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L’Algérie : désir de modernisation face à la force des traditions

Le mouvement populaire du 22 février a totalement changé l’image que donne l’Algérie et le peuple algérien sur le plan international. En très peu de temps, le pays est devenu pour beaucoup un exemple de revendication non-violente et les Algériens un modèle de peuple jouissant d’une grande maturité politique, un peuple qui veut prendre en main son destin et celui de son pays.

Cependant, cette nouvelle et belle image que l’Algérie a acquise est fragile.  Tant que les résultats tardent à venir, des évènements peuvent surgir naturellement ou être provoqués causant des fissures dans l’unisson du peuple :  tels que l’arrestation de l’homme d’affaires Rebrab qui comporte le risque d’attiser le régionalisme ou l’enterrement de l’ancien chef du FIS Abassi Madani qui a réveillé les souvenirs douloureux d’une Algérie meurtrie et fracturée. Une autre raison de cette fragilité est que le peuple qui a choisi la voie pacifique soit déçu de ne pas être entendu et qu’il finisse, devant l’entêtement du pouvoir, par se dire :  finalement la révolution ne se fait efficacement que dans la violence ; l’histoire de la belle image de l’Algérie serait alors très courte.

Cette nouvelle image est également insuffisante en absence de changements concrets sur les plans politique, économique et social capables de créer une transformation profonde au sein de la société. Or, jusqu’à présent, malgré quelques remaniements, aucun changement réel dans le domaine politique n’est survenu alors qu’il représente la première revendication du peuple, mais aussi le fondement de tout changement économique et social.

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Cependant, que le pouvoir cède et qu’un autre gouvernement se mette en place ne garantissent pas pour autant la création d’une Algérie nouvelle. Celle-ci ne serait réellement nouvelle que si elle était moderne.

Rappelons qu’en 62 les Algériens rêvaient également d’une Algérie nouvelle et moderne. Une nouvelle Algérie était assurément née : un État indépendant et un peuple algérien libre, mais   l’Algérie moderne n’a jamais vu le jour. Il est donc indispensable de faire attention aux décisions politiques à prendre, lors de la construction de la nouvelle Algérie, afin que les Algériens ne se réveillent pas dans quelques années avec la déception d’avoir raté encore une fois leur entrée dans l’ère de la modernité, leur rendez-vous avec l’Histoire.

Il est donc important de savoir pourquoi le projet de la génération de l’indépendance n’a pas abouti. Pourquoi au moment de prendre des décisions importantes pour l’avenir de leur pays, n’a-t-elle pas su faire les bons choix ? Bien que l’Histoire ne se répète pas, savoir pourquoi la Première République n’a pas pu réaliser ses objectifs est indispensable dans la prévention des obstacles qui pourraient entraver le projet de la Deuxième République que les Algériens réclament de leurs vœux.

La lutte pour le pouvoir motivée par les intérêts personnels est certainement une des causes expliquant cet échec.  Lutte qui dévoile une déviation dans l’exercice politique qui doit avoir comme seul objectif de servir le pays même s’il est difficile d’exclure toute ambition personnelle. Cependant, la cause principale de cet échec est l’attachement fort des Algériens au normes d’organisation traditionnelles. Il explique leur réticence et leur défiance à l’égard de la modernité, mais aussi et en grande partie la lutte clanique pour le pouvoir.  Dans une culture tribale, qui est une culture traditionnelle, il est difficile d’envisager d’autres façons de faire de la politique ; c’est l’obstacle contre lequel se heurte aujourd’hui les revendications du mouvement citoyen.

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Parmi les principes de la modernité, on retrouve la liberté et l’égalité alors que dans la culture traditionnelle de l’Algérie, qu’elle partage avec d’autres pays musulmans, deux principes sont également très importants : la hiérarchie appliquée à la répartition des droits notamment entre les femmes et les hommes, entre les musulmans et les non-musulmans et entre les gouvernants et les gouvernés, et  l’obéissance, « celle de la pensée aux vérités dogmatiques établies, celle de la femme à l’homme, celle de l’enfant à l’adulte et jusqu’à celle du peuple à ceux qui les gouvernent.» (1).  La force de ces principes traditionnels a fait avorter le projet de modernisation de l’Algérie sur la plan politique et sociale.

Aujourd’hui, les concepts comme égalité et liberté ou encore laïcité, démocratie et modernité continuent de faire peur. Diabolisés par le discours conservateur et salafiste tout au long du XXe siècle, ils font partie de la liste des termes qui sont bannis par beaucoup sans même chercher à les comprendre. L’agression, lors des manifestations pour une Algérie nouvelle,  dont les femmes ont été victimes tout simplement parce qu’elles revendiquaient l’égalité homme-femme montre le degré d’hostilité à l’égard du principe de l’égalité.  Les Algériens brandissent des slogans revendiquant la démocratie et la justice sociale, mais n’acceptent pas, pour beaucoup d’entre eux, l’égalité homme-femme autrement dit l’égalité entre tous les êtres humains.

C’est pour cela qu’il est absolument nécessaire aujourd’hui de lancer des débats autour de ces termes et concepts qui seront inévitablement, dans les circonstances que traverse notre pays, utilisés, évoqués et convoqués.  Il est donc important d’avoir une connaissance profonde et objective de leur sens et de leurs objectifs, de leurs avantages et leurs inconvénients.

La difficulté de s’émanciper des traditions explique pourquoi même ceux qui défendent la modernité précisent qu’il s’agit d’une modernité qui doit être en cohérence avec les traditions.  Comment construire un pays moderne sur des traditions, il ne s’agit pas évidemment du folklore, qui vont à l’encontre des valeurs de la modernité ? Tel est le paradoxe mais aussi le piège.  Il est en effet difficile de défendre un quelconque projet de modernisation de la société quand on fait les éloges des traditions, vu le conflit qu’il y a entre les valeurs traditionnelles et les valeurs modernes. Si la liberté est l’une des valeurs principales de la modernité, dans la culture traditionnelle la liberté n’a pas de place. Elle « est synonyme de « mécréance », désobéissance et débauche : « mécréance » pour la pensée, désobéissance pour le peuple et débauche pour la femme ».(2)

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Le discours ambigu de ceux qui prônent la modernité a conduit à l’échec de la modernisation, non seulement de la société algérienne, mais de toutes les sociétés musulmanes, et cela dans les domaines politique, économique et social.  Il conduira encore au même échec si ceux qui se veulent modernistes continuent à ne pas être clairs dans leurs prises de position, s’ils persistent dans leur ambivalence entre modernité et traditions.

(1) Razika Adnani, La nécessaire réconciliation, UPblisher,  deuxième édition 2017, p.44

(2) Ibid. p.45

 

Razika Adnani est  philosophe, islamologue. Elle est membre du Conseil d’Orientation de la Fondation de l’Islam de France, membre du conseil scientifique du CCEFR (Centre d’Étude du Fait Religieux), membre du groupe d’analyse de JFConseil et présidente fondatrice des Journées Internationales de Philosophie d’Alger. Elle a contribué aux travaux du séminaire « Laïcité et fondamentalismes » organisés par le Collège des Bernardins. Elle a écrit deux manuels de philosophie en 2001 et 2003, Le blocage de la raison dans la pensée musulmane (en arabe) aux éditions Afrique Orient, La nécessaire réconciliation, une réflexion sur la violence paru en 2014 aux éditions UPblisher, et Islam : quel problème ? Les défis de la réforme paru en 2017 aux éditions UPblisher (France) et en 2018 aux éditions Afrique Orient (Maroc).

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25 commentaires

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  1. Frantz Fanon avait raison: il n’y a pas pire que les peaux noirs masques blanc ! cette pseudo philosophe cultive la haine de soi et de l’islam ! C’est pathétique et voué à l’échec !

  2. Que veut dire exactement « modernisation » à l’heure du post-modernisme relativiste ? Que veut dire « tradition » à l’heure des déracinements et de la mondialisation ? En fait, ce sont des mots souvent utilisés pour voiler les clivages réels. Il y a d’un côté les partisans du progrès social, culturel et scientifique donnant un sens à la vie humaine sur terre, à la fois individuelle et collective, et les promoteurs de la stagnation et de la régression sociale qui agitent un individualisme pouvant aussi bien chercher à fuir dans le consumérisme sur terre que, pour les plus précarisés, dans une projection vers un paradis consumériste reporté à après la mort. Si les religions comme les idéologies laïques ont un sens, c’est de prendre position dans ce clivage pour le progrès collectif de fait démocratique ou pour la régression libérale et dans les faits egocratique.

  3. On dit que L’EAU (les Emirats) veut refaire sa cuisine égyptienne en Algérie.
    Il suffit de remplacer Sissi par Gaid Salah.

    Le problème avec les Emirs, ils voient toujours l’idiot en l’autre, jamais l’idiot qu’ils sont.

  4. Modernisation face l’injustice ( dicta de la pense humaine + politique du fait accompli).
    La tradition n’a rien voir.

    Par définition, l’injustice est ne pas mettre les choses leur place.

    Quant la tradition,
    Changement dans la continuité n’est pas rupture.
    Continuité dans le changement devient rupture.

  5. Article lucide et courageux. Malheureusement, le poids séculaire des traditions s’oppose à toute évolution, la modernité et ses valeurs, égalité, laïcité, liberté de conscience et liberté tout court, étant assimilés à l’Occident.
    Quant à l’échec de la République algérienne de 1962, le FLN n’a laissé aucun choix au peuple algérien.

  6. @Mistigris.
    Pour ma part, je n’ai ni sympathie ni antipathie pour le peuple algérien. Je ne m’y sens pas lié. Mais comme vous je peux lui souhaiter de réussir ce qu’il a raté au moment de son indépendance. C’est un vœu que je formule aussi pour la France comme beaucoup de français à mon avis. Si c’est pour que des milliers d’algériens débarquent en France parce qu’ils n’auront pas su instaurer un régime démocratique qui les fera rentrer dans la modernité ça ve pas pas arranger notre situation déjà assez compliquée comme cela. Vous citez les gilets jaunes à propos d’ailleurs. En revanche, je ne vois pas en quoi ce qui se passe en Algérie est plus exemplaire. Vous devriez creuser le sujet et aussi attendre de voir ce qu’il va ressortir des 2 cotés de la Méditerranée avant d’être aussi catégorique, si je puis me permettre.

    • @Zarathoustra
      J’ai des amis algériens à qui je ne souhaite que du bonheur …
      Il est vrai qu’on ne sait pas ce qui va sortir des évènements et donc qu’il est prématuré de s’en réjouir mais l’espérance fait vivre …

  7. en effet, le tribalisme est un frein fort non seulement au développement de l’Algérie mais à celui de presque toute l’Afrique. ici, l’Algérie n’est clairement pas différente.

    j’ai récemment eu vent d’un article de “Algérie Patriotique” ( https://www.algeriepatriotique.com/2018/08/27/la-consanguinite-en-algerie-un-facteur-de-vulnerabilite-et-de-sous-developpement/ ) en lequel il était fait mention d’un fort taux de mariages consanguins. c’est peut-être une illustration de ce tribalisme à outrance :

    “Selon une enquête de la Fondation pour la recherche médicale (Forem, 2007), 38,30% des mariages en Algérie sont consanguins. Les résultats de cette enquête, première du genre en Algérie, montrent un taux de consanguinité variable d’une wilaya (département) à une autre. Le taux le plus élevé a été enregistré dans la wilaya de Tébessa (Est), avec 88%, tandis que le plus bas a été recensé à Oran (ouest), avec 18,50%. Le professeur Khiati et sa Fondation font un travail formidable et rendent un service inestimable à la société algérienne. Mais le travail de cette organisation bénévole et non gouvernementale restera insuffisant s’il n’est pas repris par la majorité des Algériens, quels que soient leur statut, leur instruction ou leurs convictions.”

    tant que l’Afrique n’aura cessé ce comportement tribal, ça n’avancera pas tellement.
    de là, il sera envisageable de penser “nation” puis “monde”.
    et en pensant “nation”, l’Algérie se fera plus propre car je ne doute pas que si les rues y sont sales, l’intérieur des maisons, lui, est propre.

      • en effet, l’Islam n’est parvenu, contrairement au Christianisme, à abolir les tribus. c’est ainsi que la Gaule comptait de multiples tribus et que, une fois entièrement acquise au Christianisme, Rome ayant déclaré : “nous sommes tous chrétiens, les mariages tribaux sont donc interdits”, tous s’y plièrent et nous voici encore, deux millénaires après, à reconnaître la supériorité européenne à ce propos puisqu’il y a tant et tant de musulmans prêts à quitter leur terre tribale pour souhaiter s’y établir.

        le problème, ainsi que l’a noté un maire francilien, est que certains de ces musulmans d’ici continuent à épouser leur cousine du bled.
        c’est très dur de casser leur mentalité tribale.

        • @souraeba, si l’Islam ne te plaît pas, change de religion car tu es plus d’accord avec le christianisme, ou la religion juive ou des thèses de bouddhistes (connexion avec la “Nature”).
          Reconnais la supériorité de Rome tout seul. Regardes où en est Rome, le Vatican et tout ce que tu veux.

          Lis un peu le Coran au lieu de lire la Bible, la Thora, spinoza ou “Pif et Hercule”.

          Sourate 33 AL-AḤZĀB (LES COALISES):

          50. Ô Prophète! Nous t’avons rendu licites tes épouses à qui tu as donné leur mahr (dot), ce que tu as possédé légalement parmi les captives [ou esclaves] qu’Allah t’a destinées, les filles de ton oncle paternel, les filles de tes tantes paternelles, les filles de ton oncle maternel, et les filles de tes tantes maternelles, – celles qui avaient émigré en ta compagnie -, ainsi que toute femme croyante si elle fait don de sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète consente à se marier avec elle: c’est là un privilège pour toi, à l’exclusion des autres croyants. Nous savons certes, ce que Nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et des esclaves qu’ils possèdent, afin qu’il n’y eût donc point de blâme contre toi. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.”

          Tu veux interdire ce que DIEU a autorisé ???

          Arrêtes de jouer le savant , tu es un ignare. Et occupes toi des problèmes des pays d’Afrique noir au lieu de venir t’occuper des problèmes des maghrébins.

          On n’a pas besoin de ton analyse.

          Que DIEU te guide souraeba zemmour.

          • preuve de votre racisme…

            moi j’écris que c’est un problème de santé publique commun à l’Afrique

            vous écrivez que je dois m’occuper des pays d’Afrique noire

            c’est précisément par ces commentaires savoureux que je continuerai à m’intéresser à l’Algérie. vous donnerez de ce pays une belle image ! continuez, de grâce 😛

            et vous avez beau dire ce que vous voudrez, quand les mariages consanguins sont répétés, on aboutit à Charles II d’Espagne…

          • @Karim
            “Reconnais la supériorité de Rome tout seul. Regardes où en est Rome, le Vatican et tout ce que tu veux.”
            Vous l’avez tué là.
            En fait, il cherche une algérienne à épouser… Il faut lire entre les lignes.

          • je ne suis pas algérien. par contre quand on vous cite le Coran, vous esquivez, vous bottez en touche.

          • Oumma me censure
            pourtant, la censure est marque d’impossibilité à maintenir le Faux auquel on adhère, car je n’ai commis aucun délit. je n’insulte personne, je ne fais que dire du Vrai sur l’Algérie ou poser des questions. si elles sont assassines, ce n’est que parce que le Faux prévaut.
            c’est à croire que ce site devrait se renommer ‘proalgerie.com’ car ‘oumma’ a une connotation universelle.
            en tout cas, vous en répondrez à Dieu ! et moi aussi !

            @Karim
            votre verset ne rentre en rien ici.
            quand Dieu nous autorise à manger de la viande halal, cela signifie-t-il que nous ne devions nous nourrir que de viande halal ?
            voici mon propos !
            et si vous ne me comprenez pas, continuez à épouser consanguin et vous verrez ce qu’il advient, voilà tout… c’est prouvé sans conteste.

  8. Article très intéressant. Culture traditionnelle versus modernité traduite au sens de liberté, égalité, laïcité, démocratie. Mais on comprend bien dans votre article que culture traditionnelle signifie culture arabo musulmane telle qu’elle se présente en Algérie et dans les autres pays musulmans comme vous le dites. A un moment donné il va falloir surtout avoir le courage de désigner les choses comme il se doit pour changer d’ère. Ou alors refuser définitivement et en toute conscience la modernité qui ne caractérise aujourd’hui que ce que certains appellent l’Occident. Et plus encore assumer donc qu’il n’y ait ni égalité, ni liberté, ni laïcité, ni démocratie. Ça aidera aussi l’ensemble des français à se positionner de manière très claire, à l’heure où on nous rebat les oreilles avec le multiculturalisme qui en l’occurrence consiste à dévoyer la culture française pour en faire passer une autre dont les valeurs lui sont diamétralement opposées. Pour ma part, vous me confortez dans ce que je pense : la France n’a pas besoin de multiculturalisme ou alors avec des cultures qui renforcent la sienne plutôt que de chercher à la saper en inversant ses valeurs.

  9. N’étant pas algérien je ne peux exprimer qu’un sentiment personnel qui n’engage que moi. En tant que français qui ai de la sympathie pour le peuple algérien, je trouve remarquable la pertinence et la qualité de l’analyse de l’auteure.

    Quand on compare les manifestations des algériens avec celles des gilets jaunes, on voit de quel côté de la Méditerranée se trouvent les comportements dignes et responsables, une véritable démocratie en action, guidée par le peuple.

    L’Algérie ouvre une page nouvelle de son Histoire, mes voeux l’accompagnent.

    • La police algérienne pratique-t-elle la technique de la nasse.
      Enfermer les gens dans un espace limité et en ne laissant qu’un faible orifice (petite rue) ne permettant qu’une sortie lente du groupe …. et gaz lacrymo à fond !
      Le but étant évidemment de faire monter les tensions.
      On ajoute une pincée de membres de black bloc ce qui n’existe pas en Algérie et qui dans ce cas viendraient de Tunisie et du Maroc comme nous d’Allemagne, de Belgique etc. !
      Les situations sont-elles vraiment comparables.
      Pour l’Algérie attendons que le peuple touche aux bénéficiaires de la manne pétrolière et on en reparle !

  10. C’est un discours idéologique creux et extrémiste qui pratique l’amalgame et s’aligne aveuglement sur un modernisme dogmatique déshumanisant et aliéné. La confusion entre Tradition et fondamentalisme est irrecevable. Ce n’est pas en opposant tradition et progrés que l’on fera avancer la problématique !

    • @Alain. C’est votre critique qui est creuse. Avez vous vu la situation de l’Algerie ? On ne fait pas d’idéologie mais on parle de réalités. Élargissez encore votre point de vue à la situation des populations dans tous les pays musulmans et vous viendrez ensuite nous éclairer avec votre idéologie qui quoiqu’il en soit découle de ce « modernisme dogmatique déshumanisant et aliéné ». Vous êtes prêt à l’évidence pour toutes ces utopies qui promettent des lendemains qui chantent : ecolo, speciste, zadiste, tiers mondiste, alter mondialiste… vous avez le choix. Ou encore pour vous choisir une religion. Ça revient en fait à la même chose. On pressent en vous l’épuisement de vivre propre à certains occidentaux : le nihilisme européen en d’autres termes. Détrompez moi. Tout va bien, vous aimez toujours la vie et vous savez encore vous réjouir des « heures » comme l’écrivait Virginia Woolf ?

    • Entièrement d’accord! C’est une analyse pavlovienne i.e. qui ne fait que répéter sans travail scientifique de fond. L’auteure est en dehors de sa spécialité ou néophyte c’est selon.

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