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Valls recadré par le Secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur au sujet du voile à l’Université : c’est un faux problème !

Le voile que ne cesse d’empoigner Manuel Valls pour mieux masquer les échecs et errements de son gouvernement, serait-il celui de la discorde en haut lieu, entre le Premier ministre qui en fait son épouvantail utile, en usant un peu trop de cette grosse ficelle, et le Secrétaire d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur, Thierry Mandon, qui estime qu’à force de trop tirer sur la corde, elle finit par casser ?

Le visage encore plus crispé que d’ordinaire, Manuel Valls est tiraillé par un véritable dilemme, lui qui aimerait tant proscrire le voile honni à l’université, après avoir «  beaucoup réfléchi à la question », comme il l’a confié au journal Libération, mais se heurte aux « règles constitutionnelles » qui l’empêchent de mener à bien une chasse aux sorcières à peine voilée… Quel cruel dilemme, en effet !

Et ce n’est pas Thierry Mandon qui va trancher le nœud gordien dans le sens espéré par son supérieur hiérarchique, car, lui, considère qu’il n’est nul besoin de légiférer à tout prix sur un faux problème, surtout pour ajouter une loi liberticide de plus dans une législation française déjà suffisamment pléthorique…

Le voile à l’université, cette énième supercherie politicienne amplifiée par un Premier ministre très impopulaire et en panne d’idées pour sortir la France de l’ornière, divise au sommet du pouvoir, Thierry Mandon n’ayant pas tourné autour du pot pour renvoyer Manuel Valls à ses chères études : « Si j’ai l’occasion de lui en parler, je lui dirai qu’il n’y a pas besoin de loi. Ce que je vois sur le terrain, ce que me disent tous les présidents d’université, c’est qu’il n’y a pas de problème et que ce n’est pas utile de créer un problème là où il n’y en a pas », a-t-il lancé mercredi au micro de RTL.

Et d’enfoncer le clou : « Non, il n’y a pas de contagion du foulard. Il y a un état de la société et il y a des étudiantes qui, parce qu’elles sont adultes, ont tout à fait le droit de garder un foulard. Le foulard n’est pas interdit dans la société française. Vous allez à l’hôpital vous faire soigner, vous arrivez avec un foulard, on vous refoule pas. Et quand on est usager d’un service public, on a le droit d’avoir un foulard. On peut en penser ce qu’on veut mais ce droit existe. Je vous redis, il n’y a pas de problème […] Il n’y a pas besoin de ce texte».

Le voile que Manuel Valls accuse de tous les maux pour mieux occulter sa propre incapacité à solutionner les maux cruciaux qui rongent la France et accablent ses concitoyens, a décidément bon dos, un peu trop pour que la supercherie fasse encore longtemps illusion.

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