in

La philosophie des anciens pour sauver l’Europe des griffes de la Finance ?

La sainte loi de la finance, qui repose sur la notion d’intérêts bancaires, creuse de plus en plus les inégalités entre les États européens du Sud et du Nord. Pour comprendre ce phénomène, un petit saut dans l’Histoire s’impose : faut-il nous réapproprier les idées philosophiques de nos anciens sur la monnaie et l’usure, celles d’Aristote, de Saint-Augustin, ou de Thomas d’Aquin ?

Le XIIe siècle marque le début de l’ère capitaliste, avec la libération de l’usure dans les affaires commerciales. Thomas d’Aquin se lève alors contre le poison de l’usure. Il reprendra et approfondira la pensée philosophique sur la monnaie d’Aristote et de Saint-Augustin.

De nos jours, la notion d’usure a dévié de son sens originel : elle désigne un taux d’intérêt exorbitant. Pour comprendre la suite, nous garderons le sens originel : faire de l’argent à partir de l’argent. L’usure commence au premier centime d’intérêt perçu.

La pensée de Thomas d’Aquin repose sur l’idée que la monnaie doit être une “juste mesure” : la monnaie doit être un moyen (qui permet les échanges), et non une fin en soi (qui mesure la richesse). La thésaurisation qui consiste à emmagasiner la monnaie tel l’oncle Picsou, devrait être pénalisée, car elle prive l’économie du pays de sa monnaie, du sang qui l’irrigue.

Publicité

Nous sommes loin de cette conception du rôle de la monnaie. À titre d’exemple, depuis la transformation de l’ISF en IFI, une montagne de cash dans un compte en banque n’est plus taxée, au grand bonheur de ceux qui emmagasinent les richesses.

Mais la pensée la plus profonde de ce formidable philosophe reste sur l’usure bancaire. Il fut un contemporain de la libération des activités d’usure dans les affaires commerciales du Moyen-âge, qui est à mes yeux la racine du mal capitaliste.

Selon Thomas d’Aquin, il est un bien commun qui ne peut être commercialisé : le Temps. Cette denrée, tout comme l’air qu’on respire, est considérée comme un bien commun à l’humanité, et ne peut être accaparée par une élite pour en faire commerce.

Or la finance moderne repose principalement sur les calculs actuariels : la commercialisation du Temps est au cœur de la finance et de notre système bancaire.Concrètement, quand une banque vous fait un crédit, elle crée de la monnaie à partir de rien, puis vous là prête sur la base de votre capacité de remboursement future.

Publicité

En réalité, la banque a le pouvoir de ramener à aujourd’hui vos entrées d’argent futures. En échange de ce tour de passe-passe, elle demande une rétribution qui dépend de la durée du prêt et de votre précarité : les intérêts bancaires.

Plus la durée de la dette est longue et plus votre précarité est grande, et plus l’appétit de votre banque sera grand. Rappelez-vous que jusqu’à là, la banque vous prête de l’argent qu’elle n’a pas. Elle vous fait juste une avance sur votre travail futur grâce à une écriture sur ces comptes.

C’est exactement cette commercialisation du Temps qui est dénoncée par le philosophe Thomas d’Aquin. Et c’est exactement cette commercialisation du temps qui est la base de la finance, et qui est acceptée par tous les économistes modernes.

Cette commercialisation du Temps n’est pas sans incidence sur les travailleurs : avec des taux d’intérêts bas (2%), et une durée d’emprunt assez longue (20 ans), la banque vous extrait plus de 20% de vos revenus futurs. Pour vous donner de l’argent qu’elle ne possède même pas !

Publicité

Rien ne peut justifier cette accaparement des richesses des travailleurs, et encore moins un simple jeu d’écriture comptable. Cette domination bancaire est un des maux qui gangrène notre économie, et qui au fil du temps et des générations, accentue les inégalités de richesse et le malaise social.

Il faut prendre le temps nécessaire pour comprendre et dénoncer cette entourloupe qui se produit de nos jours. Celle-ci se produit avec le consentement de la plupart de nos dirigeants politiques, nos économistes, nos universitaires, nos philosophes, nos penseurs, nos syndicalistes, nos hommes de gauche et de droite !

Personne ne remet en cause la notion d’intérêts bancaires. Encore moins quand ces intérêts créent des murs entre les États : la toute puissante finance décide en ce moment de rétribuer l’Allemagne de 0,28% quand celle-ci emprunte sur les marchés financiers sur 10 ans; cette même finance décide d’extirper 2,16% à l’Italie sur la même opération.

Par itérations, les richesses se concentrent sur l’Allemagne au détriment de l’Italie, la Grèce, l’Espagne et bientôt la France. Plus le Temps avance, et plus les inégalités entre Européens se creusent.

Ne laissons pas la logique bancaire créer des sentiments nationalistes dangereux pour la paix entre les peuples. Il est urgent de revisiter et de nous réapproprier les idées philosophiques de nos anciens sur la monnaie et l’usure : Aristote, Saint-Augustin, Thomas d’Aquin…
Nul besoin d’être économiste pour le faire.

Anice Lajnef

Publicité

20 commentaires

Laissez un commentaire
  1. La démographie se régule par le contrôle des naissances et notamment la contraception, interdite par les religions. L’éducation en la matière s’oppose donc aux enseignements religieux. Les soins ne régulent pas la démographie. Elles la stimulent au contraire. La problématique n’est pas l’espace en Afrique mais l’incapacité des gouvernements à y faire vivre leurs peuples correctement. Ou peut être plus profondément le désir de ses peuples à vivre comme en Occident ou en Occident tout court. Voilà pourquoi ils traversent en masse la Méditerranée. Leur préoccupation est le plus souvent matérielle, voire politique pour les véritables demandeurs d’asile. Ils se foutent bien de l’écologie qui est d’abord une réflexion de pays développés. L’écologie nécessite bien une conscience globale. La pollution des mers et des océans, de l’air, l’impact sur le climat et les écosystèmes ne se limitent pas aux frontières nationales.

    Quant au dessalement de l’eau de mer, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu’à partir du moment que les États Unis sont dans la course ils l’emporteront en matière de recherche.

    Enfin reconnaître des différences entre nations sur le plan culturel ou économique c’est accepter une réalité factuelle. Considérer en revanche que les arabo musulmans sont à l’origine de tout et seraient en cela supérieur à tous, en mettant en avant la prééminence de la langue arabe ou de l’islam c’est cela qui est racialiste. Pourtant, la langue arabe ne possédait pas les concepts nécessaires à la compréhension du savoir grec qui est à l’origine de la science moderne. Elle les a développés grâce à la traduction des textes grecs par les populations hellénisés de l’empire byzantin, notamment les chrétien syriaques. Quant à l’islam, bien qu’il dérive du judaïsme et du christianisme, il continue d’être une religion hautement conflictuelle, avec des courants particulièrement belliqueux et réfractaires à la modernité. Les attentats comme celui en Tunisie en témoignent malheureusement. Il faut être aveugle pour ne pas s’en rendre compte.

  2. La démographie se régule par le développement et l’accès à l’éducation et aux soins. En quoi la population de l’Afrique dans un territoire aussi vaste est problématique? On a bien compris que la démographie en plus des avancées technologiques est un casus beli bien connu qu’on cache ou explique d’une manière détournée. Peu en sont conscients car ils sont noyés dans l’adoration du matérialisme, de l’auto-satisfaction, de l’égo racialiste et d’un manque de culture évident.

    La saumure pourra servir de source minière gigantesque pour prélever les minéraux entre autres : calcium, magnésium, potassium et j’en passe. Elle permettra également des cultures et développements annexes. C’est dans ce sens que les recherches très prometteuses avancent.

    Parler de conscience globale c’est justement parler du monde POST-moderne émergent. Tout le monde est concerné. Le modernisme ne fut rien d’autre qu’un matérialisme aspirituel inconscient totalement abscons sur le long terme et déconnecté de toute humanité.

  3. Le dessalement de l’eau sans traitement de la saumure rejetée menace les écosystèmes marins et la chaîne alimentaire …

    La croissance démographique sans aucune régulation, c’est ca la plus grande menace écologique. C’est mathématique : dans un monde aux ressources limitées, une espèce quelqu’elle soit ne peut croître de manière indéfinie. Tout le reste n’est que du vent.

    Ce sont l’Asie et surtout l’Afrique qui sont ainsi concernées au premier chef. L’Europe comme les États Unis ont réalisé leur transition démographique. La Chine s’est avérée capable d’un contrôle drastique de ses naissances. Et la population asiatique va rester relativement stable dans son ensemble. Sa part va même diminuer au profit de l’Afrique.

    Mais que dire des pays africains ? Leur démographie va exploser alors qu’ils ne s’en sortent pas aujourd’hui. Que dire alors des religions qui y encouragent la natalité et condamnent la contraception ? Ainsi en 2100, il pourrait y avoir plus de 11 milliards d’individus dont 9 millards répartis équitablement entre l’Asie et l’Afrique. L’Afrique aura alors plus que triplé sa population !

    Est-ce qu’on va encore alors considérer que c’est l’Occident qui est à l’origine du problème écologique. Oui peut être parce qu’il aura permis par ses sciences et ses technologies à d’autres pays de vivre mieux et plus longtemps, sans que ceux ci n’aient accédé à la modernité, qui ne relève pas uniquement d’une dimension matérielle mais également d’une conscience globale.

  4. @Anice, je te remercie beaucoup du compliment :). C’est également toujours un plaisir de te lire.

    Concernant l’écologie, le réchauffement climatique et leurs conséquences.

    A propos de l’eau, la recherche de pointe se situe dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient. Par exemple, les techniques de déssalement de l’eau sont un monopole non occidental car les plus gros investissements-développements se trouvent majoritairement au Maghreb et au Moyen-Orient. Là encore ce sont des méthodes très prometteuses.

    Ensuite, il faut distinguer plusieurs choses dans le discours politique. Pour un esprit éclairé, au courant des évolutions mondiales les plus récentes, le discours politique participe à passer des messages en jouant sur les différents niveaux de communication. L’art de la communication est toujours subtil et très adéquat pour parler de sujets qui doivent être tenu face aux avertis tout en échappant à la capacité de compréhension du plus grand nombre. C’est une sorte de discours élitiste. Ainsi, par exemple, les perturbations climatiques (voire les sujets écologiques > diversité) seront, selon le contexte, à entrevoir et comprendre dans le sens global des perturbations géopolitiques et/ou nationales non sans rapport avec l’écologie dans la résolution des problèmes inhérents à l’émergence d’acteurs-puissances de poids dans le commerce international. Comprendra qui pourra.

    Bref, tout ceci pour expliquer les différents degrès d’analyse de nos politiques qui, plus que l’inquiétude pour le climat et ses dérèglements, savent très bien que la géopolitique actuelle n’évolue pas en faveur du système mondiale dominant qui sera à refondre dans les années à venir sinon qu’il risque simplement de disparaître.

    En effet, le problème de l’Afrique et du Moyen-Orient n’est pas prioritairement le climat, d’autant que beaucoup de pays ont compris que le modèle de développement occidental est catastrophique pour l’environnement. Le problème majeure de l’Afrique et du Moyen-Orient, qui est responsable de toutes les migrations (dont la charge est très majoritairement prise par les africains et les orientaux), sont les guerres (+ leurs proxys terroristes) pilleuses occidentales et la néocolonisation outrancière, arrogante et destructrice qui rend impossible tout développement par l’entremise d’une mafia étatique assassine de toutes les bonnes volontés africaines et orientales. Leur système n’est même pas rentable ni bénéfique ni tenable. Comprendra qui pourra.

    L’objectif bien connu des africains (plus secondairement des orientaux) est d’introduire l’écologie (qui au passage est une question philosophique culturelle ancrée dans les traditions africaines) pour un développement respectueux de l’environnement autant que ce pourra.

    Pollution de l’air, de la mer, de la terre, de l’espace. Déchéteries internationales sauvages. Empoisonnement de l’eau et de l’agriculture. Médicaments sauvages inutiles et remplaçables par de simples plantes. L’ancien modèle de l’argent-roi n’est pas viable ni écologiquement ni énergétiquement ni même humainement alors que les dernières avancées scientifiques sont suffisamment importantes pour commencer à mettre en oeuvre un développement durable plus sain et respectueux de la nature et de la santé de l’Homme et des animaux.
    Ainsi, un gros problème existe pour les pays très développés qui devient un atout énorme pour les pays en voie de développement.

    Plus que l’Homme, il s’agit également de mettre son environnement au centre de l’économie durable.

  5. Ce que vous oubliez dans votre analyse, c’est que l’Afrique et le Moyen Orient risquent bien de devenir invivables avec les effets du réchauffement climatique. Voilà pourquoi on commence à parler de migration climatique. L’avenir du Nord n’est pas le Sud mais l’inverse. Par conséquent, l’acculturation du Sud est inévitable pour s’adapter à l’Occident sous peine d’être rejeté et de périr. C’est d’ailleurs déjà le cas. Les français par exemple ne veulent plus d’une immigration vécue comme une invasion et une tiers mondisation. Le modèle dominant continuera donc d’être occidental.

      • @Anice Lajnef. Merci pour vos articles. Mais je répondais au commentaire en dessous en fait. C’est vrai que la destination de mon commentaire n’était pas claire 😉

      • @Anice Lajnef.

        Sinon pour vous répondre, si on veut s’attaquer à la problématique du réchauffement climatique et plus généralement à celle de l’écologie, il faut d’abord parler de régulation démographique notamment en Asie comme en Afrique. C’est en effet parce que la population mondiale a une croissance exponentielle qu’elle finit par produire des effets sensibles sur la planète. La consommation de masse n’existerait pas moins sans le capitalisme et la financiarisation de l’économie. Et c’est elle qui conduit à l’épuisement des ressources naturelles, à un certain impact climatique et au bouleversement des écosystèmes. On préfère donc considérer l’arbre qui cache la forêt et appliquer des cautères sur une jambe de bois plutôt que s’attaquer à la racine du mal.

        Enfin, il n’y a à ma connaissance aucune preuve certaine que l’humanité soit à l’origine du réchauffement. Le climat a en effet connu des soubresauts majeurs avant même que l’homme ne domine la planète. Qu’il puisse y contribuer en revanche c’est raisonnable de le penser. Mais autant il a été démontré que la météo relève de la théorie du chaos, soit de l’étude des systèmes dynamiques non linéaires dissipatifs, que j’ai étudiée durant mes études (cf. le fameux effet papillon que l’on doit aux travaux de Lorenz), autant pour le climat ça me paraît autrement plus compliqué d’en expliquer l’évolution. Et le climat et la météo ne sont pas la même chose.

  6. L’une des énergies “propres” les plus prometteuses dans le futur est le solaire. Là encore, les pays les mieux placés sont des pays arabomusulmans (désert). Les centrales solaires pourraient s’avérer très prometteuses pour revendre de l’énergie et la recherche de pointe est très active.
    Dans une économie mondialisée où s’entremêlent les économies, la fin du pétrole (et ses dérivés) serait désastreuse pour tout le monde. Ne pas oublier le gaz et les minerais précieux. Ainsi, travailler intelligemment avec cette partie du monde sera de plus en plus obligatoire. Surtout que notre monopole technologique très récent (suite à la première et deuxième guerre mondiales) sera de moins en moins évident dans les années à venir. Chine, Russie, Iran, Corée, Japon sont désormais indépendants technologiquement. Et ce n’est que le début de cette vague mondiale qui rétablira un nouvel équilibre avec des évolutions-indépendances majeures. Notre indépendance énergétique et minière sera de plus en plus difficile à assurer sans partenariats et collaborations intelligentes.
    Tout le monde est déjà en train de revoir sa copie. Et bien évidemment que l’Europe et les USA ne seront pas perdants, ils seront juste obligés d’arrêter d’être bellicistes-pilleurs.
    Les musulmans d’occident soutiendront le commerce mondial en paix dans un concept gagnant-gagnant en s’unissant avec les justes d’occident pour essayer de limiter les ultra-libéraux nuisibles qui tentent de nous mener vers le chaos et l’extrêmisme. Il s’agit de rétablir un équilibre qui puisse profiter à tout le monde dans une Europe en paix avec elle-même et avec le monde.
    C’est la meilleure option qui existe et je pense que c’est celle qui va naturellement s’imposer. La haine gratuite et la recherche d’une domination mondiale sont un échec patent qui commence à être acté.

    Puisse Allah swt établir la paix et la prospérité pour l’humanité.
    Fidèle à sa spiritualité, un musulman ne veut de mal à personne, lutte pour l’amélioration de la condition des pauvres et des faibles, la liberté des peuples opprimés et cherche une solution de prospérité mondiale respectueuse de l’environnement.

  7. Amusant les Arabo musulmans qui nourrissent le monde. Les pays musulmans étaient bien incapables d’exploiter sans l’Occident les ressources qu’ils détenaient dans leur sol. On ne va pas les féliciter pour les hasards de la géographie. Mais bon tout ça a une fin. Les gisements d’hydrocarbures ne sont pas illimités. Par ailleurs l’écologie amène à decarbonner l’économie. On verra comment les arabo musulmans vont s’en sortir sans acheteur puis sans pétrole . Ils sont complètement dépendants de l’Occident. Et je parie que l’Occident fera encore mieux dans un ère sans pétrole comme d’habitude.

  8. Il ne faut pas oublier que l’usure participe au raquette international via le FMI et autres instances. Nous pouvons également noter le franc cfa par exemple qui raquette à des femmes et enfants africains qui meurent de faim plus de 500 milliards d’euros par an. Et on ne parle que de la France ici.

    Par ailleurs, sans les arabo-musulmans, le pétro-dollar et la richesse qui s’en suit serait à jeter aux oubliettes. A ce titre, on oublie trop souvent que la vraie valeur, le vrai argent, le vrai porte monnaie illimité, ce sont les arabo-musulmans qui les détiennent. Ils nourrissent le monde. Trois ou quatre familles musulmanes entretiennent l’occident pour gardiennage, maçonnerie et autres services rendus. C’est comme cela qu’un musulman a toujours récompensé ses servants.

    La Libye fut un exemple nord-africain où les acquis étaient immenses : aides au logement, subventions pour l’essence détaxée, électricité, gaz et soins gratuits, minima sociaux etc. Nous savons tous comment cela a été accueilli par l’occident. Pouquoi? Parce que la pays avait zéro dette et au contraire un excédent. En plus de ça, il voulait aider ces pauvres femmes et enfants qui meurent de faim en les sortant de la dette par l’étalon-or africain.

  9. J’aime cette référence aux anciens, notamment à Aristote. Effectivement Aristote a eu une influence déterminante sur l’Occident mais aussi durant l’âge d’or de l’islam.

  10. Quand on prête de l’argent pendant plusieurs années, il est normal de recevoir un intérêt.
    Tout notre système économique repose là-dessus et de nombreux arabes viennent vivre chez nous pour profiter de ce système.

    Le développement économique de l’Occident par rapport au monde arabo-musulman, qui attire tant de défavorisés de ce même monde, est là pour le prouver.
    Les musulmans viennent ici, nous n’allons pas chez eux. Question de niveau de vie…

    • @Jean-Daniel. C’est exact. D’ailleurs le Dr Askari, musulman, a publié une étude amusante qui tend à démontrer que le développement économique et humain dans les pays occidentaux est bien supérieur à celui des pays modelés par l’islam. Amusante parce qu’il en tire des conclusions pour le moins surprenantes : les pays occidentaux sont plus islamiques que les pays musulmans ! Pour résoudre ce paradoxe, il suffit tout simplement de dire que les pays occidentaux sont plus démocratiques, égalitaires, créent et répartissent mieux les richesses sans passer par la case islam. Voilà pourquoi la modernité est un enjeu pour ces pays qui ont du mal à s’extraire du tiers-monde. Mais tout ça on le savait déjà. Qu’ils continuent à penser qu’une régime de nature théocratique prétendument démocratique nourrira, soignera et éduquera correctement leur peuple. En attendant les autres avancent et doivent en plus gérer leur pauvreté. Il est temps que l’Europe mette en place une politique migratoire commune pour stopper l’immigration économique (qui ne fait que produire de nouveaux esclaves exploités sans vergogne par des patrons peu scrupuleux pour tirer les salaires à la baisse) et qu’elle revoit également ses relations avec l’Afrique et le Moyen-Orient.

  11. “faire de l’argent à partir de l’argent. L’usure commence au premier centime d’intérêt perçu.”
    Il faudrait l’expliquer à Al’Ajami qui s’essaye parfois maladroitement en science coranique quand il parle d’économie entre autres et jusqu’à nous expliquer que le ramadan n’est pas obligatoire.

    “En réalité, la banque a le pouvoir de ramener à aujourd’hui vos entrées d’argent futures.”
    Belle phrase! C’est de l’art là carrément 🙂 J’adore. Elle en profite pour vous piller l’argent que vous gagnerez. En fait, je dis toujours que c’est un raquette pur et simple : Vous travaillerez pour nous x temps de votre vie alors que nous ne disposons même pas d’argent à vous prêter, et cela sans risque pour nous mais uniquement pour vous! Bref, de l’esclavage. Le pire, c’est que la personne le fait volontairement mais sans rien y comprendre.

    “avec des taux d’intérêts bas (2%), et une durée d’emprunt assez longue (20 ans), la banque vous extrait plus de 20% de vos revenus futurs”
    C’est énorme!
    Il faut en effet noter l’arnaque de la fameuse formule qui calcule les intérêts. Tout est fait pour hypnotiser l’emprunteur. En fait, c’est tout un environnement : assurances, impôts (TVA, Taxes). Je crains que ce soit difficile de supprimer ce raquette sans un éveil populaire massif qui devra leur faire comprendre qu’ils sont plus perdants avec ce système en plus de le dénoncer (c’est ce qui manque je trouve dans les explications le plus souvent). Car le problème est que même au courant de la chose, vous trouverez toujours des évangélistes “économistes” pro-usure souvent neuneux ou simplement vendus pour vous dire que le crédit (usurier) est essentiel et qu’il créé de la richesse. Ils jouent sur les mots : crédit, prêt, usure afin de créer la confusion. Ils omettent de dire que sans les banques privées maîtresses de la monnaie (elles ont une utilité mais doivent être limitées) et l’usure, l’achat immobilier serait accessible par simples économies, les loyers baisseraient et beaucoup de choses de premières nécessités pourraient échapper à la spéculation outrancière et devenir plus accessible au salariat. Ils oublient également de dire, que cela ne fera que limiter la richesse de l’oligachie financière pour la ramener à sa juste mesure. En rien, la suppression de l’usure n’est dommageable pour une nation ou un simple citoyen, bien au contraire.
    Le pire comme le note si bien l’article, c’est la thésaurisation, c’est-à-dire que ces riches en gardant leur argent dans leur compte, ne le réinjecte pas dans l’économie. Cela créé un manque de liquidité qui freine l’économie. Il y a aussi le cercle économique des ultra-riches : j’achète une ferrari ou une belle villa de luxe à des proprios déjà très riches qui vont manger dans des resto-hôtels de luxe tenus par des riches également etc. Ils gardent leur argent en plus de ne faire majoritairement des affaires qu’entre eux. En résumé, c’est une sangsue leur système où la périphérie s’assèche.

    “Ne laissons pas la logique bancaire créer des sentiments nationalistes dangereux pour la paix entre les peuples.”
    Cette phrase est très judicieuse. Les banques privées ont des leviers énormes, titanesques et sont très loin d’être neutres en politique. Elles devraient être rangées à leur juste place ni plus ni moins.

    Joli article

  12. Description curieuse du secteur financier et bancaire qui, en fait, est très éloignée volontairement de la réalité. Je ne suis pas sûr que, même si une révolution financière européenne allant dans le sens souhaité était imaginable, elle soit souhaitable dans le monde tel qu’il est aujourd’hui. En tout cas, elle ne serait pas faisable.

  13. Toutes les religions monothéistes ont interdit l’usure, puis ensuite leurs représentants parvenus au pouvoir ont souvent transigé avec ce principe sous divers prétextes. Les juifs ont permis de pratiquer l’usure envers les non juifs, les néo-protestants anglo-saxons puis l’Eglise catholique ont permis de pratiquer l’usure « raisonnable » et les dignitaires musulmans ont cessé de lutter contre le système qui est le fruit de l’usure mondialisée, le capitalisme. Et même les leaders socialistes en principe anticapitalistes parmi les anticapitalistes, prônent désormais « un capitalisme à visage humain » autrement dit une usure « acceptable », un péché « acceptable » …Comme on le voit donc, la corruption ronge tôt ou tard tous les courants de pensées et toutes les croyances. Les personnes authentiquement honnêtes dans leurs convictions doivent donc centrer leur lutte contre l’usure, la spéculation, et donc la bourse et le capitalisme. Cela veut dire qu’il serait souhaitable qu’une émulation se développe entre les différentes écoles devant en principe lutter toutes contre l’usure, mosaïque, christique, islamique et socialiste. Pour cela, il faut que chaque école de pensée se nettoie d’abord de tous ses opportunistes au nom de la libération universelle.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité

Donald Trump sanctionne l’ayatollah Khomeini, mort en… 1989

Le Canada, premier pays occidental à avoir brisé le tabou de la règle d’or saoudienne: «Le mutisme contre l‘argent »