève une houle d’indignation