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Les filles voilées refusées puis acceptées à une formation sur la finance islamique en Belgique

Le 12 octobre dernier avait lieu en Belgique la conférence intitulée « Emergence de la Finance Islamique sur la scène internationale » à laquelle participait le ministre belge des finances Didier Reynders et de nombreux experts en finance islamique. Cette conférence a été le prélude au lancement le 25 octobre prochain de la première formation certifiante en Finance Islamique de Belgique proposée par Impact Cooremans en collaboration avec la société Al Maalya.

Mais les filles portant le voile souhaitant participer à cette formation n’ont pu s’inscrire. La raison de ce refus a été mentionnée dans un mail envoyé aux étudiants désireux de s’inscrire par Laurent Fourny du Centre d’études de recherches et de formation dans le domaine économique qui précise clairement qu’ “Impact Cooremans est un centre de formation continue associé à la Ville de Bruxelles. Notre enseignement respecte les principes et valeurs de l’enseignement officiel, et, à ce titre, la Ville de Bruxelles interdit dans les locaux d’enseignement le port d’insignes, bijoux ou vêtements qui expriment une opinion ou une appartenance politique, philosophique ou religieuse”

Incroyable ! On met en place une formation en finance Islamique, mais seules les femmes non voilées sont admises. Suite à plusieurs mails de protestation, Mohamed Boulif, Consultant en Finance Islamique (Al Maalya), co-partenaire de cette formation a décidé d’organiser les cours dans des locaux extérieurs afin de permettre aux filles portant le voile d’être acceptées.

Dans un mail envoyé à tous les étudiants inscrits, il affirme : “De son côté, Al Maalya, bien qu’au courant de l’existence de ce règlement dans l’enseignement secondaire, a été surpris de l’application d’un tel règlement dans le niveau supérieur d’autant plus que, d’une part : l’accès aux filles voilées est observé dans de nombreuses écoles supérieures et universités belges ; et que d’autre part, les responsables d’Al Maalya enseignent dans des formations supérieures à l’étranger, notamment en France, et n’ont jamais été confrontés à ce type situation. Il leurs était par conséquent difficile d’anticiper cette réalité paradoxale à Bruxelles.

Dès que nous avons pris connaissance de ce règlement, nous avons immédiatement entrepris les démarches permettant de lever ce que nous considérons comme une inacceptable entrave à l’accès à cette formation que nous avons pensé et voulu ouverte à tous. Nous pouvons d’ores et déjà vous annoncer que d’initiative commune avec Impact Cooremans, il a été convenu de dispenser cette formation dans des locaux extérieurs dans le cadre d’un partenariat tripartite, pour éviter toute exclusion stigmatisante.”

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