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La théorie de l’évolution : questions sans réponses

  1. Introduction

Après avoir exploré les différentes thématiques situées à la frontière entre le religieux et la science en ayant la certitude que la solution la plus salutaire pour la sortie de la science de la crise qu’elle traverse est l’aménagement d’un espace pour une spiritualité axée sur la transcendance divine à l’intérieur même de l’architecture scientifique, il nous reste maintenant à aborder une théorie qui a joué un grand rôle dans l’extension tout azimuts de l’athéisme dans le monde : c’est la théorie de l’évolution, fruit des travaux de Charles Darwin.

Dans cet article, nous allons carrément révéler les anomalies de cette théorie qui est selon nous parfaitement réfutable. La mise en évidence de ces anomalies ne nécessite pas un étalage complexe de détails techniques mais ils sautent plutôt aux yeux avec une clarté limpide. Ces anomalies n’ont pas été totalement révélées chez la communauté scientifique tellement la théorie de l’évolution fait l’objet d’un culte, d’une vénération et d’une domination qui n’ont rien de scientifiques auprès des penseurs occidentaux au point où des penseurs musulmans tentent aujourd’hui de faire convaincre les Musulmans du bien fondé de cette théorie.

On va d’abord examiner une question importante qui reste un mystère pour la théorie de l’évolution, une question sans réponse car elle renvoie au fondement de la création. Il s’agit de l’origine de la vie. Ensuite, on va faire l’inventaire des anomalies[1] qu’accuse la théorie de l’évolution concernant le règne animal puis on va passer rapidement aux anomalies de cette théorie s’agissant de l’origine de l’homme. Enfin, on va conclure cet examen on affirmant que l’existence de ces anomalies devrait tôt au tard conduire à la réfutation de cette théorie.

  1. L’origine de la vie et la nature du vivant : des questions sans réponses pour la théorie de l’évolution

Bien que le fondateur de la théorie de l’évolution, Charles Darwin n’ait pas pu expliquer l’origine de la vie après 1859, il n’en demeure pas moins que les biologistes évolutionnistes se sont acharnés à lever ce mystère qui est peut être le plus intriguant de l’histoire de la pensée scientifique.

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Nous allons juste donner deux exemples de recherches récentes menées à ce jour. Il convient juste de rappeler que ces tentatives sont de nature athéiste. Elles laissent entendre que la vie soit apparue et qu’elle a disparue plusieurs fois sur Terre. Elles supposent également que la vie est probablement d’origine extraterrestre.

Le but ultime de ces approches est de montrer que l’origine de la vie peut être expliquée de manière naturaliste en recourant aux lois de la physique et de la chimie avec l’aide de la théorie de l’évolution.  Elles visent en outre à refouler les approches des penseurs croyants comme W.A.Dembski[2] et M.J.Behe[3] de l’espace scientifique.

Juste quelques mots pour résumer les approches de ces deux penseurs croyants : M.J. Behe a révélé l’existence d’une « irréductible complexité » dans les systèmes biochimiques qui ne peut être expliquée que par le dessein intelligeant. La complexité irréductible reflète l’existence d’un système simple composé de plusieurs éléments qui interagissent entre eux et qui participent à son fonctionnement et dans lequel un changement mineur peut altérer tout le système[4]. Cette complexité nécessite qu’une intelligence suprême puisse connaitre l’ensemble du système.

Une bactérie par exemple fonctionne de cette manière. Chaque partie de cette entité biochimique joue un rôle particulier qui participe à la machinerie de la bactérie et qui lui est vitale. L’ensemble de ces parties interagissent et la font vivre, ce qui reflète une intelligence qui n’appartient pas à l’ordre naturel.

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Quant à Dembski, il suggère que la vie n’utilise qu’une petite partie des séquences possibles et n’explore jamais de manière aléatoire l’espace des possibles, ce qui reflète un choix dirigé par une puissance surnaturelle[5].

Pour contrer ces approches et consacrer la dimension athéiste de la théorie de l’évolution avec comme finalité le renforcement de cette théorie auprès de la communauté scientifique et parmi les cercles philosophiques, certains scientifiques ont développé des concepts naturalistes et évolutionnistes.

L’une des plus importantes à notre sens est l’esquisse d’explication donnée par Christian de Duve[6] qui rejette les approches apparentées au dessein intelligeant au nom du naturalisme.

Ce dernier considère le recours par Dembski à une source intelligente comme inutile étant donné que la structure des protéines qui sont composés de plusieurs espèces d’acides aminés suggère l’existence de plusieurs étapes « dont chacune a impliqué un espace des possibles qui a été précédemment réduit pas la sélection à une taille compatible avec une exploration extensive sinon exhaustive[7] ». C’est de cette manière que des mélanges de peptides ont générés de manière aléatoire, selon Duve, des activités catalytiques ressemblant à celles des enzymes[8].

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La vision de Duve sous-entend que ces activités permettent à de petits composés organiques ou non-organiques de développer des cellules vivantes même si les enzymes de départ sont venus de l’espace interplanétaire il y a plusieurs milliards d’années. L’ARN (acide ribonucléique) est supposé avoir des capacités enzymatiques qui auraient permis la synthèse des protéines. C’est pour cette raison que certains scientifiques ont lancé l’idée que le monde ARN a précédé le monde ADN[9].

Même si cette explication n’est pas très détaillée et claire, il n’en demeure pas moins que l’idée principal de Duve est que la vie métabolique existante actuellement sur notre planète soit le résultat d’une évolution de la chimie pré-biotique initiale.

Pour cet auteur, même si le problème de l’origine de la vie n’a pas été encore élucidé, il est néanmoins certain pour lui que c’est dans le secret des réactions chimiques que la vie trouve son origine. L’une des preuves de cette filiation chimique de la vie est, rappelle-t-il, la découverte d’acides aminés dans les comètes et les météores, ce qui prouve, selon lui, que la vie soit apparue sans l’aide d’organismes vivants[10].

L’hypothèse que la vie soit apparue plusieurs fois sur Terre avec des périodes d’extinction est probable pour Duve étant donné que les premiers signes de la vie ont émergé 250 millions d’années après que les conditions chimiques et pré-biotiques furent idoines pour l’existence de la vie (la Terre a existé depuis 4,5 milliards d’années et la première cellule, la cyanobactérie est apparue il y a 3,5 milliards d’années alors que la vie serait devenue possible sur Terre, il y 3,8 milliards d’années).

Ces deux paradigmes, l’origine chimique de la vie et la multiplicité de son apparition sur Terre sont des paradigmes athéistes par excellence. Le premier sous-entend qu’il y a une sorte de continuité entre le non-organique et l’organique[11] ainsi que l’absence de gap entre les deux modes naturels, ce qui contourne le rôle d’une force motrice ou d’une entité créatrice qui permet de faire le passage entre les deux modes d’existence qui sont supposés très différents. S’il n’y a pas de transition fondatrice entre le vivant et le non-vivant, on ne peut pas alors parler de force créatrice.

Quant au deuxième paradigme, il suggère que la vie soit le produit du hasard. Si la vie est apparue plusieurs fois sur Terre, alors il n’y a aucune ligne directrice ou sens à l’apparition de la vie. L’existence d’une puissance créatrice exige que la vie soit apparue une seule fois sur Terre.

Le problème avec la filiation chimique est que personne n’a réussi à créer la vie dans un laboratoire depuis Darwin. Certains scientifiques (comme Ernst Mayr dont on va parler) pensent que la raison de cet échec réside dans la difficulté de reproduire les mêmes conditions chimiques qui ont été à l’origine de la vie. L’autre raison à cet échec est l’absence de traces fossiles datant des 300 millions d’années entre 3,8 et 3,5 milliards d’années. Les plus anciens fossiles connus datent de 3,5 milliards d’années et les scientifiques ignorent à quoi ressemblaient leurs ancêtres durant les 300 millions d’années antérieures[12].

Par ailleurs, il n’est pas certain que la question de l’origine de la vie soit élucidée en reproduisant des conditions climatiques et chimiques similaires à celles qui prévalaient il y a 3,8 milliards d’années.

On ne peut pas même pas affirmer avec certitude que la vie soit apparue il y a 3,8 milliards d’années. Il est quasiment probable que ces difficultés ne peuvent être expliquées que par l’existence d’une puissance surnaturelle. D’abord, la création de la vie transcende les conditions chimiques sur le terrain. La vie ne peut pas être le résultat de simples réactions synthétiques chimiques puisqu’il n’y a aucune ressemblance ou lien existentiel entre le métabolique et le chimique.

Il faudrait également tirer les conséquences de l’inexistence de fossiles concernant la période considérée (3,8 milliards d’années) pour admettre que la vie ne soit apparue qu’il y a 3.5 milliards d’années. On ne peut pas faire des hypothèses autres que celles qui sont soutenues par ces preuves.

Nous allons voir maintenant qu’il y a un fossé ontologique entre le monde vivant et le monde non-vivant, c’est-à-dire entre le monde biologique et le monde chimique contrairement à ce qu’avance Duve qui a adopté un paradigme naturaliste.

C’est Jacques Monod, Prix Nobel de médecine  qui a identifié la différence entre le vivant et le non-vivant qui se résume, selon lui, à trois éléments finalistes et non-naturalistes : la téléonomie, l’invariance reproductive et la morphogénèse autonome[13]. L’invariance reproductive est « la capacité de reproduire une structure de haut degré d’ordre, et puisque le degré d’ordre d’une structure peut être défini en unités d’information…le « contenu d’invariance » d’une espèce donné est égale à la quantité d’information qui, transmise d’une génération à la suivante, assure la conservation de la norme structurale spécifique[14] ».

S’agissant du projet téléonomique, il est défini comme « consistant dans la transmission d’une génération à l’autre, du contenu d’invariance caractéristique de l’espèce[15] ». Cette caractéristique n’est pas seulement liée à la reproduction bien que celle-ci représente l’élément le plus important du projet téléonomique.

Précisons juste les choses : le projet téléonomique ne peut exister sans l’intervention intelligente d’une entité surnaturelle qui a programmé la transmission des informations téléonomiques entre les générations des espèces et qui permet aux systèmes biologiques de violer la deuxième loi de la thermodynamique qui s’applique forcement aux réactions chimiques qui n’ont rien de téléonomiques.

L’autre approche évolutionniste et naturaliste sur l’origine de la vie a été développée de manière un peu plus détaillée et qui semble avoir intégré superficiellement cette notion de projet téléonomique, c’est-à-dire de reproduction et d’adaptation au milieu environnant par Ernst Mayr.

Celui-ci nous montre avec une certaine clarté une différence de taille entre les bactéries qui peuvent se répliquer et les bactéries qui ne le peuvent pas. Selon lui, il y a 3,5 milliards d’années, il y avait sur Terre, ce qu’il appelle les procaryotes qui sont des bactéries.

Ceux-ci n’ont aucune activité de reproduction sexuelle (ils échangent des gènes par un transfert latéral)[16]. Ce qui est étonnant avec ce type de bactéries c’est qu’il en existe une grande variété (cyanobactérie, gram-negative bactérie et gram-positive bactérie). Toutefois, il a été impossible de construire un arbre hiérarchique entre ces bactéries. Il semble donc qu’il n’y a aucune évolution entre ces entités biologiques, ce qui prouve que les premiers êtres vivants ont été crées séparément, les unes après les autres.

Il y a 1 milliard d’années, survient l’évènement majeur de l’histoire de la Terre, l’apparition des eucaryotes qui sont des bactéries composées de chromosomes, de membranes et peut être de mitochondries et d’organelles.

Le modèle suggéré par Mayr sur la formation des premiers eucaryotes par fusion entre deux procaryotes (eubactérie et archaebactérie), un processus qui aurait donné naissance à une chimère d’eucaryote[17], ne semble pas convaincant. Comment des bactéries procaryotes puissent fusionner pour donner naissance à des chimères de nature tellement différentes comme les eucaryotes composés principalement de noyaux cellulaires ou sont abrités les chromosomes, les unités de la reproduction sexuelle ? Les chercheurs ne connaissent pas le processus exact de la formation du noyau cellulaire[18].

D’ailleurs, si on retient comme fondement essentiel de la vie, le naturalisme qui suppose une stabilité et une continuité du fonctionnement métabolique, on ne peut qu’admettre que les procaryotes n’ont pas besoin d’une telle évolution puisqu’ils échangent des gènes entre eux par transfert latéral, se multiplient par fission de manière asexuée, existent avec une grande variété et résistent à des conditions extérieures difficiles et extrêmes. Ils sont aujourd’hui aussi nombreux qu’avant la création des eucaryotes. Le nombre de la biomasse des procaryotes est similaire aujourd’hui à celle des eucaryotes (ils existent sous formes de parasites et de détritus organiques).

Pourquoi alors une telle transition si le modèle des procaryotes et si réussi sur le plan métabolique ? Par ailleurs, il est difficile d’admettre une telle fusion de bactéries alors qu’ils sont très distincts (ils existent en grande variété plutôt que conformément à une hiérarchie précise). Les eubactéries et les archaebactéries sont très différentes et il est impossible de déterminer la phylogénie des procaryotes impliqués dans cette fusion.

Il faudrait ajouter un élément important. Dès lors que les eubactéries et les archaebactéries sont très disponibles aujourd’hui, pourquoi les scientifiques n’ont pas développé des expériences en laboratoire pour reproduire cette fusion qui aurait donné naissance aux eucaryotes ?

Il est clair que les eucaryotes sont une nouvelle création de la puissance divine selon un dessein programmé pour faire apparaitre des organismes végétaux et animaux de plus en plus diversifiés. La diversification naturelle est vraiment la ligne directrice de la vie et elle n’est pas le résultat de la sélection naturelle qui est le produit du hasard.

Dans le modèle de fusion présenté par Mayr, il n’est fait aucunement allusion à une pression de l’environnement qui aurait fait jouer la sélection naturelle de la théorie de l’évolution. Bien au contraire, les procaryotes furent les êtres unicellulaires les plus adaptés à l’environnement à travers des créations distinctes de plusieurs bactéries sur Terre, il y a 3,5 milliards d’années.

Pourquoi donc cette transition pour ne pas dire évolution entre ces deux entités microscopiques si j’ose dire ? La seule explication donné par Mayr est l’augmentation de la quantité d’oxygène dans l’atmosphère il y a 2,7 milliards d’années[19].

Mais cette explication est très pauvre puisqu’il est impossible de faire le lien entre l’augmentation de l’oxygène et la formation des chromosomes et du noyau cellulaire, évènements spectaculaires et complexes.

L’autre question sans réponse pour la théorie de l’évolution est ce problème redondant de la diversité et de l’hétérogénéité des eucaryotes, des caractéristiques qui se rencontrent également avec les procaryotes dont l’existence précède celles des premiers et qui défie les spécialistes de l’évolution.

Il a été identifié plus de 59 espèces (phyla) de protistes (qui sont une version développée des eucaryotes) dont 20 ne sont pas très connus par les spécialistes. Parmi les espèces connus, il y a les amibes, les micro-sporidies, les moisissures visqueuses, les dinoflagellés, les ciliées, l’algue rouge, l’algue verte, les sporozoaires, etc.[20]. Mayr reconnait la difficulté d’appréhender les liens et les relations entre ces phyla qui a provoqué la multiplication des classifications (jusqu’à 80 phyla répertoriés)[21].

Cette extension des phyla prouve deux choses : d’abord, c’est la grande diversité de la création à un stade ultime et initial de la vie sur Terre, une diversité qui n’est pas expliquée nécessairement par la sélection naturelle et par les autres modèles ad hoc et heuristiques comme celui de la fusion chimérique des procaryotes. Ensuite, il y a probablement une absence de liens entre ces entités microbiologiques et mêmes macro-biologiques[22] qui ont été probablement crées séparément.

Il n’y a pas eu une évolution mais plutôt une expansion de la diversité quasi horizontale. On a déjà vu que les procaryotes sont très divers (ils sont dominants dans la biomasse terrestre jusqu’à aujourd’hui) et parfaitement adaptés à l’environnement. On peut y ajouter les eucaryotes qui sont aussi divers et adaptés aux conditions extérieures.

On dirait même qu’il n’y a pas eu une sélection parce que la sélection reflète une évolution, une direction, une préférence. Or, les phyla que nous avons identifiés (procaryotes, eucaryotes et protistes) sont situés dans la même échelle en termes d’adaptation à l’environnement.

Cette égalité dans le développement des espèces s’étend même au passage aux protistes multicellulaires. Il y a des espèces unicellulaires parfaitement adaptées comme les protozoaires qui appartiennent au règne animal et les algues vertes qui font partie du règne végétal.

C’est comme il y a plusieurs mondes : en plus des mondes animal et végétal, il y a les mondes des êtres unicellulaires et multicellulaires. Les spécialistes n’ont pas une explication satisfaisante à l’apparition de la multicellularité.

L’explication qui repose sur l’augmentation de la taille des cellules n’est pas très satisfaisante parce qu’un tel accroissement aurait pu tout aussi bien provoquer la création de phyla de taille macroscopique unicellulaire. Il y a en fait une diversité de la création par la multiplication des espèces et non par une évolution marquée par une sélection naturelle. Je préfère la notion de perfectionnement interne par impulsion provoquée d’origine non naturelle plutôt qu’une évolution externe qui demeure inexorablement inexpliquée par l’évolution et la sélection naturelle.

Le choix de la multicellularité est un mystère mais il est probable que l’impulsion d’origine surnaturelle soit motivée par le dessin de créer des animaux et des plantes qui sont des êtres multicellulaires par excellence.

Toutefois, les êtres unicellulaires n’ont pas besoin d’évoluer puisqu’ils existent toujours en grand nombre sur Terre. Inutile donc de suivre les arbres phylogénétiques avancés par les évolutionnistes qui montrent comment les protistes ont évolué pour donner naissance aux Biltateria qui se propulsent grâce à leurs muscles puis aux protostomiens jusqu’aux éponges.

Notre hypothèse est que les dates d’apparition des créatures multicellulaires et des espèces unicellulaires ne sont pas en vérité très différentes. Une équipe de chercheurs français a présenté une étude selon laquelle des fossiles des tout premiers multicellulaires trouvés au Gabon sont datés de 2,1 milliards d’années[23] alors que les eucaryotes unicellulaires sont apparus il y a 1,5 milliard d’années. Une coexistence s’est imposée entre les deux types d’espèces créées presque en même temps.

Il suffit juste de rappeler aujourd’hui qu’il y a aussi bien des algues (algue brune) et des champignons unicellulaires[24] que des algues et des champignons multicellulaires. Il y a aussi des animaux unicellulaires (protozoaires) et des animaux multicellulaires (métazoaires).

Une microévolution est possible pour permettre le développement d’une même espèce. Par exemple, les protistes ont évolués à partir des eucaryotes en des espèces plus développés. Toutefois, une macroévolution entre les espèces unicellulaires et les espèces multicellulaires est difficile à admettre. Quand aux espèces plus évoluées comme les vertébrés et les poissons, ils sont apparus bien plus tard. Un petit poisson fossile datant de 500 millions d’années (ère précambrienne) et un tout premier vertébré, Pikaia ont été découverts respectivement en Chine (en 2002) et au Canada.

Par conséquent l’origine de la vie ne peut pas être expliquée par la théorie de l’évolution.

  1. Les anomalies de la théorie de l’évolution

Concernant la diversification du règne animal que la théorie de l’évolution tente d’expliquer par la sélection naturelle, elle est telle que cette théorie recèle des anomalies inévitables.

3.1. La première anomalie est liée à la date d’apparition des phyla d’animaux multicellulaires dotés de squelettes. Une grande diversité voir la quasi-totalité des espèces de ces animaux ont été découverts comme des fossiles dans les stratifications de l’ère du Cambrien qui a débuté il y a 543 millions d’années.  Les 35 de tous les phyla d’animaux connus sont apparus durant une période estimée à 10 millions d’années seulement durant l’ère du Cambrien.

Dans ces phyla, il n’y a pas seulement des brachiopodes, des mollusques et des arthropodes, mais également toutes les espèces de plantes, de champignons et d’animaux. Comment expliquer une telle explosion dans l’apparition des espèces ?

C’est un véritable acte fondateur du règne animal qui trouve son origine dans une impulsion externe  et soudaine d’origine transcendantale.

 

L’absence de types ancestraux durant le Précambrien confirme le caractère spectaculaire et soudain de cette explosion du Cambrien. Des explications ont été données par les spécialistes de la théorie de l’évolution mais elles sont hasardeuses. Par exemple, Mayr prétend que les ancêtres des animaux multicellulaires avaient une taille microscopique.[25] Mais cette hypothèse n’est pas sérieuse puisque la théorie de l’évolution qu’il défend ne peut pas expliquer cet accroissement de la taille durant le Cambrien.

3.2. La deuxième anomalie de la théorie de l’évolution est la non-concordance entre les prédictions de cette théorie est le témoignage des fossiles. Cette théorie prévoit un changement graduel des espèces depuis les ancêtres jusqu’aux descendants. Or, les fossiles ne confirment pas cette prédiction. Les espèces nouvelles apparaissent soudainement dans les stratifications fossiles et leurs ancêtres immédiats n’apparaissent pas dans les stratifications géologiques antérieures.

Il y a donc des discontinuités et des sauts qui sont inexplicables. Darwin a donné une explication hasardeuse à cette situation : les fossiles ne sont pas complètements préservés. Selon lui, les changements tectoniques les altèrent et les rendent incomplets. Toutefois, cette explication n’est pas vraiment scientifique. D’abord, si le test d’une théorie est intrinsèquement insuffisant, alors il perd sa qualité de test. Ensuite, il n’est pas normal que les changements tectoniques altèrent surtout les fossiles qui montrent la continuité entre les espèces en termes d’évolution et jamais les discontinuités entre les espèces.

La probabilité de trouver des espèces intermédiaires devrait être aussi importante que la probabilité de trouver des espèces qui ont évolué pour devenir distinctes de leurs ancêtres. Par conséquent, pourquoi ne pas affirmer que les espèces n’aient pas évolué puisque le test des fossiles le confirme au lieu de prétendre que les fossiles sont incomplets.

La découverte de l’Archéoptéryx qui est un oiseau fossile datant de l’ère du Jurassique (145 millions d’années) a ravivé les espoirs des évolutionnistes. Mais la présence des caractéristiques morphologiques suivantes : plumages, dents, queue, ailes et grands yeux qui laissent entendre que c’est une espèce intermédiaire entre les reptiles et les oiseaux ne sont pas déterminantes pour les raisons suivantes :

On peut d’abord supposer que cet oiseau fossile ne soit pas une espèce intermédiaire entre les reptiles et les oiseaux mais tout simplement un oiseau primitif. Les animaux primitifs sont toujours morphologiquement assez différents des descendants.

Il se peut également que l’Archéoptéryx soit un petit dinosaure de l’ère du Jurassique puisque les caractères susmentionnés se retrouvent également dans ces animaux impressionnants. Il est possible aussi que cette créature soit une espèce à part, ni oiseau, ni reptile et qui est éteinte tout simplement. Par ailleurs, il n’existe pas de fossiles d’oiseaux datant de périodes plus vielles que 150 millions d’années pour étayer la thèse de l’Archéoptéryx par des révélations sur son ancêtre.

Pour défendre leur thèse sur les espèces intermédiaires mais surtout leur mythe de macroévolution, les spécialistes de l’évolution donnent d’autres exemples :

– Le passage des reptiles synapsid aux mammifères est attestée selon eux par l’existence de fossiles très divers qui montrent les mêmes caractères chez les espèces de reptiles et de mammifères (dentition, morphologie du crane et queue[26]). Cependant, une telle hypothèse est insuffisante puisqu’elle ne tient aucunement compte des modes de reproduction très différents entre les reptiles et les mammifères (les reptiles pondent des œufs dans lesquels les petits se développent à l’extérieur de la mère alors que les petits des mammifères se développent à l’intérieur de leur mère) sans compter le revêtement de la peau. De telles comparaisons entre des espèces très différentes ne sont que des conjectures ou de simples inférences.

– L’évolution de la famille des chevaux, depuis la période de l’Eocène de l’Hyracotherium (Eohippus) jusqu’au cheval moderne (Equus)[27] atteste, selon ces spécialistes d’une évolution. Toutefois, on peut apporter deux réserves à cette hypothèse : d’abord, quand bien même nous reconnaissons que c’est une évolution, il s’agit plus d’une microévolution que d’une macroévolution puisque l’Equus n’est pas une espèce différente de son ancêtre, l’Eohippus. On peut même suggérer que ces deux animaux sont en fait deux espèces différentes créées à des périodes différentes.

– L’évolution de l’artiodactyle ongulé de l’Eocène en baleines est attestée par les spécialistes de l’évolution à travers l’existence de plusieurs espèces intermédiaires.

Cependant, toutes ces espèces intermédiaires (Mysticètes, Dorundon) sont plus des baleines que de  ongulés. Par ailleurs, il s’agit ici d’une simple conjecture puisque les ongulés ne partagent pas les mêmes caractéristiques morphologiques avec les baleines.

3.3. La quatrième anomalie concerne la phylogénie des oiseaux. Il a été suggéré que les ancêtres de ces derniers sont les dinosaures théropodes de la fin du Cétacé (80 à 110 millions d’années). Pour prouver cette théorie, il a été évoqué les similarités du squelette aviaire entre les deux espèces[28].  D’autres spécialistes rejettent cette théorie en arguant que les dinosaures théropodes sont assez récents (80-110 millions d’années) alors que l’Archéoptéryx est plus vieux (145 millions d’années)[29].  Il existe également de grandes différences dans les doits et les dents entre les oiseaux et les dinosaures. Toutefois, la critique la plus importante est liée à l’origine du vol chez les oiseaux.

Les spécialistes ont jugé qu’il est impossible pour les animaux terrestres  d’acquérir la capacité de vol. Or, cette critique invalide toute théorie qui tend à remonter l’origine des oiseaux au-delà de l’Archéoptéryx y compris la théorie concurrente qui postule que les oiseaux descendent d’espèces de reptiliens archosauriens il y a 200 millions d’années (fin de l’ère du Triasique).

3.4. La troisième anomalie a trait au caractère controversé de l’ancêtre commun : l’observation de Darwin sur les oiseaux des Iles Galápagos qui sont des îles volcaniques et qui n’ont jamais été reliés à l’Amérique du Sud est à l’origine du concept d’évolution.

Le savant anglais a observé que les pinsons vivants dans les trois Iles sont différents alors que les pinsons de l’Amérique du Sud sont une seule espèce. En sachant que toute la faune et la flore de ces Iles y sont parvenues par voie de mer (1000 km sépare l’Amérique du Sud de ces Iles), il conclut que l’ancêtre des pinsons trouvés dans les trois Iles est l’oiseau vivant en Amérique du Sud[30]. C’est à partir de cette inférence qu’il a établi sa loi sur l’ancêtre commun à toutes les espèces ainsi que son hypothèse inférentielle et douteuse stipulant que toute la vie sur Terre ait commencé par une forme unique de vie[31].

Ces inférences sont douteuses. D’abord, ce que Darwin a découvert, ce n’est qu’une microévolution d’une même espèce alors qu’il part de cette découverte pour établir une loi de macroévolution, ce qui est une induction erronée. La grande diversité des espèces ne peut pas être expliquée de cette manière. Le pinson de l’Amérique du Sud est l’ancêtre des pinsons des Iles Galápagos mais il n’est pas l’ancêtre d’autres espèces. De la même manière, il ne peut y avoir un ancêtre commun à tous les êtres vivants, du moins à tous les animaux vertébrés (poissons, oiseaux, mammifères). Leurs différences ne s’expliquent aucunement par la sélection naturelle.

L’idée de l’ancêtre commun a tellement été consacrée par les évolutionnistes qu’on affirme que tous les animaux carnivores descendent d’un type ancestral unique (canidés, félins, belettes, civettes), voire même tous les types de mammifères, d’insectes, d’oiseaux, d’amphibiens et de poissons.

Le concept d’ancêtre commun a été renforcé par des inférences qui ne se basent pas sur le témoignage des traces fossiles. Parmi ces inférences, il y a les types morphologiques communs entre les espèces. Le problème avec ce type d’inférence est le caractère aléatoire et hasardeux des hypothèses de départ. Le fait que la sauterelle et la menthe religieuse, d’une part, et le signe et le chien, d’autre part, partagent des caractères morphologiques communs ne permettent pas de trouver un ancêtre commun à ces espèces. Alors que dire pour l’ensemble des vertébrés et des invertébrés ?

L’inférence la plus connue utilisée par les évolutionnistes pour prouver la thèse de l’ancêtre commun est la comparaison entre le développement embryonnaire et l’évolution des espèces en allant jusqu’à affirmer que l’embryon humain ressemble dans certaines de ces étapes à l’embryon des mammifères, voire à l’embryon des reptiles, des amphibiens et des poissons[32].

Selon une théorie développée par Karl Ernst von Baer[33], les embryons d’espèces différentes ne peuvent pas être distingués surtout durant les premières étapes embryonnaires à moins d’identifier leur origine. Par exemple, certains caractères et organes apparaissent à des stades donnés de la formation embryonnaire puis disparaissent durant les stades ultérieurs.

Mais en fait, cette théorie repose elle-aussi sur une inférence douteuse.  Il est difficile de comparer des étapes embryonnaires liées à la formation d’un individu d’une espèce à l’évolution des espèces sur Terre. Dans le développement embryonnaire, on assiste à la formation d’organes à partir d’un ovule avec le développement d’une multiplication cellulaire alors que l’évolution supposée des espèces est provoquée en principe par la pression de l’environnement selon la théorie de la sélection naturelle. Par conséquent, ce type d’inférences ne repose pas sur une ontologie unique qui reflète une genèse univoque de deux processus différents.

Les évolutionnistes recourent également à l’observation selon laquelle certains organismes possèdent des structures rudimentaires qui ne sont pas fonctionnelles comme l’appendice chez l’homme, les dents chez les baleines et les yeux dans les organismes d’animaux des cavernes[34].

Selon la théorie de l’évolution, ces structures rudimentaires sont les traces des structures qui étaient fonctionnelles chez les ancêtres de ces animaux mais qui ne le sont plus depuis que la sélection naturelle ai fait son effet en raison de la spécificité environnementale de la niche écologique dans laquelle vivent ces animaux, ce qui prouve selon eux leur évolution. Toutefois, rien ne prouve que ces structures soient issues de structures plus anciennes. Il est même possible que ces structures possèdent une nature esthétique.

L’ennui avec la théorie de l’évolution est sa propension à utiliser l’utilitarisme (la survie du plus apte). Elle cherche à étudier la fonction des organes d’un organisme par rapport aux exigences de l’environnement en occultant en même temps l’aspect esthétique de ces créatures (couleurs des ailes des papillons et du plumage des oiseaux, formes complexes des coquillages, etc.).

La richesse morphologique et picturale des animaux est telle que la pression de l’environnement ne peut pas expliquer entièrement et exhaustivement leur morphologie, la couleur de leurs plumages ou de leurs peaux ainsi que d’autres caractéristiques. Cette théorie a quelque chose de réducteur qui ne reflète par la richesse et la diversité biologique.

3.5. La cinquième anomalie : la cinquième anomalie de la théorie de l’évolution est liée à au réalisme de l’évolution et de la sélection naturelle.

D’abord, le témoignage des fossiles ne montre jamais la continuité prédite par la théorie de Darwin de l’évolution. Une telle continuité est nécessaire pour passer de la microévolution à la macroévolution. Or, il s’avère que les fossiles observés montrent plutôt une discontinuité. Les espèces apparaissent soudainement.

Afin de faire face à cette difficulté majeure, les évolutionnistes s’appuient sur la possibilité de la sélection artificielle sur les animaux domestiques. Or, le problème avec la sélection artificielle est que les animaux sur lesquels des caractéristiques déterminées dans le comportement ont été renforcées (chevaux de courses ou les poules qui ne volent pas) ont été déjà domestiqués par l’homme depuis des milliers d’années.

C’est la domesticité de ces animaux qui est inexplicable pour les évolutionnistes. Ces derniers ne peuvent pas répondre à la question suivante : pourquoi il n’y a que peu de phyla d’animaux et de plantes qui ont été domestiqués et jamais d’autres ? La domesticité est une donné externe à la théorie de l’évolution.

Par conséquent, le passage de la microévolution à la macroévolution est impossible puisque le gradualisme de l’évolution ne peut être prouvé. On ne peut expérimenter une telle assertion et surtout pas sur des espèces déjà domestiqués pour des raisons externes à la théorie de l’évolution. Si on ne peut pas expliquer la domesticité, alors la sélection artificielle n’est pas une preuve pour la sélection naturelle.

Ajoutons à cette situation, le fait que les spécialistes de la théorie de l’évolution ont crée une incertitude sur l’objet de la sélection naturelle. Ce n’est ni l’organisme, ni le système génétique mais plutôt la population d’organismes, voire le phénotype général constitué des organismes, de leur comportement et  de leurs habitats[35]. Ils parlent même du système constitué du génotype et de l’environnement.

A ce propos, on peut déceler deux problèmes : le premier est lié à la contradiction qui existe entre ces descriptions de plus en plus générales (phénotype, génotype+environnement) et le caractère irréductible et précis de la biologie des organismes. Les organes ont une fonction et c’est elle qui change selon la pression de l’environnement.

Les organismes qui ont les organes les plus fonctionnels et les plus adaptés par rapport à cet environnement survivent grâce la reproduction.

Il y a donc un fossé béant entre la généralité des objets identifiés pour la sélection naturelle et le réductionnisme de la biologie des organismes basée sur la spécificité des organes.

Le deuxième problème est que la théorie de la sélection naturelle ne nous dit pas pour quelle raison il y a un nombre non négligeable d’espèces qui n’ont pas évolué depuis des millions d’années.

Si Darwin parle de la «lutte pour la survie » et la « compétition des espèces », il sous-entend une pression sans limites de l’environnement sur les animaux. Les espèces sont, selon lui, continuellement sélectionnées pour une adaptation meilleure à l’environnement.

Or, il y a des espèces qui n’ont pas évolué depuis des millions d’années. Parmi ces espèces, il y a des êtres simples comme la lingule qui existe depuis 450 millions d’années et l’huître qui est resté la même depuis 150 millions d’années. Mais il y a aussi des espèces développées comme la grenouille nasikabatrachus sahydrenis qui existe depuis 130 millions d’années, le requin-lutin (125 millions d’années), la salamandre géante de Chine (170 millions d’années), les triops canciformis (300 millions d’années), le coelacanthe (300 millions d’années) et le crocodile (300 millions d’années).

La non-évolution de ces espèces est une question sans réponse pour les évolutionnistes à un point tel que la seule explication à cette stabilité des espèces est d’ordre finaliste, téléologique et pour ma part, transcendantale.

Jacques Monod a donné une réponse pour la première partie de cette explication qui échappe totalement à la grille d’analyse et au cadre de pensée des évolutionnistes post-darwiniens. Monod affirme « L’extraordinaire stabilité de certaines espèces, les milliards d’années que couvre l’évolution, l’invariance du plan chimique fondamental de la cellule ne peuvent évidement s’expliquer que par l’extrême cohérence du système téléonomique, qui dans l’évolution a donc joué le rôle à la fois de guide et de frein et n’a retenu amplifié, intégré qu’une infime fraction des chances que lui offrait, en nombre astronomique, la roulette de la nature[36]. »

Monod reconnait sans le dire explicitement l’existence d’une direction, d’une intention et d’un projet pour les êtres vivants. Ces caractéristiques se rencontrent pour consacrer le principe d’une intelligence. Mais je préfère le concept avancé plus haut qui est la diversification par impulsion externe spontanée.

Il se peut même que cette réalité sur la stabilité des certaines espèces n’est que la tête de l’iceberg et que toutes les espèces des vertébrés et des invertébrés connaissent une stabilité millénaire.

On ne peut admettre dans cette vaste stabilité biologique à travers le temps qu’une part limitée pour la microévolution qui concerne certaines caractéristiques morphologiques des espèces imposées par des conditions particulières de l’environnement et qui n’existaient pas pour les espèces avant cette microévolution.

3.6. Dernière anomalie : l’origine de l’homme : bien que la question de l’origine de l’homme mérite d’amples explications qui dépassent le cadre de cet article tant ses implications sont nombreuses et importantes, on va juste signaler rapidement quelques anomalies significatives[37].

Peu importe les thèses sur l’origine de l’homme et ses ancêtres parmi les animaux de la savane africaine, il n’en demeure pas moins qu’il y a une anomalie que les évolutionnistes n’arrivent pas encore à résoudre.

Les scientifiques reconnaissent que les australopithèques sont plus des singes que des êtres humains et qu’ils ne savent pas vraiment à quelle date l’homo sapiens s’est distingué.  Selon les évolutionnistes, l’homme d’aujourd’hui a évolué à partir d’espèces de singes ou d’un type humain antérieur bien que des Sapiens ont dominé l’Afrique orientale, il y a 150 000 ans[38]. Ces Sapiens ressemblaient énormément à nous. L’Homo sapiens était un être qui se distinguait d’espèces comme le Neandertal bien que les spécialistes ne reconnaissent pas que se sont deux espèces différentes. Il a néanmoins fait disparaitre le Neandertal et a colonisé une bonne partie de la planète.

Mais où réside l’écueil ? Alors que leur cerveau avait déjà atteint sa taille actuel, les Sapiens n’avaient réalisé rien de particulier et ne sont même pas parvenus à surpasser les espèces qui vivaient non loin d’eux et ce, durant presque un millénaire entre 150 000 et 70 000 ans.

Mais à partir de 70 000, le Sapiens a commencé à envahir le Moyen Orient, l’Europe et l’Asie de l’Est en refoulant l’homme du Neandertal. Ils ont même atteint l’Australie vers 45 000 ans. Yuval Harari appelle cette transformation, une révolution cognitive[39].

Entre 70 000 et 30 000, des inventions stupéfiantes ont été réalisées : objets d’art, bijoux, armes de guerre (arcs et flèches), moyens de transport comme les bateaux, etc. et ce, sans parler du langage et de la pensée.

Il n’y a aucune explication à cette transformation. Avec le même cerveau, l’Homo Sapiens a réussi à créer la civilisation et à coloniser la Terre. On ne peut pas expliquer ce changement majeur dans l’histoire de la vie et de l’humanité par l’évolution ou par quelques mutations génétiques. Avec la même taille et les mêmes caractéristiques du cerveau, il y a un décalage d’un millier d’années avant que ce cerveau commence à provoquer une révolution cognitive. C’est comme si une puissance transcendantale ait décidé du moment propice et déterminé pour commencer à écrire l’Histoire de l’humanité[40].

On ne peut pas expliquer également la disparition des espèces comme le Neandertal (vers 30 000 ans), l’Homo Soloensis (qui a disparu vers 50 000 ans) et l’Homo Denisova (vers 40.000)[41] par la théorie de l’évolution.

On peut suggérer ici une explication par l’émergence d’une intervention externe d’origine transcendantale qui a provoqué de telles transformations qui ont changé le visage de l’humanité et qui ont permis à l’homme d’écrire les pages de l’histoire. Voilà la plus grande anomalie de la théorie de l’évolution concernant l’origine de l’homme.

On peut résumer les faiblesses de la théorie de l’évolution concernant l’origine de l’homme comme suit :

  • Différences morphologiques, génétiques et cognitives (taille du cerveau et sa fonctionnalité) entre l’Homo Sapiens et les autres espèces animales qui sont supposées être ses ancêtres ou ses contemporains: Australopithèques, Homo Habilis, Homo Erectus.
  • Causes inconnues de la disparition des espèces contemporaines de l’Homo Sapiens (Neandertal, Denisova et Soloensis).
  • Causes de l’explosion cognitive et de la colonisation de la Terre sans modification dans la taille du cerveau de l’Homo Sapiens qui est resté stable pendant un millénaire.
  1. Conclusion

Thomas Kuhn qui a relancé le débat sur le changement scientifique, a rappelé que la science connait trois étapes significatives :

  1. La science normale : c’est un système de connaissances qui reste stable en raison d’un consensus entre les scientifiques tant qu’il n’y a pas quelque chose qui perturbe ce système. Par ailleurs, ce système repose sur la notion de paradigme qui est un modèle unificateur. Il représente également l’ensemble des méthodes scientifiques qui sont reconnues par ces scientifiques.
  2. Crise : ce système de connaissances devient menacé dès lors qu’une anomalie surgit. Kuhn n’est pas très explicite concernant la nature de cette anomalie. Mais il est clair qu’une anomalie ne peut être que la non-concordance entre la théorie scientifique ou ce système de connaissances et l’expérience. Nous avons déjà parlé dans nos précédents articles du rôle inductif de l’expérience qui à chaque fois que la science approche d’une révolution provoque un bouleversement spectaculaire qui remet en cause la stabilité et la pérennité du système de connaissances scientifiques qui forme la science normale.
  3. Nouvelle science normale : après la crise, les scientifiques élaborent un nouveau système de connaissances qui formera la nouvelle science normale.

De cette manière, on ne comprend pas pourquoi le nombre élevé d’anomalies existantes dans le corpus de la théorie de l’évolution depuis les travaux de Darwin n’a pas amené les spécialistes de cette théorie à y renoncer ?

Cette théorie pourrait à moyen ou  long terme céder la place à une nouvelle théorie qu’on pourrait appeler la variabilité et la diversification spontanées et provoquées des organismes biologiques qui est compatible avec les observations archéologiques et fossiles ainsi qu’avec les caractéristiques historiques et biologiques des espèces vivantes sur notre planète.

 

 

 

[1] Ces anomalies ont été en grande partie identifiées grâce à nos propres recherches.

[2] Dembski, W.A. The Design Inference: Eliminating Chance through Small Probabilities. Cambridge University Press, 1998.

[3] Behe M.J. Darwin’s Black Box. The Biochemical Challenge to Evolution. New York : The Free Press., 1996.

[4] Ibid.

[5]Op.cit. Dembski.

[6] Science et Quête de Sens. Ouvrage sous a dir. Jean Staune, 2019, Groupe Elidia, p.74.

[7] Ibid. p. 84.

[8] Ibid.

[9] Ernest Mayr. What Evolution is, Basic Books, 2001, p. 43

[10] Ibid., p. 76.

[11] Cette approche a été inaugurée par les travaux d’Alexandre Oparin en 1924 et par Stanley Miller en 1953 qui a suggéré que des acides aminés sont apparus en raison des conditions physico-chimiques particulières sur Terre.

[12] Op.cit. Mayr, 2001, p.43.

[13] Monod Jacques. Le Hasard et la Nécessité. Essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne.  Ed. Cérès Production Tunis 1993.

[14] Ibid.., p. 24.

[15] Ibid, p.25.

[16] Op.cit. Mayr, p.44.

[17] Ibid. p.45.

[18] Ibid. p.48.

[19] Ibid.

[20] Margulis L. and Schwartz K.V. 1998. Fives Kingdoms. An Illustrated Guide to the Phyla of Life on Earth. Third Edition. W.h. Freeman, Newy York.

[21] Op.cit. Mayr, p.49.

[22] Le Varech (Macrocystis) peur atteindre une centaine de mètres (op.cit.Myr, p.50).

[23] El Albani et al., Nature, 1er juillet 2010.

[24] Op.cit. Mayr p.50.

[25] Ibid. p.60.

[26] Ridley Mark, 1996, Evolution. 2ème Ed. Cambridge, Mass. Blackwell Science.

[27] Strickberger, Monroe, W. Evolution, 1990; John and Bartlett Publishers, Sudbury, MA.

[28] Les Dinosaures théropodes sont bipèdes.

[29] Op.cit. Mayr, p. 65.

[30] Op.cit. Mayr, p.19.

[31] Ibid.

[32] Ibid., p. 27.

[33] Baer, K. E. von. 1828. Entwicklungsgeschichte der Thiere. Königsberg: Bornträger.

[34] Op.cit. Mayr, p.30-31.

[35] Op.cit. Mayr, pp.126-129.

[36] Op.cit. Monod, p.139.

[37] La validité des conclusions obtenues par rapports aux développements précédents de cet article sont applicables bien entendue à la question de l’évolution de l’homme et sa prétendue descendance du singe.

[38] Yuval Noah Harari Sapiens. Une brève histoire de l’humanité. Albin Michel, 2012, p.25.

[39] Ibid., p.33.

[40] L’identification de cette anomalie de la théorie de l’évolution de l’homme a été le résultat d’une discussion avec un ami qui est un chercheur indépendant, M. Fouad Ferhat. Ce dernier a mis l’accent, d’une part, sur le fait que les évolutionnistes n’ont aucune réponse à cette anomalie et, d’autre part, sur l’absence d’aucune explication satisfaisante par la biologie ou la génétique évolutionnistes.

[41] Ibid. p.30.

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23 commentaires

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  1. @Patrice
    Vous êtes mis chaos car apparemment vous ne savez pas de quoi vous parlez. Vous vous apercevez que vous avez des croyances scientistes bidons et en plus vous mentez.

    Votre source concernant les poules et les dents qu’on rigole….

    Quant à votre âge de la terre de 4,55 Ma, encore une fois, priez en paix et relisez votre genèse tranquillement. On dit la Terre AURAIT VERS les 4,55 Ma. Mais il n’y a rien de sûr, désolé pour vous et vos certitudes parce qu’on ne peut pas dater la Terre directement et tout repose sur nos fragiles connaissances de l’Univers ainsi que sur nos fragiles connaissances de la physique atomique. Mais pire, la datation elle-même est très critiquable car uniquement théorique se basant sur des conjectures elle-mêmes théoriques.

    Bien évidemment, se faire traiter par une cervelle d’autruche athéegriste de fanatique est un délice de fin gourmet. Surtout quand il appelle “sources” ses incantations hallucinatoires et ignorantes. Vous n’avez simplement aucune capacité à comprendre ni raisonner les sciences que vous lisez comme un fervent religieux. Critiquer les théories scientifiques, on en a le droit vous savez, enfin sauf pour les scientistes athéegristes comme vous bien sûr. La science n’est pas à la portée de tout le monde j’en conviens.

    • @Kalim

      Il existe désormais une vingtaine de procédés de datation, parmi lesquels certains peuvent être recoupés. S’agissant des dates clés, comme l’âge du Big Bang, ou celui du système solaire, je fais confiance aux revues scientifiques, qui s’accordent sur les mêmes estimations. Entre Kalim, militant salafiste, et Sciences et Vie, j’opte pour Sciences et Vie. Je conçois néanmoins le fait qu’il existe une sorte de science parallèle, inspirée par la foi, et qui cherche à nier les évidences. L’enseignement de Darwin est désormais interdit en Turquie, par exemple, et déprécié dans les états américains à majorité évangélique. Le platisme est en progression constante, même en France. Les évidences scientifiques deviennent des croyances, et les théories abracadabrantesques sont élevées au rang de vérité démontrée. Votre propension à nier presque toutes les données les mieux admises me laisse pantois. Perso, je fais confiance aux revues scientifiques, dont le contenu s’inspire des revues à comité de lecture. Elles ne manquent d’ailleurs jamais de faire état des modifications éventuelles aux théories admises quand la recherche progresse. Inutile de préciser que ça ne sera jamais à partir des “travaux” de Yahyah que la connaissance fera un grand bon en avant. C’est bien votre maître à penser? … Mon dieu…

      • Oulala, vous êtes définitivement fou et menteur compulsif.

        Je vous ai mis en difficulté avec vos “poules ont des dents” parce que je connais très bien l’expérience qui ne date pas d’hier. Vous êtes en peine monsieur le menteur de me trouver une source solide dans son contenu qui confirme vos dires aussi dogmatiquement. Vous savez que cela ne tient pas la critique. Je conçois que vous êtes mis en diffculté car le doute s’installe forcément quand on cherche à approfondir. En attendant, vous apportez la preuve que vos sources et vos dires sont bidons et que j’ai raison.

        Quant à votre datation : IL N’EXISTE AUCUN DATATION DIRECTE DE LA TERRE. On est passé par une météorite et la lune pour en avoir une IDÉE validée THÉORIQUEMENT sur des bases plus théoriques qu’expérimentales (si on peut appeler ça expérience). J’en suis encore navré pour vos certitudes. Et je vous passe l’histoire catastrophique de cette datation.

        Bien évidemment que la Terre n’a pas 6000 ans et Newton n’aurait jamais fait cette erreur s’il était musulman et avait au moins lu et étudié le Noble Coran où on trouve également le big bang dans un verset. Mais qu’en Occident ou ailleurs, des États commencent à s’inquiéter sur ce fanatisme scientiste athéegriste de plus en plus dogmatique ne me paraît pas incongru. Tout comme la Terre plate des Grecs et de l’Église qui revient car le ridicule de ce braquage des athées scientistes bloquent tout simplement la science qui devient dogmatique et apporte de la défiance puisque les dogmes scientistes athéistes transparaissent au commun des mortels. Aucune science n’est plus dogmatique que l’évolution athéiste et la comparaison avec les autres sciences dévoile aisément cela. Ceci dit je note qu’en dehors de : “6000 ans”, “platisme”, vous n’avez rien dans le ciboulot à objecter rationellement pour une discussion argumentée sans mensonge et avec intégrité.

        Ce qui est dingue, c’est que je vous parle esprit critique et science et vous, vous me parlez croyance et confiance. Mais encore une fois, je le conçois, tout le monde n’est pas capable de comprendre la science et la raisonner voire raisonner par soi-même tout court. L’autonomie intellectuelle n’est pas à la portée de tous j’en conviens. Je vous laisse avec vos bibles et prêtres scientistes. Les athées scientistes sont ce qu’ils sont : incapables de sortir de leur croyance. Vous parlez souvent de la Turquie et les USA alors que la France athéiste n’est pas bien mieux sur ces questions. Où est passé votre esprit critique? Avez-vous des envies inquisiteurs tel le primate que vous croyez être? Avez-vous l’impression qu’interdire Darwin au lycée en Turquie ou aux USA (pas en université) est comme interdire une religion? Que certains états puissent penser que le recul nécessaire face à cette théorie ne peut s’acquérir qu’à l’université, cela vous dérange-t-il? Pensez-vous que Darwin, l’âge de la Terre et le patisme soient liés car Darwin croyait en Dieu, la Bible et les Grecs? Vous sentez-vous en pleine confusion parfois? Rassurez-vous, ne pas “croire” en Darwin n’empêche pas de comprendre que la Terre est “ronde” et qu’elle est bien plus vieille que 6000 ans ni même de prendre en compte cette théorie sans en faire un dogme. Ceci dit, avec votre cervelle d’athéegriste, est-ce que pour vous ne pas croire en Darwin vous excommunie du scientisme et donc de la science (si pour le scientisme je le conçois, pour la science c’est juste la même dérive que l’église d’antan, du genre : “tu n’es pas scientiste athée, tu n’as rien à faire en science car science plate, démon, satan, ascientifique, fanatique, interdit, péché criminel, Turquie, USA, Bible etc etc”). Vous en êtes en tout cas la preuve qu’elle correspond à une croyance athéiste et athéegriste totalement intolérante, sans aucune consistance intellectuelle raisonnée, intègre et encore moins critique. Vous êtes endoctriné!

  2. @Kalim

    Difficile de vous répondre. Où sont vos arguments? Vous affirmez, vous niez, mais encore?
    J’ai pris soin de traiter tous les aspects de l’article, point par point, en opposant des arguments sourcés. A quoi bon nier ce qui est devenu évident pour les scientifiques sérieux? (Ce qui exclut les croyants fanatiques). Je ne pense pas que votre réponse puisse convaincre une personne sensée. Ceci dit, il est vrai que la foi constitue un terrible handicap cognitif. Ca n’est pas nouveau.

  3. @ Kalim

    “– Quant à “vos poules ont des dents”, effectivement nous ne sommes plus à ça prêt mais vous confirmez mes dires : ils ont greffé des CELLULES SOUCHES DE SOURIS dans la partie buccale de l’embryon de poule.”

    Ben non. Renseignez-vous sur un site scientifique objectif. (Qui ne ment pas). Ca existe encore en France. En Turquie, j’en doute.

  4. Pour l’auteur, un conseil, il faut partir À PARTIR DES DONNÉES BRUTES. Sinon c’est comme si vous critiquiez la Bible à partir de ses propres livres, dans ce cas, relever les incohérences n’a que très peu d’impacts pour ses fervents croyants qui vous répétéront leur prêt-à-penser religieusement de manière scientiste. Il faut démontrer que les données peuvent aboutir à une conclusion autre. Souvent c’est à leurs découvertes que les personnes commencent à douter et réflechir d’eux-même pour sortir de leur endoctrinement.

    “C’est de cette manière que des mélanges de peptides ont générés de manière aléatoire, selon Duve, des activités catalytiques ressemblant à celles des enzymes.”
    Dire que la crevasse (site catalytique) ainsi que les quelques acides aminés responsables de la catalyse sont le fruit du hasard ne tient pas la route ni lors de la synthèse protéique impliquant toute une machinerie ni le but très précis de l’enzyme (composée parfois de plusieurs protéines!) (rappelons quand même qu’on parle d’un nombre impressionnant de réactions intracellulaires à la seconde, correctement faites dans le temps, pointilleuses et remplissant chacune une tâche minutieuse, je ne sais pas si vous arrivez à imaginer, il suffit de regarder un graphe synthétique des réactions métaboliques et se dire “tout ça X des millions de fois”). Il n’existe aucune protéine cellulaire qui ne soit pas synthétisée à partir de l’ADN (ARN). Et aucune protéine n’existe à l’état naturelle comme par magie. Comment expliquer cela? Duve a fumé un gros pète scientiste car même la synthèse protéique nécessite des protéines. Rappelons que la bioinformatique reproduit le pliage de la chaînes des acides aminés en connaissant la protéine finale ainsi que les différents états intermédiaires (feuillets alpha, béta etc). Il n’y a aucun hasard là-dedans car nous arrivons presque à prédire la structure finale (parfois ça marche parfois non) à partir de la séquence des acides-aminés voire de l’ADN ou ARN.

    “…l’idée que le monde ARN a précédé le monde ADN.”
    Sauf que l’ARN est le fruit de la transcription de l’ADN par les protéines et pas l’inverse. Encore une fois, cela forme un tout, un ensemble difficile et même impossible à segmenter sans penser MACHINE CELLULAIRE et une machine a besoin d’un fabricant.
    La chimie pré-biotique est une alchimie dirons-nous qui veut créer de l’or à partir du plomb (qui est dans l’aile). Quant aux enzymes venus de l’espace… Pourquoi pas du Paradis? On peut être d’accord sur tout.

    “Ces deux paradigmes, l’origine chimique de la vie et la multiplicité de son apparition sur Terre sont des paradigmes athéistes par excellence.”
    Ce sont des DOGMES scientistes! Aucun scientifique sérieux n’y croit. On s’en fout. Nous pouvons tous partir des mêmes données et constituer la genèse qui nous convient. Point barre.

    “L’existence d’une puissance créatrice exige que la vie soit apparue une seule fois sur Terre.”
    Pas en islam car selon le Noble Coran, Allah swt dit qu’Il renouvelle Sa Création.

    Quant à l’âge de la terre, dire qu’elle fait 3,8 milliards d’années est aussi valable que dire 4,5 milliards d’années car on en sait fichtre rien en réalité sinon des suppositions pas fausses mais très loin d’être précises.

    Concernant les bactéries, il y a échange d’ADN et multiplication. Il y a même des virus qui injecte de l’ARN à la bactérie. Les eucaryotes contiennent de l’ADN virale.
    Point intéressant, l’ARN viral entre dans la cellule qui s’intègre à l’ADN par la transcriptase inverse. Ce sont les rétrovirus. Hors, là encore, les mécanismes nécessitent de connaître la clé (protéines, lipides) qui permettra d’entrer dans la cellule hôte cible grâce à une signalétique ainsi que la connaissance de son fonctionnement interne. Aucun hasard ne peut être démontré, c’est plutôt l’inverse.
    L’apparition des Eucaryotes est un processus inconnu. Il semble que la mitochondrie soit une bactérie symbiotique phagocytée certes mais elle est très spécifique tout de même et remplit admirablement des millions de réactions minutieuses et utiles à la cellule qui mourrait sans elle. Très difficile de penser par isolation là encore.

    “Il n’y a pas eu une évolution mais plutôt une expansion de la diversité quasi horizontale.”
    Jolie phrase! L’écrasante majorité sur laquelle se basent les théories de l’évolution ne sont pas des fossiles mais des organismes bien vivants encore de nos jours. On parle de taxons et d’espèces mères.

    “des tout premiers multicellulaires trouvés au Gabon sont datés de 2,1 milliards d’années[23] alors que les eucaryotes unicellulaires sont apparus il y a 1,5 milliard d’années. Une coexistence s’est imposée entre les deux types d’espèces créées presque en même temps.”
    Faites attention aux datations! Elles sont fausses! C’est plus ou moins et/ou une autre datation possible également. Critiquer impose de démontrer l’hérésie de la datation ubuesque qu’on annonce comme si on connaissait leur date d’anniversaire. Ainsi, vous auriez peut-être pu écrire qu’il est possible qu’ils aient vécu en même temps. Bref, revenir à la science, la vraie, celle qui doute car les données sont complexes suffit amplement.

    Concernant votre première anomalie : oui, ils sont piégés, bloqués, anesthésiés face à la notion d’écosystème. C’est comme cela que je l’aborderais après avoir rappelé les données brutes pour casser la croyance athéiste. Tout est un ensemble! À tous les niveaux.
    Pour la deuxième : la théorie de l’évolution ne tient pas la critique face aux fossiles car elle se base très majoritairement sur des espèces encore vivantes voire récemment disparues mais connues.
    Pour la troisième : l’ancêtre commun est expliqué par un dessin animé en université (si si j’ai déjà vu ça) où des cellules mangent ou fusionnent ou se collent à d’autres cellules. C’est tout sauf une croyance prise au sérieux!

    “l’évolution des espèces en allant jusqu’à affirmer que l’embryon humain ressemble dans certaines de ces étapes à l’embryon des mammifères, voire à l’embryon des reptiles, des amphibiens et des poissons”
    Et oui!!! La preuve que le hasard n’a rien à voir. L’environnement cellulaire + l’espace + la différenciation cellulaire sont des éléments très importants qui modélisent. Cela démontre également l’extrême complexité génomique et le prédéterminisme. Sans quoi Madame Patrice aurait accouché d’un poisson. En ce sens où là encore, le réglage est minutieux et très complexe. Pourquoi un spermatozoïde de poulpe ne féconde pas Madame Patrice ou inversement Patrice une chèvre? À partir de 4 briques et des mêmes lois physico-chimiques, on forme des millions d’organismes avec une délimitation sexuelle. Fort le bon Dieu! A ce titre : Commente expliquer que nous ne nous ressemblons pas tout en ressemblant à nos parents? Ce sont les anges qui nous dessinent selon des règles précises!

    “La richesse morphologique et picturale des animaux est telle que la pression de l’environnement ne peut pas expliquer entièrement et exhaustivement leur morphologie, la couleur de leurs plumages ou de leurs peaux ainsi que d’autres caractéristiques. Cette théorie a quelque chose de réducteur qui ne reflète par la richesse et la diversité biologique.”
    Tout à fait. Par ailleurs, nous sommes soumis aux mêmes lois de la physique et de la chimie. Rien d’étonnant qu’il y ait des ressemblances qui ne prouvent rien isolées toutes seules. Encore une fois c’est un ensemble et beaucoup de diversité sont expliquées en université par : “Cela a été pensé ainsi”, “C’est utile parce que sinon” ou “C’est juste magnifique”.

    Pour conclure, je vous conseille d’y aller par étape, vous envoyez du lourd. C’est comme critiquer la Bible en un article synthétique. Impossible sauf à casser les fondements : données brutes + hasard (car on arrive à prédire bien que limités dans nos calculs). Ensuite, il faut savoir que la différenciation cellulaire est à séparer de l’évolution même si c’est lier. L’exemple de Patrice est frappant, il se base sur le lézard (connue pour sa capacité de régénération). Hors la capacité de différenciation cellulaire d’un organisme vivant est très importante à comprendre tout en étant complexe et non élucidée entièrement (très loin de là) ainsi que la présence de cellules souches. Passer de carnivore à herbivore ne signifie rien sans parler du processus sous-jacent qui implique parfois uniquement un acide aminé sous une forme spécifique. L’huître change bien de sexe. La question : l’enzyme était-elle déjà présente? Je rappelle quand même qu’il y a des lézards omni, carni et herbivores. Tout ça prédispose pas mal quand même!
    Ceci dit les fous qui isolent le génome de la machinerie cellulaire en citant Gould sans le comprendre et sans capacité de critique est moyen (une pensée pour Patrice).
    Mais je ne savais pas que citer Gould était citer Yahya (où sont ses millions et ses super nanas, pauvre Gould c’est injuste). Il m’en apprend le scientiste. Mais il doit lire ce qui est de son niveau. Tenter de discréditer de cette manière est juste honteux surtout quand on raconte n’importe quoi. Gould explique effectivement qu’il y a des vitesses d’évolutions différentes selon les espèces étudiées. Mais au final : Parle-t-on de différenciation ou d’évolution? Parce que définir cette limite là encore est très utile pour ne pas s’emmêler les pinceaux.

    Ce fut un régal encore une fois. Merci pour l’article!

    • @Kalim

      “Quant à l’âge de la terre, dire qu’elle fait 3,8 milliards d’années est aussi valable que dire 4,5 milliards d’années car on en sait fichtre rien en réalité sinon des suppositions pas fausses mais très loin d’être précises.”

      Vous confondez l’âge de la Terre et la datation supposée de l’apparition de la vie.
      A part ça, o`sont passés vos arguments? Je pense avoir démonté point par point l’article ci dessus, mais j’attends encore la réfutation cohérente de mes propos. Je dois reconnaître que c’est impossible. D’ailleurs, le site a benné cet article.

  5. @Patrice
    – L’IA ne permettra pas pour autant une expérience sur des millards d’années. N’importe quoi.
    – Les unicellulaires ne sont pas uniquement des procaryotes et encore moins uniquement des bactéries. Au niveau cellulaire et unicellulaire on parle de mutation, changement de fonction, expression génétique etc et croyez-moi vos histoires sciences et vie me font rire. L’évolution cellulaire est très complexe et très difficile à résumer ou confirmer surtout face aux cellules souches où on parle de différenciation pas d’évolution. Et je vous passe l’intégration des ADN viraux etc. Bref
    – “…il s’agissait sans soute de colonies bactériennes géantes dotées de mutantes spécialisées, dont les génomes auraient ensuite fusionné…” Et les reptiliens dominent la terre en sous main parce que “…le système nerveux aurait pour origine la collaboration avec des bactéries photosensibles ressemblant à des neurones…” ainsi ils n’ont pas besoin de respirer car ‘Les mitochondries furent aussi des bactéries indépendantes, avant de simplifier leur génome.”. C’est d’une évidence tout ça mais c’est tellement évident.
    – Arrêtez de dire n’importe quoi le passage ente uni et pluri est une pensée par assemblage au niveau des structures protéiques qui constituent la charpente intercellulaire dirons-nous. Et si vous saviez la complexité et la capacité de communication intercellulaire qu’il faut pour que cela marche, vous seriez moins dogmatique. C’est juste impossible à penser autrement qu’un ensemble et un tout. L’évolution linéaire par magie se casse les dents (de poule bien sûr) mais chut aucun de vos prêtres scientistes des journaux que vous lisez ne vous le dira.
    – “Les ancêtres des oiseaux actuels sont des dinosaures carnivores de petite taille, de la même famille que le T Rex, qui vivaient probablement sous terre il y a 65 millions d’années.” T-Rex en verre de terre, elle est magnifique celle là!
    – “L’homme descend donc du rat, ou du poisson, ou de la bactérie.” Magnifique! Splendide! J’espère que vous n’avez pas été de ces profs du secondaire qui mérite une tapette sur la tête quand on récupère les élèves en université.
    – Quant à “vos poules ont des dents”, effectivement nous ne sommes plus à ça prêt mais vous confirmez mes dires : ils ont greffé des CELLULES SOUCHES DE SOURIS dans la partie buccale de l’embryon de poule.

    Arrêtez de dire n’importe quoi. Darwin est dépassé depuis très longtemps, la dynamique des populations, la génétique et la biochimie ont tué sa vision et démontre que nous sommes capables de PRÉDIRE pour LEVER le hasard mais qu’on y arrive pas pour tout.

    – Vous dites n’importe quoi sur les gènes. Vous ne savez même la complexité et les limites d’une comparaison entre génome. Je vous invite vraiment à la circonspection. Aucune étude ne parle comme vous le faites.

    Quant au reste, je vous laisse prier en paix et réciter par coeur votre genèse scientiste.

  6. Ma conclusion….

    Darwin a publié au XIX ème siècle, avant Mendel, la découverte des chromosomes, celle de l’ADN. Avant la découverte des méthodes de datation. Avant la multiplication des fouilles. Il a donc commis quelques erreurs, ce qui n’infirme pas l’ensemble de la théorie. A titre de comparaison, le m.m’/D2 de Newton demeure valide malgré la RG.
    L’évolutionnisme a beaucoup progressé depuis 1859, avec Les Équilibres Ponctués, le concept de gène architecte, (Jay Gould, 1970 et 1980), la théorie des écosystèmes altruistes (fin XXème), la remise en cause des règles standard pour les bactéries.
    La théorie darwinienne demeure malgré tout valable pour décrire la diversification croissante des eucaryotes. Il faut cependant remplacer le concept de “variété des caractères” par celui de mutation, un mécanisme ignoré au XIXème.
    Bref, la théorie s’est affinée, mais ça ne vous autorise pas à nier sa pertinence, voire son caractère génial. Désolé si ça remet en cause vos convictions religieuses, mais cessons de tout mélanger.

  7. 3.6

    Petite erreur de datation. Sapiens est âgé de 313000 ans.
    S’agissant des capacité cognitives, on s’est aperçu en fabriquant des mini cerveaux Sapiens et Neandertal (à partir de l’ADN récupéré) que nos cousins formaient moins de synapses que nous. (malgré un volume cervical de 1600 cm3.
    Mais ça n’est pas la cause de la disparition de cette race, dont les réalisations technologiques étaient assez stupéfiantes. L’hypothèse qui prévaut est donc le brassage dissymétrique, qui aurait favorisé les hybrides avec des caractères sapiens dominants.
    Dans tous les cas, la rupture cognitive apparaît il y a 40000 ans, au moment où nos ancêtres envahissent l’Europe. Possible qu’à cette époque, le cerveau de nos aïeux se soit réorganisé. L’ADN nous en dira plus si on retrouve celui qui précédait cette période. Il est également possible que la confrontation avec les climats froids ait enclenché une mutation culturelle. (Moins de gibier, de fruits, surtout l’hiver).

  8. 3.5

    L’hypothèse LUCA s’appuie désormais sur la génétique. Tout le vivant terrestre utilise les mêmes bases azotées, les mêmes acides aminés, et, souvent, les mêmes gènes et les mêmes protéines. Nous avons 98% de gènes en commun avec le chimpanzé, 99.8% avec Neandertal, mais aussi 35% avec le riz, ou d’autres plantes, de mémoire, la jonquille. On note aussi avec évidence une diversification progressive du vivant, ce qui confirme la thèse de l’ancêtre unique, sans doute une cyanobactérie. Avant, aucune idée. C’est en effet très difficile à expliquer.

  9. Ca continue…
    Avec de nouvelles affirmations infirmables.
    – Le squelette des gallinacés ressemble à celui des petits théropodes qui ont survécu à la chute de l’astéroïde.
    – Une expérience a été menée récemment sur des embryons de poulet, en relançant des gènes éteints. Résultat: Une mâchoire garnie de dents. Comme dans l’expression “quand les poules auront des dents”. Ben c’est maintenant, même si l’embryon n’est pas viable, du fait de l’érosion génétique.
    – La nature a réinventé le vol à plusieurs reprises, avec des variantes. Un simulation récente a permis de vérifier que des oiseaux terrestres capable de courir très vite voient leurs ailes se mettre à battre spontanément à une certaine vitesse. Une autre hypothèse est que les premiers volatiles planaient à partir du sommet des arbres, comme les écureuils volants, ou en décollant dans une pente, comme certains aigles des Pyrénées. (Qui sont incapables de décoller en plaine).
    – Je pense aussi que tous les volatiles ont été tués il y a 65 millions d’années. Les survivants étaient de petits animaux omnivores vivant sous terre. C’est ce qui les a protégés de l’onde de chaleur.

  10. Mon dieu!!

    “Toutefois, rien ne prouve que ces structures soient issues de structures plus anciennes. Il est même possible que ces structures possèdent une nature esthétique.”

    Boutin, vous le faites exprès? Qu’est-ce que l’esthétique vient faire dans votre délire? Un lointain écho néo platonicien? Plus sérieusement, l’inhibition d’ensembles de fonctions est liée aux fameux gènes architectes, dont vous semblez ignorer l’existence. Renseignez-vous.
    On a toujours tort de trop en rajouter. Critiquer Darwin en se basant sur l’évolution des bactéries, ça le fait bien. Ensuite, stop. On risque de tomber sur des gens qui connaissent le sujet. (Un peu)

    • @Patrice… bonjour.
      Pourquoi vous cassez-vous la tête avec celles et ceux qui croiraient que 2 + 2 = 5 si leur livre sacré le dit ?
      Pire ! Ils iraient même jusqu’à exiger du mathématicien qu’il se repente !
      Mais, rassurez-vous, au cas où vous seriez quelque peu inquiet, de moins en moins de gens sont sensibles à ce discours ; on réfléchit beaucoup au sens même de la foi ; que signifie croire ?

      Belle journée.

  11. On continue…
    “Le fait que la sauterelle et la menthe religieuse, d’une part, et le signe et le chien, d’autre part, partagent des caractères morphologiques communs ne permettent pas de trouver un ancêtre commun à ces espèces. Alors que dire pour l’ensemble des vertébrés et des invertébrés ?”
    J’adore le thé à la Mante, de même que les cygnes du destin. Ok, c’est méchant, mais quand on se veut savant, on relit.
    La parenté entre espèces est prouvée par la génétique. Nous avons même 30% de gènes en commun avec certaines espèces végétales. On note aussi le fait que tout le vivant terrestre utilise les mêmes ingrédients (bases ADN, ARN, Acides aminés). Quand on attaque les primates, on se découvre 98% de gènes en commun avec le chimpanzé. La parenté est donc évidente.
    – La théorie de l’ancêtre unique découle de la compatibilité entre les diverses variantes du vivant. Des extra terrestres éventuels ne seraient sans doute pas aptes à survivre sur Terre, faute de partager la chimie locale. Pas impossible que, s’agissant de la chimie prébiotique, une première sélection ait eu lieu entre plusieurs formules chimiques différentes.
    Bref.

  12. On continue… à l’abri des lecteurs. Et pour cause.
    Je vous cite. “alors que l’évolution supposée des espèces est provoquée en principe par la pression de l’environnement selon la théorie de la sélection naturelle. Par conséquent, ce type d’inférences ne repose pas sur une ontologie unique qui reflète une genèse univoque de deux processus différents.”
    Rappel du principe découvert par Darwin: Hasard, puis sélection. Le critère de la sélection est l’adaptation à un écosystème. … A un écosystème local, comme l’a découvert Darwin au Galapagos. Les variants avaient un bec différent d’une île à l’autre en fonction de l’humidité (becs pointus sur les îles sèches, becs larges sur les îles humides, donc à moustiques.). A noter le fait que ces îles, à la fois proches et éloignées, se prêtaient à ce type d’observation. (Les pinsons pouvaient passer de loin en loin d’une île à l’autre).
    PS: Désolé pour la censure visant votre article, qui est intéressant et documenté. Vous commencez à comprendre?

  13. Suite de la suite de la suite.
    Remarque liminaire: Le sujet a été planqué sous le tapis. Pourquoi?
    – Retour au commentaire. L’archéoptéryx est le premier oiseau, mais pas l’ancêtre de nos oiseaux. A de nombreuses reprises, la nature a réinventé le vol, en adoptant diverses formules. Les ancêtres des oiseaux actuels sont des dinosaures carnivores de petite taille, de la même famille que le T Rex, qui vivaient probablement sous terre il y a 65 millions d’années. Leurs descendants directs sont les gallinacés.
    – Les mammifères sont apparus 20 millions d’années après les dinosaures, et ont donc cohabité avec eux durant 140 millions d’années. Le plus probable est qu’ils ont été engendré par les dinosaures, et pas par des reptiles. L’espèce qui a survécu à l’astéroïde était probablement un rongeur omnivore, donc un rat. L’homme descend donc du rat, ou du poisson, ou de la bactérie. Mais songez-y avant de mettre des tapettes.

  14. Suite de la suite.
    Il va y en avoir beaucoup d’autres.
    Je vous cite.
    “3.2. La deuxième anomalie de la théorie de l’évolution est la non-concordance entre les prédictions de cette théorie est le témoignage des fossiles. Cette théorie prévoit un changement graduel des espèces depuis les ancêtres jusqu’aux descendants. Or, les fossiles ne confirment pas cette prédiction. Les espèces nouvelles apparaissent soudainement dans les stratifications fossiles et leurs ancêtres immédiats n’apparaissent pas dans les stratifications géologiques antérieures.

    Il y a donc des discontinuités et des sauts qui sont inexplicables. ”

    Comment osez vous soutenir les thèses de Yahya, qui s’appuie sur Jay Gould sans le nommer, ni mentionner le fait qu’il explique les sauts évolutifs? Car Jay Gould a publié en 70 la théorie des Equilibres ponctués, puis, en 80, celle des gènes architectes, qui expliquent parfaitement ces accélérations subites, que Darwin niait, mais tout le monde peut se tromper. Des observations récentes confirment cette hypothèse, entre autres celle d’une transformation de lézards carnivores en herbivores en seulement 28 ans, sur une île coupée du monde.
    – Il se trouve que des modifications majeures d’un écosystème génèrent souvent une adaptation quasi instantanée.
    – Ca nous démontre que les mutations sont fréquentes, et que c’est le contexte écologique qui les élimine, ou pas. La disparition des prédateurs autorise plus de diversité. Mais vous devez le savoir. Reste le problème de l’honnêteté intellectuelle.
    – Dans tous les cas, vous reprenez les thèses d’un individu qui est en prison pour escroquerie, ce qui vous décrédibilise quelque peu. Sans parler de la mauvaise foi, indécelable par les gens qui ne connaissent pas le sujet.
    – Je vais lire la suite, et y répondre, mais je m’attends au pire.

  15. Je ne comprends pas la position des croyants-érudits qui désirent la destruction de la science! Cet article est le prototype du discours qui veut éloigner les musulmans de la science! A-t-on besoin de saper la curiosité et l’intérêt que peuvent avoir les musulmans en la science qui a résolu tant de problèmes ? Déjà qu’on produit rien et qu’on est à la traine des nations civilisées ! L’auteur croit-il qu’il sauver des âmes en parlant ainsi de la théorie de l’évolution ? La seule théorie scientifique qui donne un sens à la diversité des espèces ? Tous les scientifiques savent que la théorie de Darwin est à la biologie ce que la théorie de Newton est à la physique: le premier pas SCIENTIFIQUE dans ce domaine. Il n’est sûrement pas la fin de l’histoire mais un fil conducteur qui a amené les biologistes à AVANCER VERS LA VERITE ce que des pseudo croyants-érudits ne pourront jamais faire car ils sont incapables d’innover en quoi que ce soit! C’est celui qui ne tente rien qui ne se trompe jamais. Les occidentaux -je pourrais même dire les non-musulmans maintenant que les asiatiques païens se sont mis à la science aussi- avancent, apprennent en pensant librement en n’essayant pas d’introduire Dieu dans leurs calculs et ça marche!!! Il faut cesse de partir d’interprétations LITTERALLES des écritures pour juger la science. La science suffit à elle même. Faut croire que Dieu lui-même l’a voulu ! La seule limitation qu’il a introduite c’est qu’on saura jamais tout. Ce que tout être sensé est prêt à accepter même l’athée.

    J’aime bien citer cette anecdote : “lorsque Laplace publia les derniers tomes de son Traité de Mécanique céleste, l’empereur Napoléon le convoqua et l’apostropha, furieux : « Comment, vous donnez les lois de toute la création et, dans tout votre livre, vous ne parlez pas une seule fois de l’existence de Dieu ! – Sire, répondit Laplace, je n’avais pas besoin de cette hypothèse” .
    TOUT EST DIT. Musulmans faites de la science et vous rencontrerez Dieu s’il le veut et pas si vous le voulez!

  16. Suite

    L’explosion cambrienne est facile à expliquer, puisqu’elle fait suite à la phase “Terre boule de neige” qui avait anéanti la plupart des espèces existantes. Mais la fonte rapide des glaces a libéré de très grandes quantités de sédiments, qui ont fait le bonheur des cyanobactéries, lesquelles ont fait passer le taux d’oxygène de 1 ou 2% à 20%. Jay Gould explique très bien , aussi comment les extinctions massives déclenchent des sauts évolutifs majeurs sur de très courtes périodes.
    – On note aussi le fait que les animaux pluricellulaires se complexifient sur une période de 50 millions d’années. Les éponges arrivent en premier, puis les méduses, puis les mollusques, etc. Il est certes difficile de dater avec précision des événements aussi anciens.
    – Concernant la sortie de l’eau, il est désormais admis que les champignons sont venus en premier, bien avant l’explosion cambrienne, préparant le terrain pour les futures plantes terrestres, issues des algues. La datation de cette première colonisation fait encore débat.

  17. Premières remarques, vu que je n’ai pas encore tout lu.
    – On parle de phénomènes qui courent sur un milliard d’années, impossible à simuler en laboratoire. Une infinité d’événements aléatoires sur une période presque infinie. Il faudra attendre les simulations via l’IA pour en apprendre plus.
    – Les lois de Darwin décrivent assez mal l’évolution des bactéries, dont la diversité ne cadre pas avec la théorie. Il sera donc nécessaire à terme de théoriser l’évolution des unicellulaires, lesquels existent d’ailleurs encore, et n’ont parfois pas beaucoup changé. (Exemple, les cyanobactéries).
    – L’apparition des eucaryotes a sans doute précédé celle des premiers organismes complexes lors du grand pic d’oxygène. il s’agissait sans soute de colonies bactériennes géantes dotées de mutantes spécialisées, dont les génomes auraient ensuite fusionné. Lors de l’Explosion Cambrienne, ces colonies se sont enrichies via des fusions symbiotiques avec d’autre espèces bactériennes. Ainsi, le système nerveux aurait pour origine la collaboration avec des bactéries photosensibles ressemblant à des neurones. Les mitochondries furent aussi des bactéries indépendantes, avant de simplifier leur génome.
    – Le processus d’apparition des premiers eucaryotes est bien plus complexe que ce que vous décrivez.
    – Dans tous les cas, le rapport entre apparition des pluricellulaires et le taux d’oxygène est parfaitement documenté. Il s’agit de laisser respirer les bactéries logées au centre des colonies volumineuses (jusqu’à 8cm x 4 x 4 pour les fossiles de -2.1 GA). On note le fait que ces colonies apparaissent deux fois, quand l’oxygène dépasse les 10% (- 2.1 GA, et – 0.55 GA).
    – Avant, ou en dehors de ces périodes oxygénées, le fer consommait l’oxygène produit par les cyanobactéries. On note aussi le métabolisme plus énergétique des eucaryotes, par rapport aux procaryotes pratiquant exclusivement la photosynthèse. (les plantes sont dotées des deux métabolismes).
    – Il est donc inenvisageable que les colonies, ou les pluricellulaires de -2.1 GA se soient constituées à partir de procaryotes. (De plus, comment pratiquer la photosynthèse au coeur d’une colonie volumineuse? ). Ces colonies étaient forcément “cannibales”.

    Je répondrai à la suite plus tard. (Quand je l’aurai lue attentivement).

  18. Merci pour votre contribution à la théorie de l’évolution.
    Il n’est reste pas moins que cette théorie, avec celle du Big Bang reste, pour l’instant, la plus intéressante et la plus satisfaisant, tout au moins à mes yeux, si on la compare à celle du créationnisme qui fait remonter la création du monde à 5 000 ans.

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