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Jérusalem : la mobilisation unie du peuple palestinien a payé

Le drapeau palestinien a été hissé sur la mosquée El Aqsa, le 27 juillet, symbole de cette victoire d’un peuple palestinien uni et déterminé qui ne lâchera pas un pouce de ses droits sur l’Esplanade des Mosquées.

En cette année 2017 qui marque les 50 ans de l’occupation de Jérusalem Est et de l’annexion illégale qui s’en est suivie, Netanyahou se serait bien vu terminer le travail et accaparer l’Esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’Islam, poursuivant ainsi la dé-palestinisation de la ville. Il aurait ainsi fait sauter le statu quo qui en accorde la juridiction à la Jordanie.

Il est vrai que pour Netanyahou, statu quo signifie – comme c’est le cas en Cisjordanie –  perpétrer une occupation toujours plus violente, aller toujours plus loin dans la dépossession et imposer la politique du fait accompli à tous.

La promptitude de Netanyahou à utiliser des faits de résistance pour enclencher des faits de guerre n’est plus à démontrer, tout comme sa volonté de transformer en conflit religieux une occupation coloniale qui doit cesser. S’il voulait tester la résistance du peuple palestinien, il a été servi.

Il a trouvé face à lui un peuple uni, une résistance déterminée, une jeunesse au premier plan, des partis politique à l’unisson et une Autorité  palestinienne prenant ses responsabilités. Il a aussi trouvé le monde musulman bien décidé à ne pas se laisser déposséder de ses lieux saints, la Jordanie qui entendait garder ses prérogatives sur ce lieu non seulement symbolique mais également politiquement déterminant, et une communauté internationale qui a vite compris les conséquences planétaires que pourrait avoir ce contrôle renforcé d’Israël sur les fidèles musulmans.

Pour la deuxième fois en quelques semaines, il a dû se replier en rase campagne. Après la victoire des prisonniers politiques palestiniens, avec lesquels son administration a été contrainte de négocier, il a dû ranger ses portiques et ses caméras – en promettant un dispositif encore plus néfaste : le contrôle dit « intelligent » que les Palestiniens n’accepteront pas plus que les détecteurs de métaux.

Une fois de plus encore des morts, encore des blessés, encore des souffrances, et toujours des exactions. Notons particulièrement celles commises à l’hôpital al Makassed de Jérusalem-Est où l’armée israélienne a semé par deux fois la terreur, en tentant d’arrêter des blessés ou d’enlever aux familles les dépouilles de ceux qu’elle venait d’exécuter.

Sans oublier – à Jérusalem et en Cisjordanie – les 270 arrestations arbitraires, une armée qui n’hésite pas à tirer pour tuer les manifestants (12 personnes ont été assassinées), les raids de l’armée dans les villages, les destructions.

Netanyahu ne digère pas sa défaite et la répression ne s’est pas arrêtée le 25 juillet, bien au contraire, que ce soit à Jérusalem-Est ou dans le reste de la Palestine : exactions, homicides et arrestations se poursuivent – lundi 31 juillet, ce sont encore 33 personnes qui ont été arrêtées à Jérusalem dont sept mineurs âgés de 13 à 17 ans, les accès à la vieille ville et  à l’Esplanade ainsi que la circulation sont  terriblement contraints.  Autant de situations susceptibles d’engendrer un engrenage de la violence.

La seule mesure qui apaisera durablement la situation à Jérusalem, c’est la fin de l’occupation et en premier lieu la reconnaissance par Israël des droits des Palestiniens sur Jérusalem Est, leur capitale.

Le Bureau national de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)

 

Un commentaire

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  1. sous occupation jordanienne avant la guerre de kippour,je ne crois pas que les arabes parlaient de statu quo….
    ils voulaient tout israel
    il y a des progres a ce niveau?

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