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Le Koweït veut dépister les homosexuels étrangers pour leur interdire l’entrée dans les pays du Golfe

Détecter les homosexuels qui se cachent derrière les touristes ou expatriés étrangers pour mieux leur barrer la route, le directeur de la santé publique du Koweït hausse le ton et durcit les dispositifs de contrôle à l’encontre de nouveaux arrivants, indésirables par excellence, en terre arabo-musulmane.

En guise de comité d’accueil, ce sont peut-être, demain, des Koweïtiens en blouse blanche et des tests médicaux qui attendront, dès leur arrivée sur le tarmac des aéroports, des individus en villégiature ou en séjour d’affaires dans les pétromonarchies du Golfe persique, auxquels il leur sera impossible de se soustraire, si l’on en croit la ferme résolution qui anime Yousuf Mindkar, le promoteur du dépistage des « gays » venus d’ailleurs.

Ce dernier a affirmé que la mesure pourrait entrer en vigueur dans tous les pays qui composent le Conseil de Coopération du Golfe (CCG), à savoir l'Arabie saoudite, Oman, le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Qatar, en précisant qu’un comité central se réunira prochainement pour délibérer.

"Les centres de santé effectuent un contrôle médical de routine pour évaluer la santé des expatriés quand ils viennent dans les pays du CCG,"a déclaré Yousuf Mindkar, avant d’abattre sa carte maîtresse : "Cependant, nous allons prendre des mesures plus strictes qui nous aideront à détecter les homosexuels qui se verront interdits d’entrée d'entrer au Koweït ou dans l'un des États membres du CCG."

Face à tout comportement équivoque de la part d’un étranger, les autorités du Golfe dissiperont, elles, toute ambiguïté, en refoulant, échantillon médical à l’appui, ces homosexuels qu’elles ne sauraient voir sur leur sol.

Pas plus tard que le mois dernier, le rédacteur en chef d’un hebdomadaire à sensation d’Oman a subi les foudres de son gouvernement et a été suspendu de ses fonctions après avoir publié un article traitant d’un sujet éminemment tabou – les gays du sultanat – dans lequel, il décrivait un Etat du Golfe bien plus tolérant à l'égard de l’orientation sexuelle de ses concitoyens que les autres royaumes limitrophes. Emoi dans les réseaux sociaux, colère des autorités, la tolérance louée par le journal a été vilipendée, l’obligeant à présenter des excuses publiques. 

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