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Royaume-Uni : un réfugié syrien mis à l’honneur pour avoir décroché brillamment son diplôme de médecine

Que de chemin parcouru sur les routes tortueuses de l’exode depuis ce jour sombre de 2011, où Tirej Brimo, 27 ans, un Syrien natif d’Alep, a fui les horreurs de la guerre, laissant derrière lui des êtres chers, mais aussi ses études de médecine entamées avec brio à l’âge de 17 ans.

Deux ans plus tard, en 2013, après avoir été contraint de déserter les bancs de l’université pour effectuer un périlleux voyage à travers le Moyen-Orient, ce futur grand praticien que les tourments de l’histoire ont relégué au rang de réfugié a fini par rejoindre Londres, débarquant sur une terre inconnue dont il était loin de maîtriser la langue.

Trois années fructueuses se sont écoulées depuis ses premiers pas esquissés timidement sur le sol britannique, au terme d’un périple éprouvant qui lui a fait traverser quatre pays dont l’Egypte, où il a séjourné un certain temps, croyant même pouvoir y poursuivre son cursus universitaire, sans que ne s’apaise la terrible souffrance d’être séparé des siens.

Pourtant, sa nouvelle vie, près des rives de la Tamise, n’avait pas démarré sous les meilleurs auspices, Tirej Brimo étant rejeté de la plupart des facultés de médecine du royaume, avant de recevoir, un beau matin, la réponse positive qui allait changer le cours de son existence : celle émanant de l’Université St George de Londres, où il avait été admis en troisième année.

Le réfugié syrien, qui bredouillait quelques mots d’anglais à son arrivée au Royaume-Uni, parle aujourd’hui couramment la langue de Shakespeare et a eu l’insigne honneur de poser aux côtés du premier maire musulman de Londres, Sadiq Khan, qui l’a chaudement félicité pour l’obtention de son diplôme.

Alors que ses blessures sont impossibles à panser et que son cœur saigne toujours en songeant à sa patrie, Tirej Brimo, placé sous les objectifs des caméras, a exprimé son attachement éternel à la Syrie et sa reconnaissance envers sa terre d’asile pour la seconde chance qu’elle lui a offerte.

« Il y a six ans, lorsque j’ai quitté la Syrie pour la première fois de ma vie, je n’avais rien sur moi, sauf un vieux sac rempli de vêtements et une âme brisée, remplie de colère », a confié le nouveau médecin junior de l’hôpital du comté de Stanford qui aspire, à présent, à se spécialiser en médecine d’urgence ou en chirurgie traumatique.

« Je me souviens encore de la façon dont j’ai pleuré quand je me suis rendu compte que tout était perdu et que je n’étais plus qu’un numéro. Nous étions tous devenus des numéros, ce n’était pas seulement moi », a poursuivi, submergé par l’émotion, celui qui il y a peu encore travaillait comme phlébotomiste au Croydon University Hospital pour financer ses études, avant de pouvoir prétendre à un prêt étudiant.

« Néanmoins, n’abandonnez pas vos rêves. Sachez toujours qui vous êtes réellement. Vous n’êtes PAS un  numéro et vous ne le serez jamais », a clamé Tirej Brimo qui est passé de l’ombre à la lumière pour mieux braquer les projecteurs sur ses compagnons d’infortune que sont les réfugiés du monde entier, exhortant à ne pas les déshumaniser et à leur donner leur chance.

Les félicitations adressées par le maire de Londres, Sadiq Khan

Un commentaire

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  1. FÉLICITATIONS !!

    N’oublie jamais d’où tu viens et les épreuves que Dieu a mis sur ton chemin.

    Sois un humble médecin et te la joue surtout pas comme beaucoup malheureusement……….

    L’être humain est fondamentalement mauvais.

    Bon courage pour rester toi même….ce gosse qui a quitté son pays de force.

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