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Rupert Murdoch diabolise l’Islam et le Coran sur Twitter

C’est peut-être l’un des derniers magnats de la presse, comme le titrait le magazine Times, mais ce n’est pas le dernier des grands pourfendeurs de l’islam, même quand la vertueuse sagesse commanderait de taire ou à tout le moins de réfréner un racisme viscéral…

Quand, suite au meurtre du soldat anglais, Rupert Murdoch, classé en 2010 14ème personnalité la plus puissante au monde et 119ème fortune mondiale par la revue Forbes, s’engouffre, du haut de sa suprématie médiatique, dans la brèche des amalgames désastreux pour assombrir les projections sociales liées à l’islam, cela donne un discours islamophobe remis au goût du jour mais qui entonne toujours le même refrain lancinant et hautement délétère.

Alors qu’il faudrait plus que jamais raison garder, de surcroît quand on fait partie de la caste des hommes de pouvoir, l’actionnaire majoritaire de News Corporation, l’un des plus grands groupes médiatiques au monde, ne l’entend pas de cette oreille et n'hésite pas à jeter de l’huile sur le feu, à défaut de jeter le Coran aux flammes, comme il l’avait déjà fait en 2006 notamment.

A l’époque, sa saillie verbale lancée sur la chaîne de télé Nine Network donnait le ton partisan de son aversion pour l'islam : "Vous devez faire attention au sujet des musulmans, ils sont très forts, ils imposent de multiples façons leur religion qui remplace n'importe quel sens du nationalisme partout où ils vont".

Rebondissant sur un fait divers tragique sans état d’âme, Murdoch a déversé son venin sur Twitter, là où la liberté d’expression s’autorise tous les messages lapidaires emplis de haine, sans garde-fous, pour diaboliser le Coran.

Sourd aux condamnations sans équivoque émises par les musulmans de Grande-Bretagne contre ceux qui se prévalent honteusement de l’islam pour commettre l’irréparable, le faiseur d’opinion australien, depuis sa tour d’ivoire dorée, n’a pas résisté à la tentation de faire frémir dans les chaumières en assurant que le Coran prescrit l’innommable contre « ceux qui font la guerre à Allah ».

Tout en reprochant vertement à David Cameron, le Premier ministre britannique, de s’être accordé une semaine de vacances à Ibiza, quelques jours à peine après le drame, et c’est bien là la seule critique audible formulée par Rupert Murdoch, sa diatribe assassine contre la religion musulmane jette l’opprobre sur les mosquées, attisant le sentiment de suspicion à l’encontre des imams et de leurs prêches : "Beaucoup de twittos affirment qu’ils n’ont pas peur. Admirable, courageux, quelle noble attitude, mais soyez plus réalistes et allez dans les mosquées écouter les prêches. Si certains sont corrects, d’autres sont vraiment effrayants", conclut le très inspiré Rupert Murdoch dont le double objectif est atteint : semer la confusion dans les esprits les plus éclairés, et embraser ceux qui sont déjà chauffés à blanc.

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