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Le gouvernement grec donne son feu vert à la construction de la mosquée d’Athènes

Dans le bras de fer qui oppose le gouvernement grec à la frange néo-nazi de ses parlementaires, dont 18 d’entre eux tentent d’imposer leur diktat, sous les couleurs du parti « l’Aube Dorée », contre le projet de construction de la mosquée d’Athènes, aucune menace, même prédisant le pire, n’a réussi à infléchir la décision officielle : le lieu de culte musulman, fébrilement attendu par l'ensemble de la communauté musulmane, verra bel et bien le jour.

Première mosquée à être parrainée et financée par l’Etat, à hauteur de 964 000 euros, la future mosquée d’Athènes, qui déchaîne les foudres des jusqu’au-boutistes de l’extrême-droite, écrit une nouvelle page dans l’histoire cultuelle du pays, en tenant compte des réserves émises par la puissante Eglise orthodoxe quant à l’édification de minarets.

Ainsi, Stavros Kalogiannis, ministre-adjoint au ministère du Développement, de la Compétitivité, de l'Infrastructure, des Transports et des  Réseaux a signé l'accord, le 31 mai, qui entérine définitivement le lancement du chantier, situé à Votanikos, à 3 km du centre-ville d’Athènes, en stipulant que la structure s’élancera dans le paysage urbain sans minaret.

Mais ce n’est pas l’absence de l’élément visuel qui cristallise toutes les tensions qui a apaisé la fureur des nazillons grecs, loin s’en faut. Depuis la validation du lieu de culte contre lequel ils n'ont cessé de tempêter, les activistes du mouvement ne décolèrent pas, annonçant des marches de protestation sans précédent, dont les musulmans redoutent déjà les cris de guerre et le bruit de bottes. Sous l’oriflamme de « l’Aube Dorée », ce sont des aurores funestes que les ultras de l’extrême-droite grecque promettent de voir se lever sur l’horizon Athénien.

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