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Le vrai problème est-il celui du voile ?

Une fois de plus, le microcosme politico-médiatique s’enflamme autour de la participation de la vice-présidente de l’UNEF : Myriam POUGETOUX, auditionnée avec son voile sur le thème « la jeunesse et le covid » par une commission parlementaire.

En effet, certains députés ont refusé la présence de cette syndicaliste voilée  et ont quitté la commission, quand bien même la présidente de ladite commission leur eût  rappelé l’absence d’une interdiction de signes religieux dans l’hémicycle lorsqu’il s’agit d’une invitée, ni salariée, ni élue de l’assemblée nationale.

Myriam POUGETOUX explique à qui veut bien l’entendre qu’elle respecte scrupuleusement les lois de La République, d’ailleurs, c’est pour cette raison qu’elle enleva son voile lorsqu’elle était au collège et au lycée en raison de la loi de 2004 interdisant tout signe ostensiblement religieux ou politique dans l’enceinte scolaire.

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Elle porte le voile à l’université puisque la loi l’y autorise et comme le règlement de l’assemblée nationale le permet, elle s’est présentée avec son voile pour y être auditionnée en tant que syndicaliste. Il convient de souligner que les députés ayant quitté cette commission par refus d’échanger avec une femme voilée n’ont pas respecté le règlement de l’instance délibérative dans laquelle ils siègent.

Nonobstant, la vraie question concerne-t-elle une fois de plus le voile ou ne faudrait-il pas aller au-delà de ce morceau de tissu présenté régulièrement comme l’épouvantail de la société politique et médiatique française.

Dans la mesure où les réactions s’avèrent identiques lorsqu’il s’agit de « burkini », de construction d’une mosquée, de tache sur le front, de port de la barbe, de port de la djellaba, du halal, etc…ne devrait-on pas chercher les véritables raisons de ce nième épisode parlementaire du côté de la VISIBILITE de l’Islam.

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Si l’on s’en tient au dernier sondage publié par l’IFOP selon lequel environ 70 % des français rejettent l’Islam, certaines autorités, certains décideurs souhaiteraient que la privatisation de l’Islam soit telle que les musulmans  pratiquent un islam caché, invisible, voire insipide ! 

Tout ce qui rappelle peu ou prou la visibilité de l’Islam dérange, inquiète et fait l’objet tantôt de boycott, de railleries, voire d’interdictions. Et tout cela, bien sûr, en vertu du principe de laïcité, applicable dans son essence à tout ce qui de près ou de loin renvoie à ce que d’aucuns nomment « islamisation rampante ».

Si un élu de la République participe à une cérémonie religieuse autre que musulmane, automatiquement, cet élu participe à une manifestation culturelle et non cultuelle, même s’il communie lors d’une célébration eucharistique, ce sera toujours un acte culturel et donc conforme à la laïcité de la République.

 J’ai déjà eu l’occasion d’écrire dans ce site que toutes les commémorations patriotiques françaises, à l’exception de la journée des Harkis commencent ou se terminent par une messe catholique, en présence des élus, des autorités de l’Etat, gendarmes, policiers, en uniformes. Bien évidemment, ces célébrations religieuses sont toutes en conformité avec la loi de 1905….

 A ce titre, je salue le nouveau maire de Lyon, Grégory Doucet qui, 

 à la tête de la capitale des Gaules, a choisi de ne pas participer à la cérémonie catholique de Vœu des Echevins, par respect, dit-il de la laïcité. Une rupture avec ses prédécesseurs. 

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Cette décision me paraît conforme à l’esprit de la loi de 1905 puisqu’elle instaure une égalité de fait entre toutes les religions. Ira –t-on jusqu’à une interdiction du KORAN en France comme le préconise Geert WILDERS aux Pays-Bas, l’avenir le dira ?

Luis-Nourredine PITA.

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