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L’Egypte en cellule de crise, au lendemain des violences confessionnelles

L’air de liberté vivifiant qui a soufflé sur l’Egypte, au point de faire chanceler son indétrônable raïs Moubarak, ferait-il face au blizzard glacial du torpillage, ourdi dans certaines chambres occultes du pouvoir ?

L’époque ne doute de rien, sauf des « conspirations » qui nous entourent et nous dépassent, n’ayant de cesse de nous manipuler, afin de mieux nous diviser, au profit de règnes sans partage…

Dans une nouvelle flambée de violences, le Caire a été, samedi soir, le théâtre tragique d’affrontements entre musulmans et chrétiens entraînant la mort de dix civils et en blessant 186 autres.

Une guérilla interconfessionnelle paroxystique qui aurait été attisée par la séquestration, dans l’église du quartier, d’une chrétienne désireuse de se convertir à l’islam… Exacerbant les passions depuis des mois, les « légendes urbaines » autour de femmes coptes souhaitant embrasser l’islam, mais retenues recluses dans et par les églises, se répandent comme une traînée de poudre et embrasent la cohésion sociale.

Quelle main incendiaire est-elle en train d’asséner un coup fatal à l’aspiration démocratique qui a uni tout un peuple sous la même bannière, alors même que l’Eglise copte dément formellement la conversion en question, que la justice égyptienne suspecte fortement l’ancien ministre de l’Intérieur, Habib El Adly, d’avoir fomenté l’attentat terroriste anti-copte endeuillant Alexandrie le 31 janvier dernier, et immédiatement imputé à Al Qaida, et que le grand mufti Ali Gomaa affirme catégorique : ces nouveaux troubles “ne peuvent pas émaner de gens vraiment religieux, qu’ils soient musulmans ou chrétiens”.

A qui profite donc cette “guerre de religion” archaïque, à l’heure où la fronde égyptienne victorieuse a eu la tête de son despote ? L’écheveau des intrigues et des intrigants reste à démêler, tandis que le Premier ministre égyptien Essam Charaf a réuni son cabinet en cellule de crise.

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