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Une peinture représentant la Statue de la Liberté voilée fait bondir l’extrême droite américaine

A student painting of the Statue of Liberty in a Muslim hijab, hanging in Congressman Lou Correa's Santa Ana office, is being attacked as an unpatriotic violation of the separation of church and state by members of We the People Rising, a Claremont-based activist group that advocates stricter enforcement of illegal immigration laws in Santa Ana on Thursday, August 3, 2017. (Photo by Sam Gangwer, Orange County Register/SCNG)

Coutumiers de coups d’éclat fracassants, des activistes américains de droite, farouchement pro-Trump et férocement anti-immigration, n’ont pu s’empêcher de tirer à boulets rouges sur l’œuvre originale, peinte par une jeune artiste en herbe, qui s’est classée quatrième au grand Concours de la découverte artistique organisé chaque année par le Congrès des Etats-Unis.
Pour la deuxième année consécutive, ces agités de l’Amérique blanche et réactionnaire ont transformé la Chambre des Représentants en un champ de bataille idéologique, grondant, maudissant et invectivant sous la coupole du Capitole.
Cachez ce portrait de l’iconique Statue de la Liberté voilée que l’Amérique ne saurait voir… C’est en poussant ce cri de guerre qu’ils ont fait irruption dans le bureau du parlementaire démocrate, Lou Correa, afin d’obliger ce dernier, médusé, à décrocher la peinture honnie qu’il avait exposée au milieu d’autres.
« C’est un mauvais exemple que donne là ce membre du Congrès. J’aimerais que nos parlementaires fassent montre d’un plus grand sens du patriotisme », a tempêté Mike McGetrick, un militant du mouvement « We The People Rising » qui sévit dans le comté d’Orange, entré dans une rage folle devant la résistance opposée par le Représentant de la 46ème circonscription de Californie.
Loin de capituler devant le diktat de l’extrême droite américaine et sa menace d’appeler à un grand rassemblement de protestation sous les fenêtres du Congrès, lors de la commémoration des attentats du 11 septembre, Lou Correa est resté stoïque face à ses violents coups de boutoir. Celui-ci a en effet refusé de dévoiler le nom de la jeune fille musulmane dont la création, audacieuse et plus patriotique qu’il n’y paraît au premier regard, a séduit l’ensemble du jury, tout en maintenant avec fermeté que le Congrès ne « voit rien de répréhensible dans sa peinture ».
« Il faut regarder ce portrait avec les yeux d’une musulmane américaine. Et ce que j’y vois, c’est sa fierté d’être américaine et musulmane à la fois », a-t-il rétorqué aux grands donneurs de leçons de l’Amérique de Trump, guère habitués à se décentrer de leur univers de référence…
Ces redoutables semeurs de troubles se sentent, au contraire, légitimés à livrer leur croisade jusque dans le temple législatif, en piétinant tout sur leur passage, et particulièrement la liberté d’expression et de création artistique.

La peinture accrochée dans le bureau de Lou Correa

 
 

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